Affichage des articles dont le libellé est 2 CEREMONIE DES CESAR ANNEES 1980-1989. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 2 CEREMONIE DES CESAR ANNEES 1980-1989. Afficher tous les articles

mercredi 8 juin 2016

JACQUES DUFILHO



Jacques Dufilho est un comédien français, né le 19 février 1914 à Bègles (Gironde) et mort le 28 août 2005 à Ponsampère (Gers).

Il est inhumé au cimetière de Ponsampère (Gers).

Originaire du sud-ouest de la France, Jacques Jacques-Gabriel Dufilho fait des études d'agriculture (il se qualifiera d'ailleurs lui-même de « comédien-paysan » et parlera souvent de son amour des chevaux). Il quitte sa région natale pour monter à Paris afin d'y vivre sa passion pour la peinture et la sculpture. Mais grâce à son mentor, le grand homme de théâtre Charles Dullin, il fait ses débuts au cabaret-théâtre en 1951 chez Agnès Capri.

Dufilho participe à la Seconde Guerre mondiale au sein du 29e groupe de reconnaissance de division d'infanterie (GRDI), groupement issu du 2e régiment de hussards. Il recevra pour cela, en 1998, la légion d'honneur au sein de ce régiment.

L'homme de théâtre
Grand homme de théâtre, Jacques Dufilho obtiendra un Molière du meilleur acteur en 1988 pour son rôle dans Je ne suis pas Rappaport de Herb Garner.

Son interprétation de L'Avare en 1962 reste un moment époustouflant de théâtre ; il joue également dans Colombe de Jean Anouilh, est l'interprète de Marcel Aymé, à chaque fois sous la direction d'André Barsacq, et dans des œuvres de Jacques Audiberti.

Il obtient un vif succès dans Le Gardien d'Harold Pinter en 1969, ainsi que dans L'Escalier de Charles Dyer, mis en scène par Georges Wilson, avec lequel il montera également Les Aiguilleurs et Léopold le bien aimé.

L'acteur de cinéma
Sa carrière cinématographique, souvent dans des seconds rôles, en France et en Italie, est énorme (plus de 160 films). Il a joué dans des films parfois médiocres mais son talent fait qu'il y est, lui, toujours excellent, voire mémorable.

Dufilho est remarqué à l'écran en 1948, avec un rôle dans La Ferme des sept péchés de Jean Devaivre.

Il jouera en particulier dans des films de Jean Delannoy, André Hunebelle, Yves Robert, Louis Malle, Michel Audiard, Claude Chabrol, Jean Becker, Claude Sautet...

En 1978, il obtient le César du meilleur acteur dans un second rôle pour sa prestation dans Le Crabe-tambour de Pierre Schoendoerffer, récompense qui lui est à nouveau décernée 3 ans plus tard avec Un mauvais fils de Claude Sautet en 1981. Il est nommé pour un nouveau César du second rôle pour sa participation à C'est quoi la vie ? en 1999, film pour lequel il obtient la récompense du meilleur acteur, au festival international du film de San Sebastian (1999).

En 1988, il remporte le Sept d'or du meilleur comédien dans un téléfilm, Une femme innocente (tourné en 1986).

NATHALIE BAYE

Nathalie Baye, née le 6 juillet 1948 à Mainneville (Eure, France), est une actrice française de cinéma, de théâtre et de télévision.

📌 Voir la fiche sous photothèque ( 9 )

CEREMONIE DES CESAR ANNEE 1981



La 6e cérémonie des César du cinéma - dite aussi Nuit des César - récompensant les films sortis en 1980, s'est déroulée le 31 janvier 1981 au Palais des congrès de Paris.

Elle fut présidée par Yves Montand et retransmise sur Antenne 2.

Palmarès

César du meilleur film
Le Dernier Métro de François Truffaut
Loulou de Maurice Pialat
Mon oncle d'Amérique d'Alain Resnais
Sauve qui peut (la vie) de Jean-Luc Godard

César du meilleur réalisateur
François Truffaut pour Le Dernier Métro
Jean-Luc Godard pour Sauve qui peut (la vie)
Alain Resnais pour Mon oncle d'Amérique
Claude Sautet pour Un mauvais fils

César du meilleur acteur
Gérard Depardieu pour Le Dernier Métro
Patrick Dewaere pour Un mauvais fils
Philippe Noiret pour Pile ou face
Michel Serrault pour La Cage aux folles II

César de la meilleure actrice
Catherine Deneuve pour Le Dernier Métro
Nathalie Baye dans Une semaine de vacances
Nicole Garcia dans Mon oncle d'Amérique
Isabelle Huppert dans Loulou

César du meilleur acteur dans un second rôle
Jacques Dufilho pour Un mauvais fils
Alain Souchon pour Je vous aime
Heinz Bennent pour Le Dernier Métro
Guy Marchand pour Loulou
César de la meilleure actrice dans un second rôle
Nathalie Baye pour Sauve qui peut (la vie)
Delphine Seyrig pour Chère inconnue
Andréa Ferréol pour Le Dernier Métro
Claire Maurier pour Un mauvais fils

CERMONIE DES CESAR - ANNEE 1982



La 7e cérémonie des César du cinéma - dite aussi Nuit des César - récompensant les films sortis en 1981, s'est déroulée le 27 février 1982 à la salle Pleyel.

Elle fut présidée par Orson Welles et retransmise sur Antenne 2, présentée par Pierre Tchernia.

Palmarès

César du meilleur film
La Guerre du feu de Jean-Jacques Annaud
Coup de torchon de Bertrand Tavernier
Garde à vue de Claude Miller
Les Uns et les Autres de Claude Lelouch

César du meilleur réalisateur
Jean-Jacques Annaud pour La Guerre du feu
Claude Miller pour Garde à vue
Pierre Granier-Deferre pour Une étrange affaire
Bertrand Tavernier pour Coup de torchon

César du meilleur acteur
Michel Serrault pour Garde à vue
Patrick Dewaere pour Beau-père
Philippe Noiret pour Coup de torchon
Michel Piccoli pour Une étrange affaire

César de la meilleure actrice
Isabelle Adjani pour Possession
Fanny Ardant pour La Femme d'à côté
Catherine Deneuve pour Hôtel des Amériques
Isabelle Huppert pour Coup de torchon

César du meilleur acteur dans un second rôle
Guy Marchand pour Garde à vue
Jean-Pierre Marielle pour Coup de torchon
Eddy Mitchell pour Coup de torchon
Gérard Lanvin pour Une étrange affaire

César de la meilleure actrice dans un second rôle
Nathalie Baye pour Une étrange affaire
Stéphane Audran pour Coup de torchon
Sabine Haudepin pour Hôtel des Amériques
Veronique Silver pour La Femme d'à côté

LA GUERRE DU FEU de JEAN-JACQUES ANNAUD

La Guerre du feu est un film d'aventure préhistorique franco-canadien réalisé par Jean-Jacques Annaud, sorti en 1981. C'est une adaptation du roman éponyme écrit en 1909 par J.-H. Rosny aîné.

Au Paléolithique, la tribu des Ulam connaît l'usage du feu et sait le conserver mais ne sait pas le produire. Les membres de la tribu des Wagabou envahissent le territoire des Ulam et une bataille éclate. Les Wagabou sont représentés comme des sauvages proches de l'animalité, couverts de poils, dont rien n'indique qu'ils maîtrisent un outillage avancé ou le feu, et dont la langue est à l'évidence très rudimentaire. Malgré tout, ce sont eux qui gagnent grâce à l'avantage du nombre, leur force brutale et leurs ruses stratégiques. Une poignée d'Ulam réussit à s'enfuir, en laissant en chemin les blessés. Le gardien du foyer s'enfuit lui aussi avec un peu du feu (le reste a été volé par les Wagabou), mais au bout du compte il l'éteint par hasard, au moment même où un membre retrouve les survivants de la tribu. Sans feu, les voilà condamnés à mourir de froid et de faim. Les Ulam ne veulent pas revenir au cannibalisme et ils décident d'envoyer trois d'entre eux, Naoh (Everett McGill), Amoukar (Ron Perlman) et Gaw (Nameer El-Kadi), à la recherche du feu, recherche pleine de danger. Au cours de leur voyage, ils rencontreront plusieurs espèces de bêtes sauvages, dont des tigres à dent de sabre, ainsi que d'autres espèces primitives d'êtres humains.

Finalement, dans leur exploration, le trio des Ulam entre dans le territoire des Kzamm, une tribu qui ne dédaigne pas de capturer des membres de la tribu des Ivaka pour les manger. Malgré leur inculture et leur brutalité, les Kzamm sont passés maîtres dans l'art de produire le feu. Naoh réussit à le leur voler, mais il est blessé en se battant contre deux d'entre eux. Il rejoint Gaw et Amoukar. Une jeune femme appelée Ika (Rae Dawn Chong), une prisonnière Ivaka qui s'est enfuie avec Naoh, les rejoint, cherchant leur protection.

Un jour, Ika se rend compte qu'elle est près de chez elle. Elle essaie de persuader les trois Ulam de l'accompagner, mais l'absence d'une langue commune ou une méfiance instinctive les retient en arrière. Quand Ika les quitte le matin suivant, Naoh se sent très troublé car il ne peut s’empêcher de penser à elle. Il revient en arrière, suivi de Gaw et d'Amoukar malgré leur réticence. Naoh quitte les autres pour aller en éclaireur dans le village mais est pris dans une embuscade par les Ivaka.

Au début, on lui fait subir des brimades et plusieurs formes d'humiliation, mais finalement les Ivaka l'acceptent et lui montrent leurs techniques. Leur tribu est la plus avancée qui nous soit montrée. Ils sont arrivés à l'étape de l'art (peinture sur le corps, cabanes, ornements, poterie primitive) et ce qui est plus important, ils maîtrisent la production du feu. Quand on apprend à Naoh comment l'allumer, il se sent transporté de joie ; sa vie est changée pour toujours.

Inquiets, Gaw et Amoukar vont à la recherche de Naoh et se font capturer eux aussi. Pendant les épreuves qu'on leur fait subir, ils se rendent compte à leur stupéfaction qu'un de ceux qui y participent est Naoh, qu'au départ ils n'avaient pas reconnu puisque son corps est maintenant couvert de peinture comme les Ivaka. Pendant la nuit Gaw et Amoukar s'enfuient, en assommant Naoh pour l'emmener avec eux. Se rendant compte qu'elle aime Naoh, Ika suit le trio et l'aide à s'enfuir.

Sur le chemin du retour, le quatuor doit se battre contre un ours et un groupe de renégats qui faisaient partie autrefois de la tribu des Ulam. Gaw est sérieusement blessé dans sa lutte contre l'animal, mais il réussit à s'enfuir. Les trois autres membres du groupe le retrouvent et Amoukar le porte sur ses épaules. Lorsque la bataille s'engage avec les Ulam renégats, le groupe utilise plusieurs propulseurs de sagaies volés aux Ivaka et mettent ainsi en fuite leurs ennemis, ce qui montre l'avantage qu'il y a à maîtriser les nouvelles technologies.

Alors qu'ils sont sur le point de rejoindre la tribu des Ulam, celui qui était chargé de porter le feu tombe à l'eau, et le feu s'éteint. Naoh essaie d'en allumer un nouveau en utilisant quelques brindilles, des excréments et des herbes sèches. Plusieurs essais échouent, mais Ika prend les choses en main, en frottant soigneusement ensemble les brindilles sèches. Dès qu'une petite braise est allumée, la tribu se sent tellement submergée de joie qu'elle reste silencieuse. Finalement, Ika et Naoh découvrent qu'Ika est enceinte de leur enfant. Naoh caresse le ventre d'Ika en regardant la couleur brillante de la lune, laissant les spectateurs espérer qu'ils auront peut-être une postérité et contempler l'avenir du développement humain grâce à l'aide conjointe de la science et de la technologie.

JEAN-JACQUES ANNAUD

Jean-Jacques Annaud, né le 1er octobre 1943 à Juvisy-sur-Orge (Essonne), est un réalisateur et scénariste français.


📌 Voir la fiche sous photothèque ( 9 )

MICHEL SERRAULT

Michel Serrault est un acteur français né le 24 janvier 1928 à Brunoy (Essonne) et mort le 29 juillet 2007 à Vasouy (Calvados).

📌 Voir la fiche sous photothèque ( 9 )

ISABELLE ADJANI

Isabelle Adjani, née le 27 juin 1955 dans le 17e arrondissement de Paris, est une comédienne française, cinq fois lauréate du César de la meilleure actrice.

📌 Voir la fiche sous photothèque ( 9 )

GUY MARCHAND



Guy Marchand, né Guy Émile Marchand, le 22 mai 1937, dans le 19e arrondissement de Paris, est un acteur, chanteur et musicien français. À la fois pianiste, saxophoniste et clarinettiste, il joue du jazz, du blues et du tango.


Guy Marchand nait et grandit à Paris jusqu'à son service militaire. Pendant ses études secondaires au lycée Voltaire à Paris, il joue de la clarinette la nuit dans les boîtes de Saint-Germain-des-Prés. Il fait son service militaire comme EOR à la BETAP de Pau, et est affecté comme sous-lieutenant – breveté parachutiste – dans un régiment du train aéroporté, plus précisément au groupe de livraison par air (GLA 1) à Montigny-lès-Metz en 1962. Cela lui vaudra d'être mis en subsistance pendant quelque temps au sein du 3e régiment étranger d’infanterie (3e REI), comme officier de liaison, lors de la guerre d’Algérie. Il intègre un temps la Légion étrangère. C'est au titre d’officier parachutiste qu'il fait partie, au début des années 1960, des conseillers techniques du film Le Jour le plus long et entre dans le monde du cinéma4.

Doté d'une belle voix de crooner, il connaît un premier succès dans la chanson avec La Passionata, tube de l'été 1965. Plusieurs albums et singles suivent avec un égal succès. Mais Guy Marchand, qui adore le tango, est aussi l'interprète, en 1982, de la chanson Destinée, sur la bande originale des films Les Sous-doués en vacances et Le père Noël est une ordure. Guy Marchand considère d'ailleurs, avec son humour habituel, que Destinée, au même titre que sa publicité Avec le PMU on joue comme on aime, est sa principale contribution au patrimoine culturel.

Au cinéma, après sa première apparition en parachutiste dans Le jour le plus long, il joue, aux côtés de Lino Ventura et Brigitte Bardot, dans Boulevard du rhum de Robert Enrico. Sa carrière cinématographique est marquée par de nombreux seconds rôles ; celui de l'inspecteur adjoint de Lino Ventura, dans Garde à vue de Claude Miller, lui vaut le César du meilleur acteur dans un second rôle en 1982. La même année, il joue dans Nestor Burma, détective de choc, Michel Serrault interprète le rôle titre que Guy Marchand reprendra, près de dix ans plus tard et pour de nombreuses années, dans la série télévisée Nestor Burma.

Il se fait également remarquer dans Coup de torchon, avec Philippe Noiret, pour ses rôles de mari colérique dans Cousin, cousine et de garagiste de province cynique dans L'Été en pente douce.

Outre le parachutisme, Guy Marchand a pratiqué la boxe, l’équitation, le polo, le sport automobile au volant d'une Simca 1000 rallye avec le Star Racing Team.

En 2007, il publie son autobiographie, Le Guignol des Buttes-Chaumont, et épouse Adelina, une jeune Sibérienne rencontrée à l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle où celle-ci exerçait le métier d'agent de sûreté . Il a également été marié avec la comédienne Béatrice Chatelier, son épouse de fiction dans le film Les Sous-doués en vacances.

Il se consacre alors à l'écriture avec la publication de deux romans, Un rasoir dans les mains d'un singe en 2008, et Le Soleil des enfants perdus, en 2011, qui reçoit le Prix Jean Nohain en 2012.

Il revient en 2012 avec l'album Chansons de ma jeunesse, dans lequel il revisite les standards de la chanson française.

NATHALIE BAYE

Nathalie Baye, née le 6 juillet 1948 à Mainneville (Eure, France), est une actrice française de cinéma, de théâtre et de télévision.

📌 Voir la fiche sous photothèque ( 9 )

CEREMONIE DES CESAR - ANNEE 1983



La 8e cérémonie des César du cinéma - dite aussi Nuit des César - récompensant les films sortis en 1982, s'est déroulée le 26 février 1983 au Grand Rex.

Elle fut présidée par Catherine Deneuve et retransmise sur Antenne 2.

Palmarès

César du meilleur film
La Balance de Bob Swaim
Danton d'Andrzej Wajda
Passion de Jean-Luc Godard
Une chambre en ville de Jacques Demy

César du meilleur réalisateur
Andrzej Wajda pour Danton
Bob Swaim pour La Balance
Jean-Luc Godard pour Passion
Jacques Demy pour Une chambre en ville

César du meilleur acteur
Philippe Léotard pour La Balance
Gérard Depardieu pour Danton
Gérard Lanvin pour Tir groupé
Lino Ventura pour Les Misérables

César de la meilleure actrice
Nathalie Baye pour La Balance
Miou-Miou pour Josepha
Romy Schneider pour La Passante du Sans-Souci
Simone Signoret pour L'Étoile du nord

César du meilleur acteur dans un second rôle
Jean Carmet pour Les Misérables
Gérard Klein pour La Passante du Sans-Souci
Michel Jonasz pour Qu'est-ce qui fait courir David ?
Jean-François Stévenin pour Une chambre en ville

César de la meilleure actrice dans un second rôle
Fanny Cottençon pour L'Étoile du Nord
Denise Grey pour La Boum 2
Stéphane Audran pour Paradis pour tous
Danielle Darrieux pour Une chambre en ville

LA BALANCE de BOB SWAIM

La Balance est un film policier français réalisé par Bob Swaim et sorti en 1982. Il a remporté le César du meilleur film en 1983.


À Belleville, l'inspecteur principal Palouzi, déterminé à faire tomber le caïd Massina, exerce des pressions machiavéliques sur un ancien truand, André Laffont dit "Dédé", et sur son amie prostituée, Nicole, afin de les recruter comme « indicateur ».











ANDRZEJ WAJDA

Andrzej Wajda (écouter) est un réalisateur et scénariste de cinéma, metteur en scène de théâtre polonais, né le 6 mars 1926 à Suwałki (Pologne).

Andrzej Wajda naît d'une mère institutrice et d'un père officier. Ce dernier est tué en 1940, lors du massacre de Katyń, orchestré par les soviétiques et camouflé en crime de guerre allemand. Le jeune Andrzej s'engage deux ans plus tard, à 16 ans, dans la résistance contre l'occupant nazi, au sein de l'armée de l'intérieur polonaise, Armia Krajowa. À la fin de la guerre, il fait des études de cinéma à l'Académie des beaux-arts de Cracovie, puis à Łódź, dont il fréquente l'école de cinéma.

Il passe à la réalisation avec Génération en 1955 où il rompt déjà avec le ton partisan des productions de l'époque. En 1972, il est appelé à présider l'Union des cinéastes polonais.

Proche des idées libérales de Solidarność, il se lie d'amitié avec Lech Wałęsa qui le nomme au comité des citoyens auprès du syndicat en 19881. Il a souvent été ennuyé par la censure pour sa critique virulente des méthodes utilisées sous le stalinisme et pour l'évocation d'une Pologne en crise, aspirant à la liberté et à la démocratie ; sujets qu'il traite notamment dans son diptyque, L'Homme de marbre et L'Homme de fer, tourné durant les premiers événements provoqués par le syndicat Solidarność. Wajda n'en est pas moins resté une sommité artistique et une instance morale pour son pays, avant comme après l'ère communiste.

Il a siégé au premier sénat élu librement en 19892.

Il est aussi metteur en scène de théâtre et il est marié à l'actrice Krystyna Zachwatowicz (pl).

Son œuvre cinématographique a été récompensée au plus haut niveau : le cinéaste a notamment reçu un Prix spécial du jury et une Palme d'or à Cannes, deux Ours d'argent à Berlin, deux Césars et un prix Louis-Delluc à Paris, trois BAFTA au Royaume-Uni et un Oscar d'honneur à Hollywood.

PHILIPPE LEOTARD



Philippe Léotard, né le 28 août 1940 à Nice2 et mort le 25 août 2001 à Paris XIe3, est un acteur, poète et chanteur français. Il a tourné dans plus de 70 films.

La fratrie compte sept enfants, quatre filles, puis trois garçons dont Philippe est l'aîné. Il est le frère de l'homme politique François Léotard, le fils du maire de Fréjus, André Léotard, et le petit-fils du pionnier de la photographie, Ange Tomasi. Il est l'arrière-arrière-petit-neveu du clown Léotard qui fonda le cirque Bouglione et inventa l'art du trapèze volant et le justaucorps des danseuses4.

Enfant, il est atteint de la maladie de Bouillaud, qui le cloue au lit, chez sa grand-mère à Ajaccio. Cette épreuve est pour lui l'occasion de lire beaucoup en puisant dans la bibliothèque familiale. Il lit les poètes et il aime particulièrement Baudelaire, Lautréamont, Rimbaud, Cendrars… Il lit Victor Hugo, Flaubert…

À 18 ans, en 1958, il s'engage dans la légion étrangère à Bonifacio, il n'y reste pas4. Élève d'hypokhâgne au lycée Henri-IV, en 1958-1959, Philippe Léotard n'intègre pas l'École normale supérieure mais il poursuit ses études à la Sorbonne où il obtient une licence de lettres. C'est là, dans le cadre de l'ATEP (association théâtrale des étudiants de Paris), qu'il rencontre Ariane Mnouchkine avec qui il fonde le théâtre du Soleil en 1964. Parallèlement il est professeur de lettres et de philosophie au collège Sainte-Barbe jusqu'en 1968. Il quitte le théâtre du Soleil et joue avec le Théâtre national populaire Les Anges meurtriers en 1970.

Puis, tout en continuant le théâtre, il s'oriente vers le cinéma grâce à Claude Sautet et François Truffaut. Figurant dans Domicile conjugal en 1970, il poursuit son apprentissage avec François Truffaut qui lui offre un petit rôle dans Les deux anglaises et le continent en 19717. Avoir 20 ans dans les Aurès de René Vautier marque son premier premier rôle. Son premier grand succès est Le Chat et la Souris de Claude Lelouch en 1975. Cette même année, il apparaît dans la distribution américaine de French Connection 2 de John Frankenheimer. En 1977, il obtient une nomination au César du Meilleur second rôle pour Le Juge Fayard dit Le Shériff d'Yves Boisset. Il reçoit le César du meilleur acteur en 1983 pour son rôle dans La Balance de Bob Swaim8. La même année, il interprète le commissaire qui enquête sur plusieurs assassinats sur fond de trafic de drogue et, dans Tchao Pantin de Claude Berri, donne la réplique à Coluche, qui interprète un autre blessé de la vie. Cette période correspond à l'apogée de sa carrière.

Par la suite, il se dirige vers un cinéma plus intimiste avec des films comme Adieu Blaireau, Rouge-gorge , Le Paltoquet, Jane B. par Agnès V. et Le Sud.

Tardivement, dans les années 1990, il se lance dans une carrière de chanteur avec le concours du compositeur et accordéoniste Philippe Servain. Ses deux premiers albums À l'amour comme à la guerre et Philippe Léotard chante Léo Ferré, un an après la mort de Ferré, sont récompensés par le prix Charles-Cros. Il reçoit le Grand prix des poètes de la SACEM en 1997. Cette même année, il interprète son dernier rôle dans un court-métrage La Momie à mi-mots de Laury Granier.

Il meurt le 25 août 2001 d'une insuffisance respiratoire dans une clinique parisienne où il était hospitalisé depuis deux mois. Philippe Léotard est enterré à Paris, au cimetière du Montparnasse (9e division).

Vie privée
La drogue et l'alcoolisme ont beaucoup affecté cet artiste. Sa voix de plus en plus abîmée en portait les traces. En 1993, au Printemps de Bourges, alors que son frère est ministre de la Défense, il se proclame ministre de la défonce. En 1995, il est condamné à 18 mois de prison avec sursis pour un trafic de cocaïne. En 1999, du fait de son mode de vie, il est brièvement hospitalisé à la suite d'un malaise sur un tournage. Durant sa vie, il fera deux comas éthyliques et plusieurs overdoses. Au moment de sa mort, Philippe Léotard est partiellement paralysé et a un cancer de la langue.

Il fut marié, puis divorça de l'actrice Liliane Caulier avec qui il a deux enfants (Frédéric, décorateur de cinéma, et Laetitia). Il rencontre en 1972 l'actrice Nathalie Baye avec qui il a une liaison jusqu'en 1981. En pleine dépression, en 1986, il rencontre Emmanuelle Guilbaud qui lui redonne goût à la vie et avec qui il a une fille, Faustine.

NATHALIE BAYE

Nathalie Baye, née le 6 juillet 1948 à Mainneville (Eure, France), est une actrice française de cinéma, de théâtre et de télévision.

📌 Voir la fiche sous photothèque ( 9 )

JEAN CARMET




Jean Carmet, né le 25 avril 1920 à Bourgueil (Indre-et-Loire) et mort le 20 avril 1994 à Sèvres, est un acteur et scénariste français.

Encore jeune, il interrompt ses études et se rend à Paris où il devient figurant au Théâtre du Châtelet, puis à l’Opéra. Il est ensuite engagé comme régisseur stagiaire au Théâtre des Mathurins chez Marcel Herrand. Il fait de la figuration dans différents films (notamment dans Les enfants du paradis et dans Les démons de l'aube). Il rejoint ensuite la troupe des Branquignols de Robert Dhéry. Il multiplie alors les rôles au cinéma.

Son rôle de Gaston Duvet dans le feuilleton radiophonique La Famille Duraton fait connaître sa voix dans les années 1950. Sa renommée internationale s'installe en 1976 avec le film La Victoire en chantant. Sa célébrité en France date du Grand Blond.

Sa carrière est riche, il apparaît dans plus de deux cents films. Il est nommé pour le César du meilleur acteur en 1986 pour Miss Mona et il remporte deux César du meilleur acteur dans un second rôle pour Les Misérables (en 1983) et pour Merci la vie (en 1992). Il reçoit également un César d'honneur en 1994 des mains de Gérard Depardieu, son ami.

Lui qui est un vrai rabelaisien incarne souvent le « beauf franchouillard » inquiétant (Dupont Lajoie) ou cocasse (Le beaujolais nouveau est arrivé).

Il tourne également pour la télévision des adaptations d'œuvres littéraires comme La Double Vie de Théophraste Longuet, Bouvard et Pécuchet ou Eugénie Grandet. Dans la série Palace, il popularise les premières Brèves de comptoir de Jean-Marie Gourio.

Lorsqu'il tournait un film, il quittait sa famille pendant toute la durée du tournage pour aller vivre dans une chambre d'hôtel afin de ne pas être déconcentré et être totalement dans son rôle. Il fut un habitué également des halls de gare qui lui servirent de logement à ses débuts. Ses amis racontent que lorsqu'il ne tournait pas, il venait parfois les voir jouer pour aller saluer le public à la fin de la pièce. Les spectateurs se demandaient alors qui était ce personnage qu'ils ne se souvenaient pas d'avoir aperçu dans la pièce. Il avait accepté le premier rôle de Le bonheur est dans le pré d'Étienne Chatiliez ; mais la mort l'ayant rattrapé, c'est son ami Michel Serrault qui prit sa place.

En 1999 sort le livre Je suis le badaud de moi-même qu'il avait écrit avant sa mort, aux éditions Plon.

Il est inhumé à Paris, au cimetière du Montparnasse..

Il a deux fils : Olivier, avocat à Paris, et Jean-François, auteur de la biographie Carmet intime.

Le 4 juin 1994, une rue Jean Carmet a été inaugurée lors de la fête des vins rosés, dans la commune de Tigné. Cette rue longe le château de Tigné qui appartient à son ami Gérard Depardieu.








dimanche 5 juin 2016

FANNY CATTENÇON



Fanny Cottençon est une actrice et productrice française née le 11 mai 1957 à Port-Gentil (Gabon).

Fanny Cottençon a suivi les cours de Blanche Salant à l'Atelier international de théâtre. Au cinéma, le grand public la remarque dans les comédies de Francis Perrin (Le Roi des cons, Tête à claques, Tout le monde peut se tromper). En 1983, elle obtient le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour sa prestation dans le film L'Étoile du Nord.

Après plusieurs rôles dramatiques (À coups de crosse, Femmes de personne, etc.), elle revient à la comédie à succès. Elle joue aux côtés de Roland Giraud dans Tant qu'il y aura des femmes, de Pierre Richard dans À gauche en sortant de l'ascenseur ou de Catherine Frot dans Ça reste entre nous.

Dans les années 1990, elle a joué dans la série télévisée Anne Le Guen. À la télévision encore, elle est dirigée par Richard Bohringer en 2003, dans l'adaptation de Poil de carotte et joue l'épouse de François Berléand dans Le Gendre idéal et sa suite Le Gendre idéal .

Elle était la compagne de Roger Coggio, dont elle eut un fils, Maxime Coggio

samedi 4 juin 2016

CEREMONIE DES CESAR - ANEE 1984



La 9e cérémonie des César du cinéma - dite aussi Nuit des César - récompensant les films sortis en 1983, s'est déroulée le 3 mars 1984 au théâtre de l'Empire à Paris.

Elle fut présidée par Gene Kelly et retransmise sur Antenne 2 présentée par Léon Zitrone.

Palmarès

César du meilleur film
À nos amours de Maurice Pialat et Le Bal d'Ettore Scola
Coup de foudre de Diane Kurys
Tchao Pantin de Claude Berri
L'Été meurtrier de Jean Becker

César du meilleur réalisateur
Ettore Scola pour Le Bal
François Truffaut pour Vivement dimanche !
Maurice Pialat pour À nos amours
Jean Becker pour L'Été meurtrier
Claude Berri pour Tchao Pantin

César du meilleur acteur
Coluche pour Tchao Pantin
Gérard Depardieu pour Les Compères
Yves Montand pour Garçon !
Michel Serrault pour Mortelle Randonnée
Alain Souchon pour L'Été meurtrier

César de la meilleure actrice
Isabelle Adjani pour L'Été meurtrier
Fanny Ardant pour Vivement dimanche!
Nathalie Baye pour J'ai épousé une ombre
Nicole Garcia pour Les Mots pour le dire
Miou-Miou pour Coup de foudre

César du meilleur acteur dans un second rôle
Richard Anconina pour Tchao Pantin
Guy Marchand pour Coup de foudre
Bernard Fresson pour Garçon !
Jacques Villeret pour Garçon !
François Cluzet pour L'Été meurtrier

César de la meilleure actrice dans un second rôle
Suzanne Flon pour L'Été meurtrier
Victoria Abril pour La Lune dans le caniveau
Sabine Azéma pour La vie est un roman
Stéphane Audran pour Mortelle Randonnée
Agnès Soral pourTchao Pantin

A NOS AMOURS de MAURICE PIALAT

À nos amours est un film français réalisé par Maurice Pialat et sorti en 1983, dont la bande originale est signée Klaus Nomi.

Suzanne a quinze ans. En vacances sur la Côte d'Azur, elle repousse Luc, le jeune homme qui est amoureux d'elle, puis se donne à un Américain inconnu sur la plage.

De retour à Paris, elle multiplie les aventures amoureuses. Ses parents se séparent. Son père quitte la maison. Elle doit faire face à l'hostilité de sa mère et de son frère. Son mariage se solde par un échec. Après avoir revu son père, elle part avec un amant aux États-Unis.

ETTORE SCOLA

Ettore Scola, né le 10 mai 1931 à Trevico et mort le 19 janvier 2016 à Rome, est un réalisateur et scénariste italien.

Ettore Scola étudie le droit avant de travailler comme dessinateur de presse de 1947 à 1952 en participant à divers journaux humoristiques, dont l'hebdomadaire satirique Marc'Aurelio.

En 1950, il écrit pour la radio Ho-là, Rosso e nero et il teatrino de Alberto Sordi.

Il débute dans l'industrie du cinéma en 1953 comme script doctor puis scénariste, coécrivant entre autres Le Fanfaron et Les Monstres de Dino Risi. En tout, il rédige une vingtaine de scénarios, surtout des comédies, notamment pour l'acteur Totò.

Il réalise son premier long métrage Parlons femmes (Se permettete parliamo di donne), en 1964. Il commence à être reconnu avec le tragi-comique Drame de la jalousie (Dramma della gelosia - tutti i particolari in cronaca) pour lequel Marcello Mastroianni est récompensé au Festival de Cannes 19704. En 1974, Scola connaît un succès international avec Nous nous sommes tant aimés (C'eravamo tanto amati), une vaste fresque de la société italienne après la Seconde Guerre mondiale, dédiée au cinéaste Vittorio De Sica, son ami. Scola connaît un nouveau succès avec Affreux, sales et méchants (Brutti, sporchi e cattivi), une satire grinçante de la société romaine quart-mondiste qui l'impose comme nouveau maître de la comédie à l'italienne. Il reçoit le Prix de la mise en scène au 29e Festival de Cannes pour ce film. Dans un registre plus intimiste, sort Une journée particulière (Una giornata particolare) l'année suivante, son œuvre la plus connue, interprétée par Sophia Loren et Marcello Mastroianni4. Ce long métrage narre la rencontre furtive mais déterminante de deux voisins exclus du modèle fasciste, une femme au foyer et un intellectuel homosexuel, au moment où tout Rome assiste à la rencontre du Duce avec Adolf Hitler en 1938. En 1980, il revient à la chronique satirique avec La Terrasse (Prix du scénario à Cannes), tableau tragi-comique de l'intelligentsia de gauche italienne et de ses désillusions. Il se tourne ensuite vers la France et réalise La Nuit de Varennes sur la Révolution française et Le Bal qui traverse cinquante ans d'histoire hexagonale du point de vue de danseurs de salon. Ce dernier film reçoit trois Césars en 1984 dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur. Par la suite, Scola dirige plusieurs comédiens français comme Vincent Pérez et Emmanuelle Béart (Le Voyage du capitaine Fracasse) ou encore Fanny Ardant (La Famille, Le Dîner).

Ettore Scola a réalisé près de quarante films en quarante ans. Son style est reconnu pour son audace et sa singularité. Il mêle acuité de l'analyse psychologique, caricature féroce des sociétés modernes, ironie, farce, désenchantement, mélancolie et recherches narratives et formelles inédites5. Son œuvre ouvre une interrogation sur la place de l'individu et du peuple dans l'histoire en explorant la mémoire intime et sociale, confrontée à l'épreuve du temps.

En 2009, il crée le Bari International Film Festival.

Il annonce le 29 août 2011 la fin de sa carrière de réalisateur au quotidien Il Tempo, souhaitant ne pas faire le film de trop. Il déclare sentir ne plus faire partie du monde du cinéma d'aujourd'hui. « Les logiques de production et de distribution ne me ressemblent plus. [...] Aujourd'hui, seul le marché décide. »

En 2013, il présente à la Mostra de Venise Che strano chiamarsi Federico : Scola racconta Fellini (Comme il est étrange de s'appeler Federico : Scola raconte Fellini), un film entre fiction et documentaire sur sa relation avec Federico Fellini.

Le 19 janvier 2016, Ettore Scola meurt à l'âge de 84 ans à Rome. Il avait été admis au service de chirurgie cardiaque de la polyclinique de Rome, et avait sombré dans le coma deux jours avant son décès.

Politiquement, il était très proche du Parti communiste italien.