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mardi 15 mars 2016

TRINE DYRHOLM

Trine Dyrholm, née le 15 avril 1972 à Odense, est une actrice, chanteuse et auteur-compositeur danoise.

Trine Dyrholm commence sa carrière artistique dans le domaine de la musique. Elle enregistre un premier album à 14 ans et se classe troisième au Dansk Melodi Grand Prix. Elle se produit régulièrement en concert. A sa majorité, elle entame des études à la Statens Teaterskole, une grande école danoise qui enseigne le théâtre et la danse.

En 1990, elle tourne son premier film intitulé Springflod. Elle obtint le premier Prix du Bodil, la première et plus ancienne récompense cinématographique danoise. L’actrice enchaine les téléfilms pour la télévision danoise. Elle décrochera 4 fois le prix de la meilleure actrice, une fois celui du meilleur second rôle féminin et trois récompenses Robert.

En 1998, elle tourne un film important pour sa carrière, Festen de Thomas Vinterberg avec les acteurs Thomas Bo Larsen et à Ulrich Thomsen. Impressionné par son jeu dans Festen, le réalisateur Erik Poppe l’engage pour jouer une mère persuadée que son fils a été assassiné dans En eaux troubles (2009).

En 2011, elle prête ses traits au personnage de Marianne, l’ex-femme de Mikael Persbrandt dans le film Revenge de Susanne Bier qui remporte d'ailleurs l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.

En 2012, la réalisatrice Susanne Bier lui propose une nouvelle collaboration pour une comédie romantique Love is all you need. Elle participe à cette romance aux côtés de Pierce Brosnan. Elle tourne ensuite dans le film Royal Affair, qui unit Mads Mikkelsen et Alicia Vikander, respectivement médecin et épouse du roi du Danemark Christian VII.

En 2014, elle est membre du jury du 64e festival international du film de Berlin.






Elle remporte l'Ours d'argent de la meilleure actrice à la Berlinale 2016 pour son rôle dans The Commune.





lundi 14 mars 2016

MAJD MASTOURA

Majd Mastoura est un acteur tunisien.

Lors de la Berlinale 2016, il remporte l'Ours d'argent du meilleur acteur pour son interprétation du rôle-titre de Hédi réalisé par Mohamed Ben Attia.


UN FILM DE MOHAMED BEN ATTIA
Berlinale 2016: "Hedi" de Mohamed Ben Attia

Premier film tunisien mis en scène par Mohamed Ben Attia, «Hedi» pourrait bien figurer au palmarès de la 66e Berlinale, surtout grâce à son brillant acteur, Madj Mastoura.
Hédi est un jeune homme sans histoire. Indifférent à ce qui l’entoure, il laisse faire. Il laisse sa mère envahissante et autoritaire organiser son mariage, son supérieur hiérarchique, son frère, tout le monde lui dicte la bonne conduite. Non pas qu’il ne comprenne pas ce qui lui arrive, mais il préfère attendre que ça se passe.

La critique

Produit par les frères Dardenne, «Hedi» du réalisateur tunisien Mohamed Ben Attia est la brillante étude de caractère d’un «monsieur-tout-le-monde» qui rêve d’une autre vie que la sienne, une métaphore, aussi, d’une Tunisie sur laquelle a soufflé un vent de liberté, mais qui reste entravée par ses chaînes sociales et économiques. Le scénario est très classique. Commercial pour une marque automobile, le jeune et taiseux Hedi (Majd Mastoura, une révélation) doit prendre la route alors que son mariage – arrangé par sa mère – approche. Dans la famille, il est le mal-aimé. Il ressemble trait pour trait à son père disparu et a pour projet secret de publier une bande-dessinée – «c’est un artiste » dit-on de lui. Dos au mur, il décide de prendre les chemins de traverse sentimentale en tombant amoureux, et pour la première fois de sa vie, de l’employée pleine de vie d’un hôtel.

Rien de bien nouveau à la lecture de ce synopsis, mais Mohamed Ben Attia, pour son premier long métrage, parvient à trouver un équilibre entre la comédie romantique et le drame social sans jamais tomber du fil narratif sur lequel il se tient. Sa qualité tient de la description du contexte tunisien et de la lente émancipation du personnage principal, qui finit par sourire et même verser quelques larmes. La mise en scène rappelle le cinéma des Dardenne, ce qui n’est pas un mince compliment, avec ce souci de toujours adopter le point de vue du héros, sans tomber dans le pathos et la démonstration de force. Un premier coup de coeur.