Affichage des articles dont le libellé est 2.3 REALISATEURS/TRICES. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 2.3 REALISATEURS/TRICES. Afficher tous les articles

mercredi 8 juin 2016

JEAN-JACQUES ANNAUD

Jean-Jacques Annaud, né le 1er octobre 1943 à Juvisy-sur-Orge (Essonne), est un réalisateur et scénariste français.


📌 Voir la fiche sous photothèque ( 9 )

ANDRZEJ WAJDA

Andrzej Wajda (écouter) est un réalisateur et scénariste de cinéma, metteur en scène de théâtre polonais, né le 6 mars 1926 à Suwałki (Pologne).

Andrzej Wajda naît d'une mère institutrice et d'un père officier. Ce dernier est tué en 1940, lors du massacre de Katyń, orchestré par les soviétiques et camouflé en crime de guerre allemand. Le jeune Andrzej s'engage deux ans plus tard, à 16 ans, dans la résistance contre l'occupant nazi, au sein de l'armée de l'intérieur polonaise, Armia Krajowa. À la fin de la guerre, il fait des études de cinéma à l'Académie des beaux-arts de Cracovie, puis à Łódź, dont il fréquente l'école de cinéma.

Il passe à la réalisation avec Génération en 1955 où il rompt déjà avec le ton partisan des productions de l'époque. En 1972, il est appelé à présider l'Union des cinéastes polonais.

Proche des idées libérales de Solidarność, il se lie d'amitié avec Lech Wałęsa qui le nomme au comité des citoyens auprès du syndicat en 19881. Il a souvent été ennuyé par la censure pour sa critique virulente des méthodes utilisées sous le stalinisme et pour l'évocation d'une Pologne en crise, aspirant à la liberté et à la démocratie ; sujets qu'il traite notamment dans son diptyque, L'Homme de marbre et L'Homme de fer, tourné durant les premiers événements provoqués par le syndicat Solidarność. Wajda n'en est pas moins resté une sommité artistique et une instance morale pour son pays, avant comme après l'ère communiste.

Il a siégé au premier sénat élu librement en 19892.

Il est aussi metteur en scène de théâtre et il est marié à l'actrice Krystyna Zachwatowicz (pl).

Son œuvre cinématographique a été récompensée au plus haut niveau : le cinéaste a notamment reçu un Prix spécial du jury et une Palme d'or à Cannes, deux Ours d'argent à Berlin, deux Césars et un prix Louis-Delluc à Paris, trois BAFTA au Royaume-Uni et un Oscar d'honneur à Hollywood.

samedi 4 juin 2016

ETTORE SCOLA

Ettore Scola, né le 10 mai 1931 à Trevico et mort le 19 janvier 2016 à Rome, est un réalisateur et scénariste italien.

Ettore Scola étudie le droit avant de travailler comme dessinateur de presse de 1947 à 1952 en participant à divers journaux humoristiques, dont l'hebdomadaire satirique Marc'Aurelio.

En 1950, il écrit pour la radio Ho-là, Rosso e nero et il teatrino de Alberto Sordi.

Il débute dans l'industrie du cinéma en 1953 comme script doctor puis scénariste, coécrivant entre autres Le Fanfaron et Les Monstres de Dino Risi. En tout, il rédige une vingtaine de scénarios, surtout des comédies, notamment pour l'acteur Totò.

Il réalise son premier long métrage Parlons femmes (Se permettete parliamo di donne), en 1964. Il commence à être reconnu avec le tragi-comique Drame de la jalousie (Dramma della gelosia - tutti i particolari in cronaca) pour lequel Marcello Mastroianni est récompensé au Festival de Cannes 19704. En 1974, Scola connaît un succès international avec Nous nous sommes tant aimés (C'eravamo tanto amati), une vaste fresque de la société italienne après la Seconde Guerre mondiale, dédiée au cinéaste Vittorio De Sica, son ami. Scola connaît un nouveau succès avec Affreux, sales et méchants (Brutti, sporchi e cattivi), une satire grinçante de la société romaine quart-mondiste qui l'impose comme nouveau maître de la comédie à l'italienne. Il reçoit le Prix de la mise en scène au 29e Festival de Cannes pour ce film. Dans un registre plus intimiste, sort Une journée particulière (Una giornata particolare) l'année suivante, son œuvre la plus connue, interprétée par Sophia Loren et Marcello Mastroianni4. Ce long métrage narre la rencontre furtive mais déterminante de deux voisins exclus du modèle fasciste, une femme au foyer et un intellectuel homosexuel, au moment où tout Rome assiste à la rencontre du Duce avec Adolf Hitler en 1938. En 1980, il revient à la chronique satirique avec La Terrasse (Prix du scénario à Cannes), tableau tragi-comique de l'intelligentsia de gauche italienne et de ses désillusions. Il se tourne ensuite vers la France et réalise La Nuit de Varennes sur la Révolution française et Le Bal qui traverse cinquante ans d'histoire hexagonale du point de vue de danseurs de salon. Ce dernier film reçoit trois Césars en 1984 dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur. Par la suite, Scola dirige plusieurs comédiens français comme Vincent Pérez et Emmanuelle Béart (Le Voyage du capitaine Fracasse) ou encore Fanny Ardant (La Famille, Le Dîner).

Ettore Scola a réalisé près de quarante films en quarante ans. Son style est reconnu pour son audace et sa singularité. Il mêle acuité de l'analyse psychologique, caricature féroce des sociétés modernes, ironie, farce, désenchantement, mélancolie et recherches narratives et formelles inédites5. Son œuvre ouvre une interrogation sur la place de l'individu et du peuple dans l'histoire en explorant la mémoire intime et sociale, confrontée à l'épreuve du temps.

En 2009, il crée le Bari International Film Festival.

Il annonce le 29 août 2011 la fin de sa carrière de réalisateur au quotidien Il Tempo, souhaitant ne pas faire le film de trop. Il déclare sentir ne plus faire partie du monde du cinéma d'aujourd'hui. « Les logiques de production et de distribution ne me ressemblent plus. [...] Aujourd'hui, seul le marché décide. »

En 2013, il présente à la Mostra de Venise Che strano chiamarsi Federico : Scola racconta Fellini (Comme il est étrange de s'appeler Federico : Scola raconte Fellini), un film entre fiction et documentaire sur sa relation avec Federico Fellini.

Le 19 janvier 2016, Ettore Scola meurt à l'âge de 84 ans à Rome. Il avait été admis au service de chirurgie cardiaque de la polyclinique de Rome, et avait sombré dans le coma deux jours avant son décès.

Politiquement, il était très proche du Parti communiste italien.

ROMAN POLANSKI

Roman Polanski, né Rajmund Roman Thierry Polański le 18 août 1933 dans le 12e arrondissement de Paris, est un réalisateur, producteur et scénariste franco-polonais, également comédien, ainsi que metteur en scène de théâtre et d'opéra. Il a notamment réalisé Répulsion, Cul de sac, Le Bal des vampires, Rosemary's Baby, Chinatown, Le Locataire, Tess, Le Pianiste, Oliver Twist, The Ghost Writer ou encore Carnage.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Roman_Polanski










La Vénus à la fourrure est un film dramatique français coécrit et réalisé par Roman Polanski, sorti en 2013. Il est adapté de la pièce de David Ives, elle-même inspiré du roman érotique de Sacher-Masoch.

Thomas veut réaliser une pièce de théâtre et cherche une actrice pour le rôle principal. Les candidates se sont succédé en vain et Thomas se plaint de leur médiocrité. Arrive alors, en retard, Vanda, fille dynamique, débridée et écervelée, tout ce que Thomas déteste. Mais il lui laisse quand même sa chance, et il s'avère qu'elle se métamorphose, connaît le rôle par cœur, a trouvé des accessoires pour ce rôle. Le rejet de Thomas se mue alors en obsession.

vendredi 3 juin 2016

MICHEL HAZANAVICIUS


Michel Hazanavicius, né à Paris le 29 mars 1967, est un réalisateur, scénariste, producteur et monteur français.

Il est connu du grand public pour la réalisation de deux parodies de film d'espionnage avec Jean Dujardin : OSS 117 : Le Caire, nid d'espions et OSS 117 : Rio ne répond plus, puis pour la mise en scène du film romantique muet et en noir et blanc The Artist, interprété par Jean Dujardin et Bérénice Bejo. Ce dernier film a remporté plus de cent récompenses en 20121 incluant le British Academy Film Award du meilleur film, du meilleur scénario et du meilleur réalisateur, le César du meilleur film et celui du meilleur réalisateur, les Independent Spirit Awards du meilleur film et du réalisateur ainsi que les Oscars du meilleur film, du meilleur réalisateur et celui du meilleur acteur pour Jean Dujardin.




CLAUDE ZIDI

Claude Zidi est un réalisateur et scénariste français né le 25 juillet 1934 à Paris.

Né de parents originaires d'Algérie, Claude Zidi suit d'abord une formation de directeur de la photographie à l'ENS Louis-Lumière1de 1953 à 1955. Après une courte carrière dans ce métier, il rencontre ses premiers succès en tant que réalisateur avec des films de comique troupier mettant en vedette Les Charlots : Les Bidasses en folie en 1971, Les Bidasses s'en vont en guerre en 1974. Il fait tourner Coluche et Louis de Funès en 1976 dans L'Aile ou la Cuisse, Louis de Funès et Annie Girardot en 1978 dans La Zizanie, Jacques Villeret en 1979 dans Bête mais discipliné, "mitraillé par la critique"2 et Coluche en 1980 dans Inspecteur la Bavure.

Il reçoit deux César pour Les Ripoux en 1984 et réalise par la suite Ripoux contre ripoux (1989), La Totale ! (1991), Profil bas (1993), Arlette (1997) et Astérix et Obélix contre César (1999).

Claude Zidi reste encore aujourd'hui l'un des réalisateurs français ayant connu le plus de succès, avec André Hunebelle, Jean Girault, Gérard Oury, Georges Lautner, Luc Besson, Claude Berri et Claude Lelouch.

Il est le père de quatre enfants, Hélène Zidi-Cheruy, comédienne, metteur en scène et coach, Marie Zidi, comédienne de doublage, Julien, assistant réalisateur et réalisateur de plusieurs épisodes de la série télévisée Cherif et Claude Z. Jr, caméraman.

jeudi 2 juin 2016

MICHEL DEVILLE

Michel Deville, né le 13 avril 1931 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), est un scénariste et réalisateur français.

Il lui est arrivé d'être également producteur et dialoguiste de ses films.
Il a aussi publié des recueils de poèmes.

Originaire de Boulogne-Billancourt, où il réside toujours, Michel Deville entre dans le milieu du cinéma par l'assistanat. Il est assistant d'Henri Decoin pendant presque une décennie. D'abord stagiaire à la réalisation, il grimpe tous les échelons jusqu'à devenir 1er assistant.

Il vole de ses propres ailes en créant sa propre société de production, Éléfilm en 1961, pour financer son premier film réalisé seul Ce soir ou jamais (cette société existe encore aujourd'hui). Ses deux ou trois films suivants : Adorable Menteuse, À cause, à cause d'une femme et même Lucky Jo tranchent sur la production cinématographique de l'époque par leur joliesse extrême, leur marivaudage poético-humoristique frisant le maniérisme ; ils sont néanmoins bien accueillis, tant par les critiques professionnels que par le grand public.
En 1970, il devient l'un des administrateurs de la société de production de son ami critique, cinéaste et romancier Michel Mardore, Nadja films et le sera jusqu'en 2000, date de sa clôture. Il collabore d'abord avec Nina Companeez qui signe le scénario de tous ses films, de Ce soir ou jamais (1961) jusqu'à Raphaël ou le Débauché (1971) films qu'il cosigne parfois lui-même. Avec le succès de ce dernier film, faisant suite à ceux de Benjamin ou les Mémoires d'un puceau (1968) et L'Ours et la Poupée (1969), un des derniers films de Brigitte Bardot, ils acquièrent au sein du cinéma français une notoriété de finesse et d'élégance, centrée sur les rapports de couple.

Par la suite, ses films portent souvent la marque d'une attention originale à la forme : ses adaptations de Dossier 51 en caméra subjective ou, inversement, de la Maladie de Sachs, où l'on entend les pensées des protagonistes, l'enchainement de séquences en ellipses de Péril en la demeure, la plastique de Toutes peines confondues, La Petite Bande réalisée sans dialogue, etc. À partir de Péril en la demeure en 1984, il collabore avec Rosalinde Deville (née Damamme), son épouse, qui écrit et produit la plupart de ses films dont Le Paltoquet en 1986, sulfureux ballet se déroulant entre le rêve et la réalité. Dans les années 1990, sa production se ralentit à un film tous les trois ans environ.

Il est membre du jury du festival de Cannes 1984.

ALAIN CAVALIER

Alain Cavalier (de son vrai nom Alain Fraissé), né le 14 septembre 1931 à Vendôme (Loir-et-Cher), est un réalisateur français.

Après des études d'histoire, il entre à l'IDHEC, puis devient assistant de Louis Malle (Ascenseur pour l'échafaud, Les Amants).

Il débute dans la réalisation avec le court métrage Un Américain (1958). Puis il se fait connaître avec deux longs métrages politiques, subtils et rigoureux, qui lui attirent les foudres de la censure : Le Combat dans l'île (1961) et L'Insoumis (1964), tous deux traitant plus ou moins directement de la guerre d'Algérie. Malgré la présence de comédiens connus dans ses films (Romy Schneider, Jean-Louis Trintignant, ou encore Alain Delon), ce sont des échecs commerciaux : Alain Cavalier s'essaye alors à un cinéma plus traditionnel. Il connaît ses premiers succès avec le polar Mise à sac (1967) et, surtout, le drame bourgeois La Chamade (adapté du livre éponyme de Françoise Sagan). Mais c'est au moment où il se retrouve le plus en vue qu'il choisit de s'éloigner.

Huit ans plus tard, il revient au cinéma avec Le Plein de super (1976), vivifiant road-movie coécrit avec les acteurs à partir de leurs expériences propres, puis Martin et Léa (1978), où le couple incarné à l'écran est un vrai couple dans la vie. En « documentarisant » ainsi les acteurs (professionnels ou non, en tous cas peu connus), Alain Cavalier affine progressivement sa nouvelle manière de faire des films. Réduisant ses équipes techniques, renonçant peu à peu à toute action dramatique traditionnelle, il aspire de plus en plus à filmer au plus près des êtres, ce qui va l'amener inévitablement vers le documentaire.

Après Ce répondeur ne prend pas de message (1979), inclassable performance où Cavalier met en scène sa propre intimité sentimentale, et après Un étrange voyage (1980, prix Louis-Delluc 1981), où il filme sa fille raconter sa vie, une étape capitale dans sa méthode de travail va être franchie avec Thérèse (1986). Simple et radical, le film questionne la sainteté au travers de la vie de la jeune carmélite Thérèse de Lisieux. Le film est ovationné au Festival de Cannes 1986 où il reçoit le Prix du Jury, puis est plébiscité aux Césars l'année suivante, avec six récompenses obtenues dont celles du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario.

Le réalisateur pousse plus loin encore l'épure avec Libera me (1993), film sans dialogues qui revient avec force sur les thèmes de ses premiers films (oppression et torture). Parallèlement, il se lance dans une série de vingt-quatre portraits de femmes exerçant à Paris des métiers en voie de disparition (matelassière, cordonnière, coutelière, magicienne…), suite de courts-métrages qu'il présente dans son film Cavalier Express sorti en salle en Novembre 2014.

À partir de 1995 et la réalisation de La Rencontre, il travaille avec de petites caméras vidéos entièrement seul.

Vies (2000) marque une nouvelle avancée. Au plus proche de l'essence artisanale de son art, Cavalier tourne désormais seul grâce à la caméra DV ; la légèreté de l'outil lui permettant enfin de filmer idéalement « au plus près de son expérience ». Il dit ne plus être un cinéaste, mais un « filmeur ».

En 2002, il mêle fiction et réalité dans René, où l'un de ses amis, comédien de 155 kilos, s'engage à perdre du poids.

En 2004 sort Le Filmeur, journal intime filmé en vidéo sur plus de dix ans. Kaléidoscope méditatif sur la fuite du temps, Cavalier apparaît comme commentateur-acteur d’une histoire qu'il vit et reconstruit en même temps. Le film est la confirmation que son cinéma est devenu l'accomplissement de son parcours intérieur.

En 2009, il tente à travers son film Irène de faire revivre son ancienne compagne Irène Tunc disparue en 1972.

En 2011, il présente avec Vincent Lindon son film Pater en compétition au festival de Cannes, où ils sont accueillis par une ovation debout.



LOUIS MALLE

Louis Malle, 30 octobre 1932 à Thumeries (Nord) et mort le 23 novembre 1995 à Beverly Hills, est un cinéaste français.

Né à Thumeries dans le Nord en 19321 au milieu d'une fratrie de trois frères et deux sœurs, Louis Malle est issu d'une grande famille d'industriels du sucre : son père, Pierre Malle (1897-1990), ancien officier de marine, est l'époux de la sœur de Ferdinand Béghin, Françoise (1900-1982)2. Les deux hommes sont directeurs de l'usine Béghin-Say de Thumeries.

Il grandit dans le milieu de la grande bourgeoisie et traverse l'Occupation dans différents internats catholiques dont celui qu'il évoque plus tard dans Au revoir les enfants. Dès l'âge de 14 ans, il s'initie à la réalisation avec la caméra 8 mm de son père. Il pense étudier les sciences politiques à l'Université de Paris mais c'est à ce moment que germe sa carrière de cinéaste. Il est reçu au concours de l'IDHEC.

Jacques-Yves Cousteau recherche alors un jeune assistant pour réaliser avec lui un documentaire sur les fonds marins. Parmi les jeunes étudiants que la direction de l'IDHEC lui propose, il choisit Malle. Plusieurs mois de travail sur la Calypso aboutissent au Monde du Silence (1955), récompensé par la Palme d'or à Cannes (premier film documentaire à en être lauréat et encore aujourd'hui le seul avec Fahrenheit 9/11 de Michael Moore).

Sur le tournage, Louis Malle se crève les tympans lors d'une plongée et ne peut plus à l'avenir réaliser des travaux de ce type. Les projets qui suivent, films et documentaires, sont moins consensuels et volontiers provocateurs, optant pour des sujets plus critiques ou polémiques.

Il travaille par la suite avec Robert Bresson à la préparation d'Un condamné à mort s'est échappé et assiste à une partie du tournage. Il est profondément marqué par le travail de Bresson avec les « non-acteurs ».

C'est alors l'essor de la Nouvelle Vague mais Malle n'est jamais reconnu par ce mouvement même si son cinéma des débuts partage avec elle plusieurs caractéristiques. Malle suit son chemin seul, guidé par ses propres motivations.

Il réalise son premier long métrage de fiction à 25 ans, Ascenseur pour l'échafaud (1957), histoire d'assassinat avec Jeanne Moreau et Maurice Ronet qui joue sur les codes du film noir et remet en cause la dramaturgie du cinéma classique. La bande originale est réalisée par Miles Davis. Elle montre l'intérêt de Malle pour le jazz3. Le film remporte le Prix Louis-Delluc en 1957.

Dans Les Amants, une nouvelle fois interprétée par Jeanne Moreau, qui s'inspire lointainement de Point de lendemain de Vivant Denon, il s'attaque à l'hypocrisie de la société bourgeoise à travers le récit d'une relation adultère. Suivent l'adaptation légère, ludique et enthousiaste d'un roman de Raymond Queneau, Zazie dans le métro (1960), et, sur la suggestion de Roger Nimier, celle d'un récit de Pierre Drieu La Rochelle, Le Feu follet (1963), qui traite de la dépression et du suicide.

Le Voleur porte un regard cynique sur la bourgeoisie et les élites politiques, qui restent les cibles favorites de Louis Malle. Le Voleur du titre personnifie l'homme libre, extérieur à ce système empli de préjugés et sournois. Une acerbe critique sociale sourd dans la peinture psychologique des personnages.

Malle tourne par ailleurs plusieurs documentaires dont Calcutta, l'Inde fantôme en 1969.

Polémique et exil[modifier | modifier le code]
De retour des Indes, Malle tourne un film vaguement inspiré de Ma mère de Georges Bataille, qui provoque un tollé : Le Souffle au cœur4. Il y évoque la relation incestueuse et romantique entre une mère et son fils. Ce thème est traité sans aucun jugement moral, ce qui sera une constante chez le réalisateur pour qui la vie s'apparente à une série de situations complexes. Il n'y a ni innocents ni coupables ou représentants du bien d'un côté et du mal de l'autre. Pour Malle, le spectateur doit être capable de se faire une opinion, sans condamner d'avance.

Trois ans plus tard, en 1974, Lacombe Lucien provoque une autre controverse. Le film décrit le progressif engagement d'un jeune homme désœuvré dans la collaboration après une tentative avortée d'entrer dans la Résistance. Là encore, Malle ne porte aucun jugement, et montre un individu dont l'engagement est essentiellement dû au hasard des circonstances. Même si une partie de la critique salue le film comme un chef-d'œuvre, une autre reproche au réalisateur de ne pas avoir vécu assez durement la guerre et juge son travail comme un affront à la mémoire des Résistants.

Cette polémique décide Malle à s'expatrier aux États-Unis. Il y tourne notamment à La Nouvelle-Orléans un drame en costumes sur la prostitution enfantine, La Petite, avec la jeune Brooke Shields, puis part pour Hollywood réaliser Atlantic City (1980), avec Burt Lancaster, Susan Sarandon et Michel Piccoli, qui raconte les mésaventures d'un truand à la retraite et de sa voisine dans la ville des casinos de la Côte Est.

La consécration[modifier | modifier le code]
Lorsqu'il revient en France en 1987, c'est pour s'attacher au thème qui l'avait fait partir : l'Occupation. C'est alors la consécration de sa carrière avec Au revoir les enfants. Dans un collège catholique, un garçon issu de la bourgeoisie découvre qu'un de ses camarades est juif. Une amitié, qui se construit entre les deux adolescents, ne peut empêcher une fin tragique5.

Dans ce film, Louis Malle montre ce dont il se souvient de la guerre. L'histoire est en partie autobiographique, il a été témoin d'une situation similaire lors de son enfance, un jeune Juif avait été caché dans son internat puis découvert par la Gestapo et déporté. Il dira d'ailleurs que ce thème le hantait depuis toujours et que c'est cette histoire tragique qui l'avait amené au cinéma.

Le film reprend aussi certains éléments de ses précédents films polémiques : de Lacombe Lucien il reprend le collabo "malgré lui", du Souffle au cœur il reprend la relation fusionnelle entre la mère et le fils. Là encore il ne juge personne, il n'y a ni bons ni méchants mais une certaine fatalité. Cette œuvre, marquée par la fluidité de son récit et la sobriété de sa mise en scène, est considérée comme la plus émouvante et la plus personnelle de sa carrière. Elle reçoit un triomphe critique et public et obtient plusieurs récompenses en 1987 et 1988 : le Lion d'or à Venise, le Prix Louis-Delluc et sept Césars dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur.

Suivent la comédie Milou en mai puis Fatale et l'adaptation de la pièce d'Anton Tchekhov Vanya, 42e rue (1994).

Il meurt d'un lymphome le 23 novembre 1995 à Los Angeles.

Candice Bergen
Sa seconde épouse Candice Bergen
Vie privée[modifier | modifier le code]
Marié à Anne-Marie Deschodt de 1965 à 1967, Louis Malle se lie ensuite à l'actrice allemande Gila von Weitershausen dont il a, en 1971, un fils, Manuel Cuotemoc, à l'actrice franco-canadienne Alexandra Stewart qui lui donne, en 1974, une fille Justine Malle, puis, entre autres, à Susan Sarandon à la fin des années 70.

Il épouse l'actrice Candice Bergen en 1980, leur fille, Chloé Malle, nait en 1985. Ils sont restés mariés jusqu'à sa mort en Californie, en 1995.

Sa cousine, Françoise Béghin (née en 1938), fille benjamine de son oncle maternel Ferdinand Béghin, est l'épouse de l'écrivain et académicien Jean d'Ormesson2.

L'un de ses frères, Vincent Malle, a été producteur de cinéma.

dimanche 24 avril 2016

JEAN-JACQUES ANNAUD



Jean-Jacques Annaud, né le 1er octobre 1943 à Juvisy-sur-Orge (Essonne), est un réalisateur et scénariste français.

Jean-Jacques Annaud, fils d’un cheminot de la banlieue parisienne et d'une mère secrétaire de direction, est issu d’un milieu modeste. Son héros est Jean Renoir qui poussait à comprendre les raisons de l’autre. Il fait des études de lettres et de grec ancien. Après avoir suivi l’enseignement de l’École Louis-Lumière, puis de l’IDHEC, il fait ses armes en réalisant un grand nombre de films publicitaires pour le producteur Tony Blum. Il obtient en 1973 la Palme d'Or du Festival de Cannes des Films Publicitaires pour un court métrage à gros budget, Crackers Belin. Il obtient l’oscar du meilleur film étranger en 1976 pour son premier film, la Victoire en chantant (ressorti en 1977 sous le titre Noirs et Blancs en couleur). Jean-Jacques Annaud est alors sollicité pour réaliser Coup de tête, écrit par Francis Veber et interprété par Patrick Dewaere.

Il s'attaque ensuite à des projets coûteux et ambitieux tels que La Guerre du feu (1981) ou bien encore L'Ours (1988), deux films pour lesquels il reçoit le césar du meilleur réalisateur, et montre un savoir-faire de technicien solide quand il adapte Le Nom de la rose d’Umberto Eco en 1986 ou L'Amant de Marguerite Duras en 1992.

Bien que souffrant souvent d’une mauvaise presse, il est réputé pour être perfectionniste et un technicien hors pair, s’attachant à superviser lui-même chaque étape de la fabrication de ses films (et de leur portage sur DVD).
Ses films ont toujours été bien accueillis par le public, à la notable exception de Sa Majesté Minor (2007) et de Or Noir (2011), « deux catastrophes commerciales consécutives... radicales » selon le magazine VSD.

Cet amateur de nature aime les religions animistes et païennes qui font voir que nous sommes issus de la même souche, et se définit comme anticolonialiste. Sauf Coup de tête, ses films renvoient au passé. Il aime visiter des lieux qu’on ne verrait pas ailleurs qu’au cinéma. Il aimerait tourner un film de science-fiction, mais n’a pas encore trouvé le bon sujet.

Henri Verneuil, lui-même grand réalisateur populaire, disait en 1995 qu’on ne parlait guère des grands réalisateurs que sont Jean-Jacques Annaud et Luc Besson.

En 2005 il est président du jury du 5e Festival international du film de Marrakech.

Le 21 novembre 2007, Jean-Jacques Annaud est élu à l’Académie des beaux-arts au fauteuil de Gérard Oury (1919-2006), dont il prononce l'éloge lors de sa réception sous la Coupole, le 28 mars 2012.

En 2012, il est président du jury du 16e Festival international du film de Shanghai, avec notamment l'actrice Heather Graham dans le jury.

En 2015, sort Le Dernier Loup, adapté du roman Le Totem du loup de Jiang Rong. La même année il préside le jury du 37e Festival international du film de Moscou.

mercredi 13 avril 2016

BERTRAND BLIER



Bertrand Blier est un réalisateur, scénariste et écrivain français, né le 14 mars 1939 à Boulogne-Billancourt (France).

Bertrand Blier est le fils de Gisèle Brunet et du comédien Bernard Blier.

Le cinéma de Bertrand Blier est résolument anticonformiste et iconoclaste. Son style se rapproche parfois de Jean-Pierre Mocky dans la critique des mœurs bourgeoises et la réhabilitation des plaisirs du corps, mais son modèle dans le domaine reste avant tout Luis Buñuel. On trouve dans ses œuvres de grands moments de provocation (Les Valseuses) et d'humour noir (Buffet froid et Les Acteurs), mêlés à un goût prononcé du dialogue grossier et décalé ainsi qu'à un intérêt certain pour l'absurde. Néanmoins, ses films atteignent souvent un large public, comme Notre histoire et Tenue de soirée. Marginaux, prostitué(e)s, voyous, flics, travestis, sont ses thèmes de prédilection. C'est un réalisateur qui fait la part belle aux acteurs. Il a tourné avec les plus grands. Il a fait de Jean-Pierre Marielle (quatre collaborations), Patrick Dewaere (trois collaborations) et Gérard Depardieu (huit collaborations) ses acteurs fétiches.

jeudi 7 avril 2016

JEAN-PAUL RAPPENEAU



Jean-Paul Rappeneau est un réalisateur et scénariste français né le 8 avril 1932 à Auxerre (France). En 49 ans de carrière, il n'a réalisé que huit longs-métrages, mais consacre beaucoup de temps à l'écriture de chacun de ses scénarios.

Il a commencé sa carrière comme assistant et scénariste de Louis Malle pour Zazie dans le métro en 1960 et Vie privée en 1961. En 1964, il est co-scénariste de L'Homme de Rio, de Philippe De Broca.

Après La Vie de château qui lui vaut un succès d'estime, deux films rencontrent l'adhésion du public dans les années 1970 : Les Mariés de l'an II en 1971 avec Jean-Paul Belmondo, Marlène Jobert et Laura Antonelli, puis Le Sauvage en 1975 avec Yves Montand et Catherine Deneuve.

En 1990, Rappeneau dirige l'adaptation du Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand, avec, en vedette, Gérard Depardieu, le film reçoit un énorme succès critique et populaire.

CLAUDE SAUTET

Claude Sautet, né le 23 février 1924 à Montrouge (département de la Seine, aujourd'hui Hauts-de-Seine) et mort le 22 juillet 2000 dans le 14e arrondissement de Paris, est un scénariste et réalisateur français.

📌 Voir la fiche sous photothèque ( 9 )

lundi 4 avril 2016

ALAIN RESNAIS



Alain Resnais est un réalisateur français, également scénariste et monteur, né le 3 juin 1922 à Vannes (Morbihan) et mort le 1er mars 2014 à Paris.

Alors qu'il envisage de devenir comédien, il intègre la première promotion de l'IDHEC en montage et commence, à la fin des années 1940, à réaliser des courts métrages et moyens métrages documentaires qui marquent le public et la critique : Van Gogh, Guernica et surtout Nuit et brouillard, premier film de référence sur les camps de concentration.

Réalisateur d'Hiroshima mon amour (1959) et de L'Année dernière à Marienbad (1961), deux dates dans l'histoire du cinéma, Alain Resnais est rapidement considéré comme l'un des grands représentants du Nouveau cinéma (équivalent du Nouveau roman en littérature) et comme un des pères de la modernité cinématographique européenne à l'instar de Roberto Rossellini, Ingmar Bergman et Michelangelo Antonioni dans sa manière de remettre en cause la grammaire du cinéma classique et de déconstruire la narration linéaire.

Cinéaste appréciant les expérimentations, capable de se remettre en question à chaque nouvelle réalisation, Alain Resnais est reconnu pour sa capacité à créer des formes inédites et à enrichir les codes de la représentation cinématographique par son frottement à d'autres arts : littérature, théâtre, musique, peinture ou bande dessinée. Ses films, du côté de l'artifice et de l'imaginaire, peuvent paraître déroutants pour le grand public même si beaucoup ont rencontré le succès.

Tout au long de son œuvre, se retrouve un grand nombre de thèmes tels l'histoire, la mémoire, l'engagement politique, l'intimité, la réalité de l'esprit, le rêve, le conditionnement socio-culturel, la mort, la mélancolie et bien sûr l'art.

Pour les vingt longs métrages qui portent sa signature, Resnais a fait appel à des auteurs-scénaristes aussi renommés et différents que Marguerite Duras, Alain Robbe-Grillet, Jean Cayrol, Jorge Semprún, Jacques Sternberg, David Mercer, Jean Gruault, Jules Feiffer, Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui ou encore, pour l'adaptation d'une pièce anglaise d'Alan Ayckbourn, Jean-Michel Ribes. Il co-adapte en 2009, pour la première fois, avec Laurent Herbiet un roman (L'Incident de Christian Gailly). Suivront avec le même scénariste trois autres adaptations, dont la dernière (toujours d'après une pièce d'Alan Ayckbourn) restera inachevée (Arrivées et Départs).

Fidèle dans le travail et amateur de l'esprit de troupe, Resnais a notamment sollicité à plusieurs reprises les comédiens Sabine Azéma, Pierre Arditi, André Dussollier et Lambert Wilson, les techniciens Jacques Saulnier, Renato Berta, Éric Gautier et Hervé de Luze ainsi que le compositeur Mark Snow.

Réalisateur célébré par la profession, il a été plusieurs fois récompensé aux Césars et dans les festivals internationaux.












ANDRE TECHINE



André Téchiné, né le 13 mars 1943 à Valence-d'Agen, est un cinéaste français.

D'abord critique aux Cahiers du cinéma (1964-68), il fait ses débuts en tant que réalisateur avec Paulina s'en va, portrait émouvant de l'actrice Bulle Ogier. Mais il considère lui-même que sa véritable entrée dans le cinéma s'opère avec Souvenirs d'en France, un long métrage influencé par Bertolt Brecht qui lui vaut les éloges de Roland Barthes (lequel apparaîtra en Thackeray dans Les Sœurs Brontë en 1979). Avec le soutien de grandes vedettes comme Jeanne Moreau, Gérard Depardieu, Marie-France Pisier, Isabelle Adjani, Isabelle Huppert ou plus tard Juliette Binoche, Emmanuelle Béart, Daniel Auteuil et Michel Blanc, qui ont tous reconnu en lui un directeur d'acteurs exceptionnel, il invente un cinéma personnel, d'un romantisme flamboyant et farouchement anti-naturaliste. À partir d'Hôtel des Amériques en 1981, il commence à tourner avec Catherine Deneuve, qui reste l'une de ses actrices fétiches.

Téchiné alterne les grands récits romanesques qui refusent la fluidité et les histoires intimistes, souvent à tonalité autobiographique. Il aborde plusieurs sujets liés aux mœurs et à l'évolution de la société contemporaine tels que l'homosexualité (thème qui le concerne personnellement1, ce qui s'exprime notamment dans le film largement autobiographique Les Roseaux sauvages2), le divorce, l'adultère, le délitement familial, la prostitution, la délinquance, la toxicomanie ou encore le sida.

En 1985, il reçoit le prix de la mise en scène au Festival de Cannes pour Rendez-vous. En 1995, il remporte les Césars du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario pour Les Roseaux sauvages, également récompensé par le Prix Louis-Delluc. Il a été membre du jury au festival de Cannes de 1999 et à la Mostra de Venise 2011.

En 2003, l'ensemble de son œuvre cinématographique est couronnée du Prix René-Clair. On peut juger de son influence à travers les premiers films de plusieurs auteurs français tels qu'Olivier Assayas, Michel Béna, Xavier Beauvois, Gaël Morel, Céline Sciamma ou encore Antony Cordier.

En 2009, il a présidé le jury du concours de scénarios contre l'homophobie Jeune et homo sous le regard des autres organisé par le Ministère de la jeunesse et des sports et l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé.

dimanche 3 avril 2016

CLAUDE SAUTET



Claude Sautet, né le 23 février 1924 à Montrouge (département de la Seine, aujourd'hui Hauts-de-Seine) et mort le 22 juillet 2000 dans le 14e arrondissement de Paris, est un scénariste et réalisateur français.

Claude Sautet débute sa vie professionnelle au journal Combat comme critique musical. Il fait ses études de cinéma à l'IDHEC (aujourd'hui la Fémis). Après avoir été assistant et scénariste, notamment pour Les Yeux sans visage de Georges Franju, en 1959, il commence sa carrière cinématographique en tant que réalisateur, en 1951, avec un court-métrage, suivi quatre ans plus tard d'un long-métrage, Bonjour sourire (avec Henri Salvador, Louis de Funès et Jean Carmet), qu'il reniera ultérieurement. Il connaît le succès en 1960, grâce à Classe tous risques, avec, en vedettes, Jean-Paul Belmondo et Lino Ventura, qui joue aussi, en 1965, dans L'Arme à gauche. Ce troisième film est boudé par la critique et le public.

À la suite de cet échec Sautet décide de changer de style, et réalise, en 1969, sur un scénario de Jean-Loup Dabadie, Les Choses de la vie avec Michel Piccoli et Romy Schneider à qui il va confier le premier rôle féminin de plusieurs de ses films. L'accueil fait à ce film l'encourage à persévérer dans cette voie des comédies dramatiques. Il tourne ensuite de grands films tels que César et Rosalie, Vincent, François, Paul... et les autres, Max et les ferrailleurs, Une histoire simple, Un mauvais fils, Garçon !, Un cœur en hiver ou encore Nelly et Monsieur Arnaud, son dernier film, pour lequel il reçoit en 1996 le César du meilleur réalisateur, tandis que le César du meilleur acteur est attribué à Michel Serrault.

Il a été aussi scénariste de films comme La Vie de château, en 1965, et Borsalino, en 1970.

Claude Sautet est enterré au cimetière du Montparnasse, à Paris.

BERTRAND TAVERNIER

Bertrand Tavernier, né le 25 avril 1941 à Lyon, est un réalisateur, scénariste, producteur et écrivain français, président de l'Institut Lumière. Il est le père du réalisateur et comédien Nils Tavernier et de la romancière Tiffany Tavernier.

Fils de l'écrivain et résistant lyonnais René Tavernier, il fut d'abord assistant-réalisateur, attaché de presse et critique avant de passer à la mise en scène avec L'Horloger de Saint-Paul, film à la base d'une longue collaboration avec l'acteur Philippe Noiret (Que la fête commence, Le Juge et l'assassin, Coup de torchon, La Vie et rien d'autre, La Fille de d'Artagnan) et son premier succès critique.

Éclectique, il a abordé plusieurs genres cinématographiques, de la comédie dramatique (Un dimanche à la campagne, Daddy Nostalgie) au film de guerre (Capitaine Conan) en passant par le film historique (Laissez-passer, La Princesse de Montpensier) ou le polar (L.627, L'appât). Plusieurs de ses films ont été récompensés, en France et à l'étranger (dont Autour de minuit qui remporta un Oscar et fut nommé aux Golden Globes).


Le père de Bertrand Tavernier, René Tavernier, écrivain et fondateur de la revue Confluences, publia clandestinement sous l'Occupation de grandes plumes comme Paul Éluard et Louis Aragon1 ; ce dernier vécut pendant la seconde guerre mondiale avec son épouse Elsa Triolet au-dessus du domicile des Tavernier. Selon Bertrand Tavernier, c'est pour sa mère que fut écrit l'un des plus beaux poèmes d’Aragon2. C’est d'ailleurs Louis Aragon qui donna à Bertrand Tavernier l’occasion d’un très beau « coup de presse » en lui accordant d’écrire en 1965 un article sur Pierrot le fou de Jean-Luc Godard.[réf. nécessaire]

Il fait ses débuts dans le cinéma comme assistant de Jean-Pierre Melville (Léon Morin, prêtre), expérience qu'il évoque dans le documentaire Sous le nom de Melville réalisé par Olivier Bohler.

Critique de cinéma[
Cinéphile passionné, Bertrand Tavernier a écrit plusieurs ouvrages importants sur le cinéma américain notamment, donné de nombreuses conférences et participe régulièrement à des bonus DVD. Dans les années 1960, il fut l'un des premiers à aller interviewer des réalisateurs étrangers et à analyser thématiquement leurs filmographies3. Outre les metteurs en scène connus, tels John Ford, Raoul Walsh ou John Huston, il contribua à faire connaître en France Delmer Daves, André De Toth ou Budd Boetticher (dont il programmait les films avec son ciné-club, le « Nickel Odéon ») et participa, entre autres avec Martin Scorsese, à la redécouverte de l’œuvre de Michael Powell. En outre, il engagea pour ses films des scénaristes français des années 1950 comme Jean Aurenche ou Pierre Bost.

Comme critique cinématographique, il collabore dans les années 1960 à plusieurs revues : Les Cahiers du cinéma, Cinéma, Positif, Présence du cinéma, etc.

Réalisateur et producteur
Il se démarque des réalisateurs de sa génération par la volonté de redonner une place primordiale à une narration passée à la trappe à la fin des années 1950. Il redonne ainsi leur chance à de grands scénaristes et dialoguistes restés sur le bord du chemin, principalement à Jean Aurenche et Pierre Bost (« bêtes noires », avec le réalisateur Claude Autant-Lara, de François Truffaut dans son article Une certaine tendance du cinéma français). Grand cinéphile, il fait redécouvrir des auteurs comme Jean-Devaivre dont il adaptera l'autobiographie dans son film Laissez-passer. Si son goût le porte parfois vers les « films à costumes », il ne s'éloigne jamais des préoccupations contemporaines et son art reste profondément enraciné dans notre époque.

Bertrand Tavernier exprime, au gré de ses films, son aversion contre les injustices, son engagement contre la guerre, le racisme, les côtés sombres du colonialisme, la peine de mort et son combat contre les travers de nos sociétés contemporaines : délinquance, violence, chômage, misères physique et affective, drogue, sida, , etc..

Certains longs métrages plus apaisés ou nostalgiques sont, à plusieurs reprises, imprégnés de la figure du père ou du temps qui passe et que l'on ne peut retenir (Un dimanche à la campagne, Daddy nostalgie).

Pour le réalisateur, la musique n'est jamais comme plaquée et fait toujours corps avec l'image. Dans ses premiers films tout particulièrement, une importante scène musicale ponctue le film et annonce un drame imminent : un chanteur des rues (Le Juge et l'Assassin), la scène de la guinguette (Un dimanche à la campagne), etc.

Ses amitiés et fidélités professionnelles donnent aussi un ton à son cinéma : Aurenche et Bost mais aussi Alain et Philippe Sarde, Marc Perrone, Philippe Noiret, Philippe Torreton et, plus tard, Jacques Gamblin. De manière paradoxale, sa filmographie, aux sujets et aux traitements très divers, reste tiraillée entre sa défense pour un cinéma français fort et indépendant et sa fascination pour une certaine culture nord-américaine[réf. nécessaire].

Producteur (sa société se nomme Little Bear production), il exerce aussi des activités associatives (président de l'Institut Lumière, à Lyon).

Vie privée
Bertrand Tavernier est le père de Nils Tavernier, également réalisateur, mais aussi comédien, et de la romancière Tiffany Tavernier. Il a connu au lycée Volker Schlöndorff, devenu depuis parrain de son fils.

Il est un hôte assidu de Sainte-Maxime, dans la villa familiale, depuis sa plus tendre enfance.

PATRICE LECONTE



Patrice Leconte est un réalisateur, scénariste et metteur en scène français né le 12 novembre 1947 à Paris.

Patrice Leconte dirige Pauline Lefèvre sur le tournage de Voir la mer, à Dijon, en août 2010.
Patrice Leconte a, selon son autobiographie, un père gynécologue obstétricien et une mère qui fut une des pionnières de l'accouchement sans douleur, ainsi que trois frères et sœur1. Il passe son enfance à Tours, tournant dès 15 ans des petits films d'amateur2. Il monte à Paris en 1967 pour suivre le cours Littré, puis entre à l'IDHEC, prestigieux établissement de ses rêves qui se révèle « poussiéreux et archaïque, sans contact avec le vrai cinéma »3. Il écrit quelques critiques aux Cahiers du cinéma, demeure extérieur au mouvement de Mai 68, puis se lance avec plus ou moins de bonheur dans le court-métrage4. Parallèlement, il contribue au journal Pilote de 1970 à 1974, produisant des planches d'une grande originalité et réalise de nombreux films publicitaires5.

Ses premiers longs métrages passent inaperçus ou sont mal reçus. En 1975, il se lance dans un projet plus ambitieux, en adaptant des personnages de Gotlib avec Jean Rochefort et Coluche : Les vécés étaient fermés de l'intérieur. le film est mal reçu par la critique et ses résultats déçoivent au regard des têtes d'affiches. Patrice Leconte commence à croire qu'il a fait fausse route dans le cinéma et accentue sa carrière publicitaire. En 1977, il accepte un dernier projet, l'adaptation à l'écran d'une pièce de café-théâtre : Amour, Coquillages et Crustacés, renommé à l'écran Les Bronzés. Et le film est un des plus grands succès du cinéma français. S'ensuit pendant une dizaine d'années une série de comédies, généralement autour de la troupe du Splendid, mais aussi d'acteurs comme Coluche, Bernard Giraudeau et Gérard Lanvin, qui rencontrent souvent le succès (Viens chez moi, j'habite chez une copine, Les Spécialistes).

Il décide de changer de registre et réalise trois films consécutifs en complet décalage avec ses productions précédentes : Gérard Jugnot rase sa moustache pour Tandem en donnant la réplique à Jean Rochefort. Il fait une nouvelle adaptation d'un roman de Georges Simenon en révélant un Michel Blanc totalement à contre-emploi, livide et bouleversant dans Monsieur Hire (1989). Puis Le Mari de la coiffeuse (1990) est un portrait inclassable d'un homme qui n'arrive pas à aimer sa femme comme il le voudrait. Et dans les trois cas le public accepte ce changement de style, grâce au très grand soin que Leconte apporte à l'esthétique et au rythme du film, la gestion des tensions et la direction d'acteurs.

Les films suivants sont des échecs et Leconte change alors à nouveau de registre en 1995 en se lançant dans le film en costumes. Et Ridicule le réconcilie avec le public et la critique, en même temps qu'il lui permet de remporter les Césars du meilleur réalisateur et du meilleur film.

Depuis, Leconte a installé son nom dans le cinéma français, rencontrant des fortunes diverses, se lançant à l'occasion dans une virulente diatribe contre les critiques de cinéma. En 1999, il réalise La Fille sur le pont. En 2005, l'équipe du Splendid fait à nouveau appel à lui pour réaliser le troisième volet des Bronzés, Les Bronzés 3 : Amis pour la vie. Il a également réalisé La Guerre des miss en 2008 et Voir la mer en 2011.

Il est marié avec Agnès Béraud, sœur du réalisateur Luc Béraud et attachée de presse des Cahiers du cinéma, avec qui il a eu deux filles, Marie et Alice.

Il a été président du grand jury du Festival du grain à démoudre en 2010.

Les films de Patrice Leconte ont permis à Gérard Jugnot, Jean Rochefort, Michel Blanc, Charles Berling et Daniel Auteuil d'être nommés au César du meilleur acteur (remporté par Auteuil et Blanc) et à Juliette Binoche et Vanessa Paradis au César de la meilleure actrice.

samedi 2 avril 2016

LUC BESSON



Luc Besson est un réalisateur, producteur et scénariste français, né le 18 mars 1959 dans le 15e arrondissement de Paris.

En tant que réalisateur, il s'est démarqué avec les films Le Grand Bleu, Nikita, Léon, Le Cinquième Élément, Jeanne d'Arc, Arthur et les Minimoys, The Lady et Lucy. En tant que producteur avec sa société de production Europa Corp, il est surtout connu pour les séries de films Taxi, Taken et Le Transporteur. Il est à l'origine de la Cité du cinéma.

Pour tous ses films, il est nommé de nombreuses fois aux César. En 1998, il reçoit celui du meilleur réalisateur pour Le Cinquième Élément.

Luc Besson passe son enfance auprès de parents instructeurs en plongée sous-marine au Club Méditerranée, entre la Grèce et l'ex-Yougoslavien . Un accident l'empêche de poursuivre la plongée à haut niveau.

Il commence dans le cinéma en multipliant les postes d'assistant réalisateur en France et aux États-Unis, avant de mettre en scène son premier long métrage, un film de science-fiction coécrit avec Pierre Jolivet qui évoque la survie d'êtres humains dans un monde post-apocalyptique. Le Dernier Combat, tourné en CinémaScope et en noir et blanc (fortement inspiré par La Jetée de Chris Marker, 1962), lui vaut d'être distingué au festival d'Avoriaz en 1983 et lui permet de signer un contrat avec la Gaumont pour réaliser deux ans plus tard Subway, interprété notamment par Isabelle Adjani et Christophe Lambert. Récompensé par trois Césars, ce film impose sa griffe visuelle et donne à voir un univers graphiquement sophistiqué, très proche de la bande dessinée et du vidéoclip que certains apparentent au cinéma du look.

Fort de ce succès, il entreprend la réalisation d'une œuvre qui lui tient à cœur : Le Grand Bleu. Mal reçue au Festival de Cannes 1988, elle devient un phénomène de société faisant dix millions d'entrées et devenant l'objet de nombreuses analyses qui tentent d'expliquer son succès auprès du public et plus particulièrement auprès des jeunes. Son style proche de l'esthétique publicitaire installe un fossé entre le réalisateur et le monde de la critique.

Bien que la critique éreinte Besson, le public est au rendez-vous pour ses films suivants : Nikita en 1990 et Léon en 1994, qui renouvellent le genre grand public du film de tueurs. Ces deux productions assoient par ailleurs définitivement sa popularité en France et lui apportent la célébrité sur le plan international. Atlantis, en 1991, obtient en revanche un succès moindre.

En 1994, lors de la 20e cérémonie des César, il décide de boycotter la cérémonie à la suite de la remise du César du meilleur film étranger à Quatre mariages et un enterrement de Mike Newell au détriment de La liste de Schindler de Steven Spielberg.

En 1997, il se lance avec le groupe Gaumont dans un ambitieux projet de science-fiction : Le Cinquième Élément. Il s'installe alors à Los Angeles avec son épouse, la comédienne Maïwenn et leur fille Shanna. Visant explicitement le marché américain, il place en tête d'affiche Bruce Willis, Milla Jovovich et Gary Oldman dans une histoire au canevas traditionnel de fin du monde évitée de justesse, traitée dans un mélange d'humour, d'ironie et de grand spectacle. Les décors et l'apparence des créatures du film sont dessinés par Mœbius et Jean-Claude Mézières, les costumes sont conçus par Jean-Paul Gaultier. Cette superproduction devient l'un des plus gros succès commerciaux d'un film français aux États-Unis (battu depuis par Taken de Pierre Morel). En couronnement de ce triomphe, Besson reçoit le César du meilleur réalisateur en 1998.

En 1999, sa version de Jeanne d'Arc, interprétée par sa nouvelle compagne et épouse Milla Jovovitch, rassemble trois millions de spectateurs en salles. L'année suivante, il se voit confier la présidence du jury au 53e festival de Cannes.

Les années 2000 seront essentiellement marquées par ses activités de producteur.

En 2002 il préside le jury international du 15e festival international du film de Tokyo.

Il ne revient à la réalisation qu'en 2005 avec Angel-A puis l'année d'après avec son tout premier film d'animation adapté de son livre pour enfants : Arthur et les Minimoys, qui bénéficie d'un budget colossal pour sa promotion et pour le lancement de plusieurs produits dérivés. Le film connaît deux suites : Arthur et la vengeance de Maltazard et Arthur et la guerre des deux mondes.

En 2006 il préside le jury des longs-métrages du Festival international du film de Shanghai.


Au festival de Cannes 2007.
En 2009, il signe dans le journal Le Monde une tribune par laquelle il soutient le projet de loi « Création et Internet »3.

En 2010, Besson adapte la série de bandes dessinées de Jacques Tardi, Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec, avec Louise Bourgoin dans le rôle-titre. La même année il est président du jury du Festival international du film de Moscou.

Dès l'été 2010, il débute en secret le tournage de son film The Lady en Thaïlande4. Le film est un film biographique sur la femme politique birmane Aung San Suu Kyi, retenue à l'époque en résidence surveillée par le gouvernement birman. C'est l'actrice malaisienne Michelle Yeoh qui tient le rôle principal du film. Le long métrage sort en salles, en France, le 30 novembre 2011.

Il dirige ensuite Robert De Niro dans une adaptation du roman Malavita de Tonino Benacquista5 dans un film éponyme sorti en 2013.

Il reprend ensuite son projet de science-fiction de longue date, intitulé Lucy, avec Scarlett Johansson dans le rôle principal6, alors qu'Angelina Jolie était évoquée depuis le début7. Le tournage débute en septembre 2013, après celui de Captain America : Le Soldat de l'hiver6, et a lieu à Paris, la Cité du cinéma, Étretat et à Taipei.

En mai 2015, il annonce sur son compte Twitter fraichement créé que son prochain s'intitulera Valerian and the City of a Thousand Planets, qui sera adapté de la série de bandes dessinées Valérian et Laureline de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières. Les acteurs principaux seront Dane DeHaan et Cara Delevingne. Le film, tourné en France8, devrait sortir en 20179.

Vie privée

En 1986, il s'éprend d'Anne Parillaud avec qui il a une fille, Juliette Besson (qui débute une carrière d'actrice en 2012). En 1990 Il lui donne le rôle titre de Nikita, qui aura un succès mondial et pour lequel elle obtiendra le César de la meilleure actrice en 1991. C'est lors de cette cérémonie qu'il rencontre la jeune Maïwenn Le Besco, âgée de 15 ans.

En 1992, il se marie avec Maïwenn, de 17 ans sa cadette. À l'époque, le mariage pour les mineurs de plus de 15 ans était autorisé en France avec l'accord des parents. Elle donnera naissance quelques mois après leur mariage, le 3 janvier 1993, à la deuxième fille du cinéaste : Shanna. Luc Besson a donné à Maïwenn un petit rôle dans Léon (1994), puis celui de la diva dans Le Cinquième Élément (1997). C'est lors de la réalisation de ce film qu'il tombe sous le charme de Milla Jovovich, chanteuse et top-modèle américain d'origine ukrainienne reconvertie dans le cinéma.

En 1997, il quitte Maïwenn et épouse le 14 décembre 1997 à Las Vegas, Milla Jovovich. En 1998, il lui donne le rôle titre du film Jeanne d'Arc. Pour l'imposer, il se fâche avec Kathryn Bigelow (voir Le procès de Jeanne d'Arc). Ils divorcent le 12 juin 1999.

Depuis août 2004, il est marié à la productrice Virginie Silla, belle-sœur de l'acteur Vincent Pérez, avec qui il a trois enfants : Thalia, Sateen et Mao.

PATRICE CHEREAU



Patrice Chéreau, né le 2 novembre 1944 à Lézigné (Maine-et-Loire) et mort à Clichy (Hauts-de-Seine)1 le 7 octobre 2013, est un metteur en scène de théâtre et d'opéra, réalisateur et scénariste de cinéma, et acteur français. Ses travaux combinent recherches plastiques, réflexions politiques et exploration des obsessions humaines.

Une place porte désormais son nom à Nanterre, place située devant la nouvelle gare Nanterre Université.

Patrice Chéreau, né le 2 novembre 1944 à Lézigné (Maine-et-Loire) est le fils cadet de Jean-Baptiste Chéreau, artiste-peintre et Marguerite Pélicier, illustratrice2.

Il est un descendant d'Edmé Brière de l'Isle (1779-1849) — par ailleurs père du général Brière de l'Isle — qui eut trois fils de Cythère, une jeune métisse libre, enfants qu'il devait ultérieurement reconnaître. L'un de ces trois garçons (Louis Thomas Laurent, 1809-1869) est l'ancêtre de Patrice Chéreau[réf. nécessaire].

Installés à Paris, ses parents le sensibilisent à l'art et la culture en l'emmenant régulièrement visiter des expositions et assister à divers spectacles. Il entre au lycée Louis-le-Grand et rejoint la troupe de théâtre de son établissement3. Être acteur ne lui suffit pas : il met en scène les spectacles de lycéens et se lance dans la conception des décors et des costumes. Par la suite, il étudie l'allemand et les lettres classiques. Il obtient une licence d'allemand avant de se consacrer définitivement à la scène2.