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dimanche 5 juin 2016

TAHAR RAHIM



Tahar Rahim, né le 4 juillet 1981 à Belfort en France, est un acteur français d'origine algérienne. Il a reçu le César du meilleur acteur 2010 pour le film Un prophète.

Tahar Rahim a grandi dans le quartier des Résidences à Belfort. Issu d'une famille modeste algérienne, originaire d'Oran, il passe son temps dans les salles de cinéma qu'il fréquente dès son adolescence. À ce propos, dans Libération Next, il déclare qu'il était « dans une semi-hypnose ». Il fait ses études au lycée Condorcet de Belfort, puis, après avoir « [perdu] deux ans en fac de sport puis de maths-informatique », il fait des études cinématographiques à l'Université Paul-Valéry de Montpellier.

Carrière cinématographique
Pendant qu'il poursuit ses études à la faculté, il joue dans le docu-fiction de Cyril Mennegun, Tahar l'étudiant qui s’inspire largement de la vie du futur comédien. Après ses études de cinéma, il participe à la série évènement de Canal+, la Commune, puis fait une brève apparition dans le film À l'intérieur d'Alexandre Bustillo et Julien Maury, la même année.

Son premier grand rôle lui est donné par Jacques Audiard en 2009 dans Un prophète qui reçoit un accueil critique très favorable de la presse lors de sa présentation au Festival de Cannes, notamment pour sa performance d'acteur. Il y joue le rôle de Malik, un jeune de 19 ans sans repères, condamné à une peine de 6 ans. Ce rôle lui vaut le Prix du meilleur comédien européen 2009 et le Prix Lumière du meilleur acteur en 2010. Il remporte surtout le César du meilleur espoir masculin et celui du meilleur acteur lors de la 35e cérémonie des César le 27 février 2010, doublé qui constitue une première pour cette institution. Cette double victoire inédite décide l'Académie des Césars à modifier le règlement l'année suivante afin d'interdire le cumul de nominations pour un même rôle dans différentes catégories.

En 2011, il entame une carrière internationale avec L'Aigle de la Neuvième Légion de Kevin Macdonald, puis après deux films d'auteur, joue avec Antonio Banderas dans Or noir de Jean-Jacques Annaud.

En 2012, il fait partie du jury des longs métrages du Festival du film asiatique de Deauville présidé par Elia Suleiman.

Durant le Festival de Cannes 2015, il fait partie du jury Un Certain Regard présidé par la comédienne italo-américaine Isabella Rossellini.

Vie privée
Depuis 2010, il est marié avec l'actrice Leïla Bekhti, qu'il a rencontrée sur le tournage du film Un prophète.

lundi 4 avril 2016

ANDRE TECHINE



André Téchiné, né le 13 mars 1943 à Valence-d'Agen, est un cinéaste français.

D'abord critique aux Cahiers du cinéma (1964-68), il fait ses débuts en tant que réalisateur avec Paulina s'en va, portrait émouvant de l'actrice Bulle Ogier. Mais il considère lui-même que sa véritable entrée dans le cinéma s'opère avec Souvenirs d'en France, un long métrage influencé par Bertolt Brecht qui lui vaut les éloges de Roland Barthes (lequel apparaîtra en Thackeray dans Les Sœurs Brontë en 1979). Avec le soutien de grandes vedettes comme Jeanne Moreau, Gérard Depardieu, Marie-France Pisier, Isabelle Adjani, Isabelle Huppert ou plus tard Juliette Binoche, Emmanuelle Béart, Daniel Auteuil et Michel Blanc, qui ont tous reconnu en lui un directeur d'acteurs exceptionnel, il invente un cinéma personnel, d'un romantisme flamboyant et farouchement anti-naturaliste. À partir d'Hôtel des Amériques en 1981, il commence à tourner avec Catherine Deneuve, qui reste l'une de ses actrices fétiches.

Téchiné alterne les grands récits romanesques qui refusent la fluidité et les histoires intimistes, souvent à tonalité autobiographique. Il aborde plusieurs sujets liés aux mœurs et à l'évolution de la société contemporaine tels que l'homosexualité (thème qui le concerne personnellement1, ce qui s'exprime notamment dans le film largement autobiographique Les Roseaux sauvages2), le divorce, l'adultère, le délitement familial, la prostitution, la délinquance, la toxicomanie ou encore le sida.

En 1985, il reçoit le prix de la mise en scène au Festival de Cannes pour Rendez-vous. En 1995, il remporte les Césars du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario pour Les Roseaux sauvages, également récompensé par le Prix Louis-Delluc. Il a été membre du jury au festival de Cannes de 1999 et à la Mostra de Venise 2011.

En 2003, l'ensemble de son œuvre cinématographique est couronnée du Prix René-Clair. On peut juger de son influence à travers les premiers films de plusieurs auteurs français tels qu'Olivier Assayas, Michel Béna, Xavier Beauvois, Gaël Morel, Céline Sciamma ou encore Antony Cordier.

En 2009, il a présidé le jury du concours de scénarios contre l'homophobie Jeune et homo sous le regard des autres organisé par le Ministère de la jeunesse et des sports et l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé.

dimanche 3 avril 2016

BERTRAND TAVERNIER

Bertrand Tavernier, né le 25 avril 1941 à Lyon, est un réalisateur, scénariste, producteur et écrivain français, président de l'Institut Lumière. Il est le père du réalisateur et comédien Nils Tavernier et de la romancière Tiffany Tavernier.

Fils de l'écrivain et résistant lyonnais René Tavernier, il fut d'abord assistant-réalisateur, attaché de presse et critique avant de passer à la mise en scène avec L'Horloger de Saint-Paul, film à la base d'une longue collaboration avec l'acteur Philippe Noiret (Que la fête commence, Le Juge et l'assassin, Coup de torchon, La Vie et rien d'autre, La Fille de d'Artagnan) et son premier succès critique.

Éclectique, il a abordé plusieurs genres cinématographiques, de la comédie dramatique (Un dimanche à la campagne, Daddy Nostalgie) au film de guerre (Capitaine Conan) en passant par le film historique (Laissez-passer, La Princesse de Montpensier) ou le polar (L.627, L'appât). Plusieurs de ses films ont été récompensés, en France et à l'étranger (dont Autour de minuit qui remporta un Oscar et fut nommé aux Golden Globes).


Le père de Bertrand Tavernier, René Tavernier, écrivain et fondateur de la revue Confluences, publia clandestinement sous l'Occupation de grandes plumes comme Paul Éluard et Louis Aragon1 ; ce dernier vécut pendant la seconde guerre mondiale avec son épouse Elsa Triolet au-dessus du domicile des Tavernier. Selon Bertrand Tavernier, c'est pour sa mère que fut écrit l'un des plus beaux poèmes d’Aragon2. C’est d'ailleurs Louis Aragon qui donna à Bertrand Tavernier l’occasion d’un très beau « coup de presse » en lui accordant d’écrire en 1965 un article sur Pierrot le fou de Jean-Luc Godard.[réf. nécessaire]

Il fait ses débuts dans le cinéma comme assistant de Jean-Pierre Melville (Léon Morin, prêtre), expérience qu'il évoque dans le documentaire Sous le nom de Melville réalisé par Olivier Bohler.

Critique de cinéma[
Cinéphile passionné, Bertrand Tavernier a écrit plusieurs ouvrages importants sur le cinéma américain notamment, donné de nombreuses conférences et participe régulièrement à des bonus DVD. Dans les années 1960, il fut l'un des premiers à aller interviewer des réalisateurs étrangers et à analyser thématiquement leurs filmographies3. Outre les metteurs en scène connus, tels John Ford, Raoul Walsh ou John Huston, il contribua à faire connaître en France Delmer Daves, André De Toth ou Budd Boetticher (dont il programmait les films avec son ciné-club, le « Nickel Odéon ») et participa, entre autres avec Martin Scorsese, à la redécouverte de l’œuvre de Michael Powell. En outre, il engagea pour ses films des scénaristes français des années 1950 comme Jean Aurenche ou Pierre Bost.

Comme critique cinématographique, il collabore dans les années 1960 à plusieurs revues : Les Cahiers du cinéma, Cinéma, Positif, Présence du cinéma, etc.

Réalisateur et producteur
Il se démarque des réalisateurs de sa génération par la volonté de redonner une place primordiale à une narration passée à la trappe à la fin des années 1950. Il redonne ainsi leur chance à de grands scénaristes et dialoguistes restés sur le bord du chemin, principalement à Jean Aurenche et Pierre Bost (« bêtes noires », avec le réalisateur Claude Autant-Lara, de François Truffaut dans son article Une certaine tendance du cinéma français). Grand cinéphile, il fait redécouvrir des auteurs comme Jean-Devaivre dont il adaptera l'autobiographie dans son film Laissez-passer. Si son goût le porte parfois vers les « films à costumes », il ne s'éloigne jamais des préoccupations contemporaines et son art reste profondément enraciné dans notre époque.

Bertrand Tavernier exprime, au gré de ses films, son aversion contre les injustices, son engagement contre la guerre, le racisme, les côtés sombres du colonialisme, la peine de mort et son combat contre les travers de nos sociétés contemporaines : délinquance, violence, chômage, misères physique et affective, drogue, sida, , etc..

Certains longs métrages plus apaisés ou nostalgiques sont, à plusieurs reprises, imprégnés de la figure du père ou du temps qui passe et que l'on ne peut retenir (Un dimanche à la campagne, Daddy nostalgie).

Pour le réalisateur, la musique n'est jamais comme plaquée et fait toujours corps avec l'image. Dans ses premiers films tout particulièrement, une importante scène musicale ponctue le film et annonce un drame imminent : un chanteur des rues (Le Juge et l'Assassin), la scène de la guinguette (Un dimanche à la campagne), etc.

Ses amitiés et fidélités professionnelles donnent aussi un ton à son cinéma : Aurenche et Bost mais aussi Alain et Philippe Sarde, Marc Perrone, Philippe Noiret, Philippe Torreton et, plus tard, Jacques Gamblin. De manière paradoxale, sa filmographie, aux sujets et aux traitements très divers, reste tiraillée entre sa défense pour un cinéma français fort et indépendant et sa fascination pour une certaine culture nord-américaine[réf. nécessaire].

Producteur (sa société se nomme Little Bear production), il exerce aussi des activités associatives (président de l'Institut Lumière, à Lyon).

Vie privée
Bertrand Tavernier est le père de Nils Tavernier, également réalisateur, mais aussi comédien, et de la romancière Tiffany Tavernier. Il a connu au lycée Volker Schlöndorff, devenu depuis parrain de son fils.

Il est un hôte assidu de Sainte-Maxime, dans la villa familiale, depuis sa plus tendre enfance.

PHILIPPE TERRETON



Philippe Torreton est un acteur français né à Rouen le 13 octobre 1965. Il est ancien conseiller de Paris, élu dans le 9e arrondissement de la capitale.

Né à Rouen (Seine-Maritime), il est le fils de Jacques Torreton, employé de station service, et de Claudine Lehoc, institutrice et militante syndicale1. Philippe Torreton grandit dans la banlieue de Rouen et a deux frères portés à cette époque sur le football2. Étudiant à l'école Maryse-Bastié puis au collège Édouard-Branly de Grand-Quevilly et au lycée les Bruyères à Sotteville-lès-Rouen3, il s'y découvre un certain amour pour le théâtre qu'il ne cessera de développer, grâce à des professeurs, aimant souvent citer son professeur de français Gérald Désir qui encourage ses premiers pas dans le club de théâtre dans la salle polyvalente du collège Édouard-Branly où l'avait inscrit sa mère à un stage d’initiation4. Inscrit en faculté de psychologie de Rouen, sans vraie conviction, il rêve d'être inspecteur de police présente finalement celui du Conservatoire d'art dramatique3.

Élève en 1987 du Conservatoire national supérieur d'art dramatique, il fréquente les classes de Madeleine Marion, Catherine Hiegel et Daniel Mesguich2 ; il y reviendra pour enseigner à partir d'octobre 2008.

Vie professionnelle
Philippe Torreton entre en 1990 à la Comédie-Française comme pensionnaire. Il en devient le 489e sociétaire en 1994.

Après des rôles parmi les plus prestigieux comme Scapin, Lorenzaccio, Hamlet, Henry V, Tartuffe ou George Dandin, il quitte la Comédie-Française en 1999.

Distingué en 1996 par le Prix Gérard Philipe de la ville de Paris, il interprète le rôle titre du film Capitaine Conan de Bertrand Tavernier évoquant un épisode peu connu de la Première Guerre mondiale puisqu’il se passe en 1919. Son jeu dans ce rôle lui vaut le César du meilleur acteur en 1997. C'est lors de la représentation du Malade imaginaire en 1991, que Bertrand Tavernier l'avait repéré, lui proposant le rôle d'Antoine dans L.627, sorti en 1992.

Acteur engagé, il interprète en 1999, toujours pour Tavernier, le rôle d’un directeur d’école maternelle confronté à la misère sociale dans Ça commence aujourd'hui.

Il est nommé chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres en 1999.

Au théâtre, il interprète, entre autres, en 2000, On ne refait pas l’avenir d’Anne-Marie Étienne, son épouse, mais continue à tourner régulièrement : en 2001, il donne la réplique à Charlotte Gainsbourg dans Félix et Lola de Patrice Leconte, en 2002 il est Monsieur N. pour Antoine de Caunes, en 2004, il est face à Grégori Dérangère dans L'Équipier de Philippe Lioret, en 2005, il apparaît dans Les Chevaliers du ciel de Gérard Pirès. Il est nommé pour le César du meilleur acteur cette même année.

En 2005, il est Robert III d’Artois, dans la série diffusée sur France 2, Les Rois maudits, puis on le voit dans La vie sera belle en 2007. Entre temps, il est M. Seurel dans Le Grand Meaulnes et Charles dans Ulzhan de Volker Schlöndorff.

Torreton est en tournée durant la saison 2005-2006 dans le rôle de Richard III, dans la pièce du même nom de William Shakespeare, dans une mise en scène de Philippe Calvario. Il se lance à son tour dans la mise en scène en 2007, montant et interprétant Dom Juan de Molière.

En 2006-2007, Antoine Benoit tourne Au cœur de l'acteur (sorti en 2008), un film documentaire dans lequel il suit Philippe Torreton dans son travail de comédien dans la pièce d'Alexandre Griboeidov Du Malheur d'avoir de l'esprit, créée en mars 2007 au Théâtre national de Chaillot. Le film met en avant l'engagement de l'acteur sur scène et son engagement politique, nous entraînant aussi dans la campagne présidentielle à laquelle Philippe Torreton participa activement.

En 2010, il joue dans Un pied dans le crime de Labiche, dans une mise en scène de Jean-Louis Benoît puis en 2011 dans Hamlet, mis en scène par Jean-Luc Revol. Durant les saisons 2012-2014, il tient le rôle titre dans Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand, mis en scène par Dominique Pitoiset. Il obtient le Molière du meilleur comédien dans le théâtre subventionné pour ce rôle en 2014.

Il tourne Présumé coupable de Vincent Garenq et est nommé pour le César du meilleur acteur en 2012.

Vie privée
Il a été le compagnon de la journaliste française Claire Chazal entre 2003 et 2007.

Il a deux enfants, Louis et Marie, de son mariage avec la réalisatrice Anne-Marie Étienne. Il se marie le 20 juin 2008 avec la journaliste Elsa Boublil. avec qui il a deux autres enfants, Jeanne et Simon, nés respectivement en 2008 et 2011.



jeudi 31 mars 2016

SYLVIE TESTUD



Sylvie Testud est une comédienne, romancière et réalisatrice française, née le 17 janvier 1971 à Lyon.

Après avoir reçu le César du meilleur espoir féminin en 2001 pour Les Blessures assassines, elle reçoit le César de la meilleure actrice dans Stupeur et Tremblements en 2004.

Sylvie Testud naît le 17 janvier 1971 à Lyon, élevée par une mère comptable. Ses parents se séparent lorsqu'elle a deux ans. Elle passe son enfance et son adolescence dans le quartier lyonnais de la Croix-Rousse.

Elle décide de devenir actrice au cours de sa jeunesse. Sylvie voyait les actrices, qu'elle admirait tant dans les films, en pensant que leur vie était meilleure que la sienne mais, au fil du temps, elle a trouvé d'autres motivations. Elle prend alors des cours de théâtre à Lyon avec le comédien et metteur en scène Christian Taponard. En 1989, elle s'installe à Paris pour suivre des études d'histoire, ainsi que des cours d'art dramatique aux classes libres du Cours Florent, puis au Conservatoire national supérieur d'art dramatique pendant trois ans, avec Jacques Lassalle et Catherine Hiegel pour professeurs.

Au début des années 1990, elle obtient ses premiers petits rôles au cinéma, puis des longs métrages comme L'Histoire du garçon qui voulait qu'on l'embrasse de Philippe Harel (1994), Le Plus Bel Âge..., de Didier Haudepin (1995) ou encore Love, etc. de Marion Vernoux (1996).

En 1997, Sylvie Testud connaît un premier grand succès au cinéma en Allemagne avec le film Au-delà du silence de Caroline Link, pour lequel elle apprend la langue allemande, la clarinette et la langue des signes. Elle est récompensée comme meilleure actrice aux Prix du film allemand (l'équivalent allemand du César de la meilleure actrice). En 1998, elle joue son premier grand rôle au cinéma français et connaît son premier grand succès en France avec le rôle de Béa dans Karnaval, le premier long-métrage de Thomas Vincent, pour lequel elle est nommée au César du meilleur espoir féminin et reçoit le Prix Michel Simon. Elle commence alors une importante carrière d'actrice avec une préférence pour le cinéma d'auteur.

En 2000, sa prestation dans La Captive de Chantal Akerman (adaptation du roman La Prisonnière de Marcel Proust) lui vaut une nomination au prix de la meilleure actrice du Prix du cinéma européen. En 2001, elle obtient, pour sa deuxième nomination, le César du meilleur espoir féminin pour une interprétation biographique remarquée de Christine Papin, une des sœurs Papin, dans Les Blessures assassines de Jean-Pierre Denis, une histoire d'une jeune domestique qui souffre de psychose paranoïaque et qui avait défrayé la chronique en 1933 dans une affaire de meurtre de son employeuse avec la complicité de sa sœur Léa.

En 2003, Sylvie Testud inaugure une carrière parallèle de romancière en publiant une biographie de sa vie d'actrice sous le titre Il n'y a pas beaucoup d'étoiles ce soir, aux éditions Pauvert.

En 2004, elle obtient un second César, cette fois celui de la meilleure actrice, ainsi que le Prix Lumière de la meilleure actrice et l'Étoile d'or du cinéma français pour le meilleur premier rôle féminin grâce à son interprétation dans le film Stupeur et Tremblements d'Alain Corneau, une adaptation du roman homonyme de la romancière Amélie Nothomb, où elle joue le rôle de cette dernière en proie aux difficultés et à la différence de culture entre le monde professionnel japonais et le monde occidental belge dont elle est originaire. Pour ce rôle, elle a dû apprendre ses répliques en japonais grâce à une méthode phonétique.

Sylvie Testud a deux enfants, Ruben (né le 15 février 2005) et Esther (née le 28 décembre 2010).

En 2012 elle a participé à Rendez-vous en terre inconnue, diffusée le 2 octobre 2012 sur France 2. Elle s'est rendue avec Frédéric Lopez chez les Goranes, au Tchad.