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vendredi 3 juin 2016

BERENICE BEJO


Bérénice Bejo, née le 7 juillet 1976 à Buenos Aires (Argentine), est une actrice franco-argentine1.

En 2012, au côté de Jean Dujardin dans The Artist, elle reçoit le César de la meilleure actrice et une nomination à l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle.

Dès l'âge de trois ans, Bérénice Bejo et ses parents quittent l'Argentine alors en pleine dictature militaire, pour aller vivre en France. Très tôt Miguel Bejo, son père2, réalisateur argentin, la plonge dans la culture cinématographique et l'inscrit dans des cours de théâtre (tel que l'école de théâtre Les Enfants Terribles[réf. nécessaire]) . Elle vit alors près de Rambouillet, ville où elle passe le baccalauréat C (en y incluant une option théâtre facultative) au lycée Louis Bascan.

Elle partage sa vie avec le réalisateur Michel Hazanavicius avec qui elle a deux enfants : Lucien, né le 25 juin 2008, et Gloria, née le 18 septembre 2011.








MICHEL BLANC


Michel Blanc, né le 16 avril 1952 à Courbevoie (Hauts-de-Seine), est un acteur et réalisateur français.

Michel Blanc rencontre au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine ses futurs partenaires de comédie : Thierry Lhermitte, Christian Clavier, Gérard Jugnot. Ils forment ensemble la troupe du Splendid et jouent avec succès des sketches de café-théâtre et des pièces qu'ils écrivent eux-mêmes, notamment Amours, coquillages et crustacés (devenu le film Les Bronzés), Bunny's Bar.


Longtemps cantonné aux comédies, dans les rôles d'hypocondriaques râleurs ou de dragueurs maladroits, Michel Blanc passe derrière la caméra et réalise Marche à l'ombre en 1984 qui devient, grâce à son sens du dialogue et au procédé du duo contrasté, le plus grand succès de l'année au cinéma avec 6,1 millions de spectateurs1. Il se risque à interpréter un homosexuel dans Tenue de soirée de Bertrand Blier (1986), un personnage sombre et ambigu dans Monsieur Hire (1989) avant de se glisser dans la peau d'un communiste épurateur dans Uranus (1990).

Dans les années 1990, il se consacre au théâtre, puis repasse à la réalisation avec Grosse Fatigue (1994) dans lequel il se fait « voler » sa vie par son sosie. Après Monsieur Hire, le réalisateur des Bronzés lui offre en 1996 le rôle d'un producteur véreux dans Les Grands Ducs2 ; le tournage de cette comédie se passe mal3 et, pour couronner le tout, le film est un échec commercial. En 1999, Michel Blanc réalise Mauvaise Passe (1999), un film de mœurs sombre avec Daniel Auteuil, qui traduit son humeur du moment.

C'est en 2002, qu'il renoue avec le succès en tant que réalisateur et acteur avec le long-métrage Embrassez qui vous voudrez dans lequel il s'offre un rôle sur-mesure4 et trouve deux rôles dramatiques importants à la télévision en 2003 et 2004. Sa carrière de comédien au cinéma trouve un second souffle à partir de 2005 avec un succès public dans le premier film d'Isabelle Mergault Je vous trouve très beau. Suivent les retrouvailles en 2006 avec les Bronzés et le personnage de Jean-Claude Dusse (plus de 10 millions d'entrées) et, entre autres, deux films d'André Téchiné en 2007 (Les témoins) et 2009 (La fille du RER)

jeudi 2 juin 2016

SANDRINE BONNAIRE



Sandrine Bonnaire est une actrice, réalisatrice et scénariste française née le 31 mai 1967 à Gannat (Allier).

Sandrine Bonnaire est la fille de Lucienne et Marcel Bonnaire. Elle a passé l'essentiel de son enfance et de son adolescence à Grigny en région parisienne où elle effectue ses études au lycée Jean Vilar. Son père est ouvrier ajusteur. Sa mère est Témoin de Jéhovah et c'est la raison pour laquelle elle ne garde pas beaucoup de souvenirs de son enfance, sans fêtes d'anniversaire ni Noëls. Elle déclare : « J'ai une amnésie, peut-être pas inconsciente, mais totale de mon enfance ». Elle ne parle pas de sa mère pour ne pas en dire du mal et doit son équilibre à son père qui n'était pas dans cette secte. À cause de la destruction d'humains proclamée et annoncée plusieurs fois par la secte des Témoins de Jéhovah, principe négatif et terrorisant dit-elle, Sandrine Bonnaire déteste les religions, mais respecte la foi. Dans le magazine Psychologies, elle déclare : « Il y a un aspect très castrateur dans les religions. Une espèce de soumission et cette idée du péché qui me fait froid dans le dos. ». Elle est septième d'une famille de onze enfants et n'est pas apparentée à l'acteur Jean-Paul Bonnaire. Une de ses sœurs, Sabine, souffre du syndrome d'Asperger.

À la mort de son père, elle devient le soutien financier de la famille dont la mère est absente et s'occupe de ses deux petits frères.

À 20 ans, elle rencontre Jean-Yves Escoffier, un chef opérateur de 17 ans son aîné. Ils restent quatre ans ensemble. Puis elle rencontre l'acteur américain William Hurt en 1991 sur le tournage de La Peste de Luis Puenzo. Il est le père de Jeanne, sa fille aînée, née en 1996. En 2003, elle épouse Guillaume Laurant, scénariste et dialoguiste (notamment du Fabuleux Destin d'Amélie Poulain) qu'elle avait rencontré lors du Festival du film romantique de Cabourg. Il est le père d'Adèle, sa deuxième fille, née en 2005. Le couple divorce en 2015.

En 1993, pour protester contre la publication de photographies prises sans son consentement, Canal + fait déverser une tonne de fumier devant les locaux du magazine Voici.

En 2000, à Paris, elle est victime d'une très violente agression qui lui vaut une lourde intervention chirurgicale à la mâchoire avec pose de plaques en titane et de nombreuses séances de dentiste. Ses agresseurs ont été arrêtés et jugés.

Carrière et engagements
Sandrine Bonnaire débute au cinéma en 1980 en tant que figurante dans La Boum et Les Sous-doués en vacances. Alors qu'elle tente de décrocher un CAP de coiffure, elle accompagne en juin 1982 sa sœur Corinne, suite à annonce de casting dans le journal France-Soir pour faire de la figuration dans le film de Maurice Pialat, À nos amours. C'est Sandrine qui est finalement engagée dans le film où sa jeunesse, sa fraîcheur, sa spontanéité et sa sensualité crèvent l'écran. Pour sa prestation, elle gagne à 15 ans le César du meilleur espoir féminin. Sa carrière est désormais lancée et son rapport avec ce metteur en scène, qui l'avait auparavant choisie à une audition où elle accompagnait l'une de ses sœurs, s'affirme comme une ligne de force dans sa jeune filmographie puisqu'elle tourne deux autres films avec lui : Police et Sous le soleil de Satan, récompensé par la Palme d'or au Festival de Cannes en 1987.

Tout au long de sa carrière, Sandrine Bonnaire s'illustre dans un registre plutôt sombre et grave comme dans Sans toit ni loi d'Agnès Varda où elle joue une jeune marginale qui finit par mourir de froid. Son interprétation lui vaut, en 1986, un deuxième César, cette fois en tant que « Meilleure actrice », devenant ainsi la plus jeune comédienne à être distinguée dans cette catégorie (18 ans). Sandrine Bonnaire avoue elle-même que son apparence doit évoquer la gravité ; gravité que des réalisateurs comme Patrice Leconte, Jacques Doillon, Jacques Rivette, André Téchiné ou encore Claude Chabrol exploitent à bon escient. Sa prestation troublante dans Monsieur Hire est saluée par une nouvelle nomination aux Césars et son rôle subversif de bonne analphabète et meurtrière dans La Cérémonie est distingué par la Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine à Venise en 1995, ex æquo avec Isabelle Huppert. Dans les années 2000, elle trouve pourtant une note de jeu plus légère et pétillante dans des films comme Mademoiselle de Philippe Lioret ou Je crois que je l'aime de Pierre Jolivet entre autres même si elle reste intimement liée à un cinéma d'auteur sérieux.

Sandrine Bonnaire, qui en 2001 a été marraine de la journée de l'autisme, a réalisé un documentaire sur sa sœur, Elle s'appelle Sabine, présenté au festival de Cannes (Quinzaine des réalisateurs) de 2007 et sorti en salles en 2008.

En 2006, dans le téléfilm Le Procès de Bobigny, elle joue le rôle d'une personne vivante, la mère d'une jeune fille mineure ayant avorté en 1972, ce qui donna lieu à un procès historique de l'avortement. Ce qu'elle commente dans une interview : « Ça oblige à mettre de côté son ego de comédienne. Il faut être dans le vrai parce que, toujours, il y a cette pensée que l’autre, la personne concernée, verra le film. La pensée de ne pas trahir, même s’il s’agit d’une adaptation. ».

En 2008, elle est annoncée faisant partie du jury du 58e festival du film de Berlin.

Le festival est présidé par Costa-Gavras, et les actrices Diane Kruger et Shu Qi font également partie du jury.

Mais pour raisons familiales, elle annule sa participation au festival.

En 2009, elle fait partie du jury de la 66e Mostra de Venise, sous la présidence du réalisateur Ang Lee.

En 2011, elle s'engage en politique en intégrant officiellement l'équipe de campagne de Martine Aubry, candidate à la primaire socialiste.

En 2012, elle est présidente du jury du Festival du cinéma américain de Deauville. En 2013, elle travaille avec le chanteur Jacques Higelin, et dans le nouvel album d'Higelin, Beau Repaire, Sandrine Bonnaire chante Duo d'anges heureux avec lui.

En 2014, Sandrine Bonnaire effectue son retour sur scène en interprétant, à Valence, L'Odeur des planches de Samira Sedira en lecture théâtrale sous la direction de Richard Brunel.

En 2016 elle est présidente du jury du 8e Festival international du film policier de Beaune.

MICHEL BOUJENAH

Michel Boujenah, né le 3 novembre 1952 à Tunis, est un acteur, réalisateur et humoriste français d'origine juive tunisienne.

Michel Boujenah passe sa petite enfance en Tunisie. Son père, Joseph Boujenah, est médecin. Il a trois frères, Yves, Jean-Louis et le cadet Paul qui deviendra cinéaste. En 1963, âgé de 11 ans, il rejoint la France avec ses parents, et s'installe dans la cité de la Croix d’Arcueil à Bagneux, dans la banlieue modeste du sud de Paris. Il souffre beaucoup de cette rupture avec sa terre et sa culture natale.

En 1967, âgé de 15 ans, il décide de réaliser son rêve d'enfance : devenir acteur. Un jour à l’École alsacienne du 6e arrondissement (il est y lycéen entre 1967 et 19702), il présente à l'oral un exposé sur le livre Le Dernier des Justes d'André Schwarz-Bart qui lui fait comprendre ses dons de conteur. Il intègre alors le théâtre de l'école. Après avoir passé son bac, il passe le concours de l’École Supérieure d’Art dramatique du Théâtre national de Strasbourg, mais il est recalé notamment à cause de son accent juif tunisien.

Carrière
En 1972, après quelques stages de comédie, il monte avec ses deux amis Paul Allio et Corinne Atlas sa propre compagnie de théâtre La Grande Cuillère dans laquelle il fait monter sur scène des comédiens amateurs, des adolescents de banlieue. Il joue pour les enfants pendant six ans et interprète ses propres textes dans des cafés-théâtres.

Il écrit et met en scène tous ses one man shows qui retournent les stéréotypes négatifs tout en affirmant son identité culturelle. Son premier spectacle en 1980, Albert, créé au théâtre du Lucernaire à Paris loué pour l'occasion, co-écrit avec Corinne Atlas avec des musiques de Michel Valensi et Geneviève Cabannes, remporte un grand succès. Il y incarne son propre personnage, et prend pour thème la vie des juifs tunisiens immigrés en France, souffrant de leur déracinement et du sentiment d'« étrangeté » lors de leur arrivée en France marquée par des restes d'idéologie coloniale. Lors d'une interview pour Dvdrama, Michel Boujenah revient sur ce premier spectacle. Il y explique que ses origines juives sont fondamentales pour lui, en tant qu'élément personnel constitutif de son identité, mais qu'il ne souhaite pas construire son humour sur cette image de juif pied-noir, ce qui le pousse plus tard dans sa carrière à en partie renier ce premier spectacle. Ses origines juives et tunisiennes, son enfance d'immigré forment pour lui une situation personnelle complexe, où il évolue entre reniement et acceptation de sa différence. Il juge néanmoins qu'elles sont sans importance pour son humour, que ce qui compte pour lui c'est que son humour soit sincère.

Son second spectacle Anatole est un échec, si bien qu'il reprend son personnage d'Albert. Le suivant, Les magnifiques, une série de portraits de juifs franco-tunisiens est à nouveau un grand succès. Il est alors reconnu par le public, les médias et le monde du spectacle, et sa carrière est lancée. Il poursuit avec L'Ange Gardien, Elle et moi, Le petit génie, etc. « Sa faconde, son art de la narration, de l’exagération, sa capacité à faire passer l’émotion et son sens de l’improvisation font mouche ».

En 1979, il débute avec succès une carrière d'acteur comique de cinéma, avec Mais qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu pour avoir une femme qui boit dans les cafés avec les hommes ? de Jan Saint-Hamont. Il y joue son rôle de prédilection, celui d'un homme profondément gentil et un peu naïf. En 1984, il joue dans Trois hommes et un couffin de Coline Serreau avec André Dussollier et Roland Giraud, et obtient le César du meilleur acteur dans un second rôle et son premier grand succès d'acteur de cinéma. Il joue la suite 18 ans après en 2002.

En 1992, il fait partie de la sélection de candidats pour le César du meilleur acteur, pour son film Le Nombril du monde d'Ariel Zeitoun, où il rompt avec ses rôles de comiques. En 1998, il est le parrain de l'œuvre humanitaire du Téléthon de France 2 pour la recherche sur la myopathie et les maladies neuromusculaires.

En 2003, Michel Boujenah écrit et réalise son premier film avec Père et Fils avec Philippe Noiret, Charles Berling et son neveu Matthieu Boujenah. Cette comédie a pour sujet un père qui tente de réunir ses trois fils. Les personnalités des quatre personnages sont quatre des facettes de sa propre personnalité. Il est nommé aux César de la meilleure première œuvre de fiction, et remporte un nouveau succès avec son one man show les Nouveaux Magnifiques au théâtre du Gymnase de Paris, avec une nouvelle série de portraits de juifs tunisiens, vingt ans après la création des premiers.

En 2007, Michel Boujenah est nommé directeur artistique du Festival de Ramatuelle, succédant à Jean-Claude Brialy, décédé le 30 mai 2007. En 2008, il présente son spectacle Enfin libre !.

En 2013, Le 8 janvier 2013, il annonce aux Grosses Têtes sur RTL qu'il prépare un film dans lequel Yvan Attal et Pascal Elbe seront présents. Le même jour, il est à l'affiche pour la première fois de la pièce "Inconnu à cette adresse" au Théâtre Antoine durant un mois (du 8 janvier au 2 février) avec Charles Berling. La pièce change de comédiens très régulièrement. Gaspard Proust, Pascal Elbe, Stéphane Guillon, Dominique Pinon, Thierry Lhermitte & Patrick Timsit ont déjà joué cette pièce précédemment.

Vie privée
Michel Boujenah est marié avec Isabelle, une artiste styliste coiffeuse du monde du spectacle, dont il a un fils, Joseph Boujenah, né en 1998, et une fille, Louise Boujenah, née en 20007. Il est l'oncle de Matthieu Boujenah.

Il réside la plupart du temps dans sa villa à la périphérie de Saint-Paul-de-Vence.

EMMANUELLE BEART

Emmanuelle Béart, née le 14 août 1963 à Gassin (Var)2, est une actrice française.

Huit fois nominée aux César du cinéma, elle remporte le César du meilleur second rôle féminin en 1986 pour le film Manon des Sources. On la voit aussi notamment dans La Belle Noiseuse (1991), Un Cœur en hiver (1992), Nelly et M. Arnaud (1995), ainsi que Mission: Impossible (1996) et 8 femmes (2002).

De 1996 à 2006, elle est ambassadrice de bonne volonté de l'UNICEF et participe à de nombreuses activités humanitaires. Engagée politiquement, elle s'implique notamment dans un soutien aux étrangers en situation irrégulière.

En 1995, le magazine Empire la classe 32e dans la liste des « 100 Sexiest Stars in film history » ; en 1997, le magazine Femmes Fatales la classe 19e dans la liste du classement « Sci-Fi's Sexy 50 »3.

Fille de l'auteur-compositeur-interprète Guy Béart, et de l'ex-mannequin et actrice Geneviève Galéa, Emmanuelle Béart naît dans la région de Saint-Tropez. Son père quitte le foyer alors qu'elle est encore toute jeune.

Elle est élevée par sa mère, loin des tumultes et du monde glamour parisien, à Cogolin et à Beauvallon, près de Sainte-Maxime, en compagnie de Sarah, Ivan et Mikis Cerieix nés de l'union de sa mère avec Jean-Yves Cerieix, en compagnie également de Olivier Guespin, fruit de la relation amoureuse de sa mère avec le photographe et journaliste Jean-Jacques Guespin.

Enfant du spectacle, Emmanuelle a un tempérament rebelle. Les études ne l'intéressent guère. Elle rêve de devenir actrice et imite ses camarades d'école. Elle fait fréquemment l'école buissonnière.

En 1971, à l'âge de 8 ans, Emmanuelle Béart fait de la figuration dans La Course du lièvre à travers les champs un film de René Clément puis également en 1975 à l'âge de 12 ans dans Demain les mômes, un film de Jean Pourtalé, avec tous les enfants de son village dont son frère Olivier. Elle voue très jeune une admiration à Romy Schneider, son actrice fétiche.

En 1980, âgée de 17 ans, elle part 15 jours en séjour à Montréal (Canada) dans une famille amie de son père. C'est le coup de foudre pour ce pays qu'elle considère comme une deuxième nation et décide d'y rester. Elle y poursuit ses études, apprend l'anglais et passe son Baccalauréat français au Collège International Marie de France. Elle y rencontre le réalisateur Robert Altman qui l'encourage à devenir actrice.

En 1983, à 20 ans, de retour en France, elle suit brièvement les cours d'art dramatique de Jean-Laurent Cochet à Paris. Elle impressionne David Hamilton par sa beauté, lequel lui offre, au bout de trois mois, son premier rôle dans son film érotique Premiers désirs. Elle enchaîne avec Un amour interdit de Jean-Pierre Dougnac en 1984, rôle pour lequel elle est nommée au César du meilleur espoir féminin 1985. Sa carrière d'actrice de cinéma, de télévision et de théâtre est lancée.

Carrière

En 1986, la carrière et la notoriété du couple formé par Emmanuelle Béart et Daniel Auteuil explosent au niveau international avec le grand succès de Manon des sources de Claude Berri, d'après l’œuvre de Marcel Pagnol. Ils sont récompensés conjointement en 1987 du César de la meilleure actrice dans un second rôle et du César du meilleur acteur. Ils partagent la vedette avec Yves Montand et Hippolyte Girardot.

En 1991, elle obtient un vif succès dans son rôle de La Belle Noiseuse de Jacques Rivette où elle joue une jeune femme qui pose nue pour l'artiste-peintre Édouard Frenhofer, interprété par Michel Piccoli.
La même année, elle donne la réplique à Daniel Auteuil dans Un cœur en hiver de Claude Sautet où elle joue le rôle de Camille Kessler, une jeune et talentueuse violoniste qui tombe sous le charme de Stéphane (Daniel Auteuil) qui n'éprouve aucun sentiment pour elle et la manipule jusqu'à ce qu'elle s'en aperçoive...

En 1995, Emmanuelle Béart est sollicitée par le cinéma américain, avec Mission impossible de Brian De Palma, aux côtés de Tom Cruise et Jean Reno. Le film remporte un vif succès mondial, mais l'actrice n'apprécie pas l'esprit hollywoodien et revient vite au cinéma français. Elle se produit également au théâtre.

En 2003, Emmanuelle Béart, à l'âge de 40 ans, pose nue en couverture du magazine Elle dont les ventes explosent.

En 2005, elle devient l'égérie de la marque de bijoux et accessoires danoise Pilgrim.

Engagements
Par sa mère, qui a fondé l'association « Réflexe Solidarité », Emmanuelle Béart baigne dans l’aventure humanitaire depuis sa plus tendre enfance.

Elle est ambassadrice du comité français pour l'UNICEF de 1996 à 2006. Pendant ces dix années, elle réalise des missions à travers le monde en faveur de la cause des enfants maltraités4 grâce à un passeport diplomatique international que lui délivre le siège de l'UNICEF à New York en 2002.

Emmanuelle Béart profite de sa notoriété publique et médiatique pour mener des combats humanitaires tel que celui pour la cause des étrangers en situation irrégulière de l'église Saint-Bernard de la Chapelle de Paris en 1996 qui lui vaut la résiliation de son contrat avec la Maison Dior.

Animée par le même idéal, elle milite, en 2006, pour les sans-papiers dans l'affaire des « squatters » de Cachan.

En 2007, elle rejoint le comité de soutien à Ségolène Royal et participe au meeting de la candidate socialiste, le 1er mai au stade Charléty.

Vie privée
Emmanuelle Béart vit avec ses trois enfants, Nelly, née en avril 1992, fille de Daniel Auteuil, Yohann, né en 1996 de sa relation avec David Moreau, et Surifel, né en 2009, adopté avec son mari Michael Cohen.

Elle recourt à une opération de chirurgie esthétique des lèvres en 1990 et considère le résultat comme un désastre : « J'ai fait refaire ma bouche à l'âge de 27 ans. Ce n'est un secret pour personne, c'est loupé ». Se refusant à juger les personnes qui, comme elle, sont passées sous le scalpel, elle se dit désormais opposée à la chirurgie esthétique.

Vie sentimentale
En 1984, Emmanuelle Béart rencontre Daniel Auteuil sur le tournage du film L'Amour en douce d'Édouard Molinaro. Ils partagent 10 ans de vie commune. Emmanuelle donne naissance à Nelly, fruit de leur union, en avril 1992.

Emmanuelle Béart entretient une relation sentimentale avec le compositeur de musique David François Moreau, demi-frère de Patrick Bruel. Elle accouche de Johan en 1996. Le couple se sépare peu après.

Elle est séduite par le producteur de cinéma Vincent Meyer en 2000 au cours du tournage du film La Répétition de Catherine Corsini. Leur union se termine tragiquement par le suicide de Vincent Meyer à Paris alors qu'Emmanuelle Béart présente, en compétition, Les Égarés d'André Téchiné au Festival de Cannes de 2003.

Elle a également vécu en couple avec l'acteur français Michaël Cohen, qu'elle épouse lors d'un mariage civil le 13 août 2008 à Genappe en Belgique. Ensemble, ils ont adopté Surifel, un petit Éthiopien âgé de 8 mois. Ils se séparent en 2011.





RICHARD BOHRINGER

Richard Bohringer, né le 16 janvier 19421 à Moulins, est un acteur, réalisateur, chanteur et écrivain français, également citoyen sénégalais depuis 2002. Il est le père de l'actrice Romane Bohringer.

Richard Bohringer est le fils d'un officier de l'armée allemande et d'une Française que son père rencontre durant la Seconde Guerre mondiale.

À sa naissance, ses parents l'abandonnent à sa grand-mère maternelle pour s'enfuir en Allemagne. Cette dernière vivait dans une HLM à Épinay-sur-Seine. Malgré ce début de vie difficile, Richard Bohringer explique que son enfance était heureuse chez sa grand-mère2.Il vécut longtemps avec sa fille à Deuil-la-Barre.

Il adhère le 30 septembre 1958 au groupuscule d'extrême droite Jeune Nation.

Débuts et carrière artistique
Richard Bohringer débute au théâtre à la fin des années 1960. Sa première pièce, Les Girafes, est produite par Claude Lelouch. Il intègre le monde cinématographique avec un premier film en 1970, La Maison de Gérard Brach.

Ce n'est qu'en 1972 qu'il obtient un rôle significatif avec L'Italien des roses. Mais c'est dans les années 1980 que Bohringer, alors quadragénaire, s'impose véritablement, devenant l'un des acteurs français les plus marquants de cette période. D'abord en 1981, avec le film Diva de Jean-Jacques Beineix, puis avec de nombreux autres rôles qui lui vaudront notamment deux Césars, pour L'Addition (en 84) et Le Grand Chemin (en 87).

On le remarque aussi bien chez Luc Besson (Subway, en 1985) que chez Gérard Jugnot (Une époque formidable) en 1991, confirmant ses talents de comédien ; il est également l'acteur fétiche de Jean-Loup Hubert, le complice de Jean-Pierre Mocky ou de son ami Bernard Giraudeau. En 1992, le père et sa fille Romane sont réunis par Claude Miller pour L'Accompagnatrice.

Dans les années 1990, après le film Tango en 1993, l'acteur se fait plus rare. Il se tourne dès lors vers la télévision avec la série Un homme en colère de 1997 à 2002.

Après l'écriture de romans, Richard Bohringer s'est également essayé à la chanson. Trois albums sont sortis entre 1990 et 2002.

En 2010 au Théâtre de l'Européen à Paris, il crée un spectacle seul en scène, adapté de son livre Traîne pas trop sous la pluie. Démarre alors une tournée de plus de 2 ans à la rencontre du public, devant lequel des histoires d'alcool, de voyages, d'Afrique, de femmes... En juillet 2011, il joue ce spectacle pendant le « off » du Festival d'Avignon.

En janvier 2013, il crée la pièce J’avais un beau ballon rouge, dans laquelle, pour la première fois, il partage la scène avec sa fille Romane. Un spectacle qui obtient un grand succès en tournée et à Paris, au Théâtre du Rond-Point. Parallèlement, il écrit et joue Voyages, un spectacle dans la continuité de Traîne pas trop sous la pluie5.

Vie privée

Il a connu une longue période difficile, des problèmes de drogue, d'alcool et d'argent, des épisodes violents. Autant de combats à livrer qu'il raconte dans son succès de librairie C'est beau une ville la nuit, paru en 1988, et dont il a tiré un film du même nom, sorti au cinéma en 2006. Sa fille Romane, avec qui il entretient une relation paternelle très forte, joue son propre rôle dans ce film. Il publie en 2005 des récits de voyage ; il sort en 2006 Oublie que je t'aime, un livre autobiographique et Gouvernement en exil, une fable utopique écrite avec Frank Jobert.

Grand amoureux de l'Afrique, dont il aime chanter la musique, il a obtenu la nationalité sénégalaise en 20026.

Amateur de football, il soutient l'équipe de Nancy, l'Association sportive Nancy-Lorraine. Il n'hésite pas, lorsque son emploi du temps le permet, à venir donner le coup d'envoi de matchs de l'ASNL.

Longtemps proche du Parti communiste français, en 2007, lors de l'élection présidentielle il a soutenu le candidat centriste François Bayrou le considérant comme étant le plus humaniste et le plus démocrate7. Toutefois pour l'élection de 2012 il se prononce pour le Front de Gauche 8.

Au début de l'année 2009, Richard Bohringer se bat contre l'hépatite C, une maladie qui l'éloigne des plateaux de cinéma pendant près de deux ans9. Après un répit de quelques mois durant lesquels il multiplie les projets au cinéma et au théâtre, il est contraint d'annuler la fin de la tournée de J'avais un beau ballon rouge en avril 2014 pour raisons de santé10. Un an plus tard, il remonte sur les planches. Lors d'un entretien, il déclare s'être battu durant cette année loin du théâtre contre un cancer.



dimanche 24 avril 2016

JEAN-CLAUDE BRIALY



Jean-Claude Brialy est un acteur, réalisateur, scénariste et écrivain français, né le 30 mars 1933 à Aumale, en Algérie, et mort le 30 mai 2007 à Monthyon (Seine-et-Marne).

Issu de la Nouvelle Vague du cinéma français, il a joué dans plus de cent films au cours d'une carrière commencée en 1956 et a côtoyé de grands réalisateurs tels que Louis Malle, Claude Chabrol, François Truffaut ou Éric Rohmer. Vedette (Le Beau Serge) ou second rôle, il a été nommé pour le César du meilleur acteur dans un second rôle avec Le Juge et l’Assassin en 1977 et l’a remporté avec Les Innocents.










samedi 23 avril 2016

JEAN-PAUL BELMONDO

Jean-Paul Belmondo, né le 9 avril 1933 à Neuilly-sur-Seine, est un acteur français. Il a également été producteur de cinéma et directeur de théâtre.

Alternant dans les premières années de sa carrière les films populaires et d'Art et Essai avant de pencher nettement pour la première catégorie, il est rapidement devenu l'une des plus grandes vedettes du cinéma français, champion incontesté du box-office au même titre que Louis de Funès et Alain Delon à la même époque. En cinquante ans de carrière, il a attiré dans les salles près de 130 millions de spectateurs : entre 1969 et 1982, il a joué à quatre reprises dans le film le plus vu de l'année en France (Le Cerveau, Peur sur la ville, L'Animal, L'As des as), égalant le record de Fernandel et n'étant dépassé sur ce point que par Louis de Funès1.

Il a tourné sous la direction de grands réalisateurs français, tels Alain Resnais, Louis Malle, Philippe de Broca, Henri Verneuil, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, François Truffaut, Claude Sautet, Jean-Pierre Melville, Claude Lelouch, Jean-Paul Rappeneau, Georges Lautner ou encore Gérard Oury, ainsi qu'avec quelques réalisateurs étrangers comme Vittorio De Sica, Mauro Bolognini ou Peter Brook. Un grand nombre de ses films sont devenus des classiques du cinéma français, comme Le Professionnel, Borsalino, À bout de souffle, L'Homme de Rio, Le Magnifique, Un singe en hiver, Pierrot le fou, Le Cerveau ou L'As des as. À partir du milieu des années 1980, il raréfie sa présence au cinéma et se produit surtout au théâtre.

En 1989, il reçoit le César du meilleur acteur pour son rôle dans Itinéraire d'un enfant gâté.

Depuis le début des années 2000, des problèmes de santé l'ont contraint à se retirer du cinéma et des planches, si l'on excepte un film sorti en 2009.






LYON

la soirée d'ouverture du Festival Lumière à Lyon et l'hommage à Jean-Paul Belmondo au sein de la Halle Tony Garnier, le 14 octobre 2013






Jean-Paul Belmondo : découvrez qui sont ses trois filles

Ce dimanche 3 janvier, dans le cadre de son émission Grands reportages, TF1 propose de revenir sur la carrière de Jean-Paul Belmondo. Acteur toujours adulé malgré son retrait des plateaux de cinéma, le Magnifique est aussi un papa (et grand-papa comblé). Outre son fils Paul, la star aux 130 millions d'entrées en salles eut également trois filles Patricia, Florence et Stella.



Patricia
Elle était le premier des trois enfants que Jean-Paul Belmondo eut avec Elodie Constantin, sa première compagne qu'il n'allait d'ailleurs épouser que quatre ans après la naissance de Patricia, en 1954. A cette époque, Jean-Paul avait 21 ans et était encore élève au Conservatoire. C'est au même âge que Patricia fera ses premiers pas au cinéma en 1975, mais derrière la caméra, comme script-girl, sur l'impayable comédie Les galettes de Pont-Aven, avec Jean-Pierre Marielle, grand pote de Belmondo. Mais en 1994, Patricia meurt dans l'incendie de son appartement de la rue de Rennes, à Paris. Elle venait d'avoir 40 ans.

Florence
Née en 1960, la deuxième fille de l'acteur s'est depuis longtemps installée aux Etats-Unis pour y suivre l'homme de sa vie avec lequel elle a donné trois petits-enfants à Jean-Paul Belmondo : Annabelle en 1988, Christopher en 1993 et Nicholas en 1997.

Stella
La petite dernière est née le 13 août 2003, un an après le terrible AVC qui a lourdement handicapé Jean-Paul Belmondo et l'a obligé à une retraite anticipée. La mère de Stella est la seconde épouse du comédien, Nathalie Tardivel dite Natty, ex-danseuse et ex-Cocogirl que l'As des As avait rencontrée dans un club de sport au milieu des années 80. Cinq ans après la naissance de Stella, le couple annonçait sa sépara.

mercredi 13 avril 2016

BERTRAND BLIER



Bertrand Blier est un réalisateur, scénariste et écrivain français, né le 14 mars 1939 à Boulogne-Billancourt (France).

Bertrand Blier est le fils de Gisèle Brunet et du comédien Bernard Blier.

Le cinéma de Bertrand Blier est résolument anticonformiste et iconoclaste. Son style se rapproche parfois de Jean-Pierre Mocky dans la critique des mœurs bourgeoises et la réhabilitation des plaisirs du corps, mais son modèle dans le domaine reste avant tout Luis Buñuel. On trouve dans ses œuvres de grands moments de provocation (Les Valseuses) et d'humour noir (Buffet froid et Les Acteurs), mêlés à un goût prononcé du dialogue grossier et décalé ainsi qu'à un intérêt certain pour l'absurde. Néanmoins, ses films atteignent souvent un large public, comme Notre histoire et Tenue de soirée. Marginaux, prostitué(e)s, voyous, flics, travestis, sont ses thèmes de prédilection. C'est un réalisateur qui fait la part belle aux acteurs. Il a tourné avec les plus grands. Il a fait de Jean-Pierre Marielle (quatre collaborations), Patrick Dewaere (trois collaborations) et Gérard Depardieu (huit collaborations) ses acteurs fétiches.

jeudi 7 avril 2016

CAROLE BOUQUET



Carole Bouquet, née le 18 août 1957 à Neuilly-sur-Seine dans le département français de la Seine est une actrice française.

En 1990, elle remporte le César de la meilleure actrice pour son rôle dans Trop belle pour toi de Bertrand Blier.

Carole Bouquet est élevée avec sa sœur par son père, ses parents étant séparés.

Carrière
Appréciée pour sa beauté classique, c'est Luis Buñuel qui fait tourner le premier Carole Bouquet au cinéma, en 1977, dans un classique du surréalisme Cet obscur objet du désir dans lequel elle interprète le rôle de Conchita. En 1981, elle incarne une James Bond girl aux côtés de Roger Moore dans Rien que pour vos yeux, un rôle qui la fait connaître du grand public en France et dans le monde.

Elle est nommée au César de la meilleure actrice dans un second rôle dans Rive droite, rive gauche de Philippe Labro en 1984.

Par la suite, son rôle dans Trop belle pour toi de Bertrand Blier en 1989, lui donne une reconnaissance internationale et lui vaut le César de la meilleure actrice.

Elle est maîtresse de cérémonie du Festival de Cannes 1995. En 1999, elle est jurée au 4e Festival international du film de Shanghai. En 2008, elle préside le jury du 34e Festival du cinéma américain de Deauville. En mai 2014, elle est membre du jury des longs métrages au 67e Festival de Cannes, présidé par la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion.

Autres activités

Dans sa propriété de Pantelleria, une île au large de la Sicile (l'île des vents), où elle possède des vignes produisant du passito (ce pourquoi on lui prête, et totalement à tort, des origines siciliennes), elle produit 14 000 bouteilles de 50 cl par an. C'est sa rencontre avec le viticulteur et directeur commercial Claude Boudamani qui a été le facteur déclenchant. Elle a rencontré ensuite Dott Donato Lanati qui vinifie le passito « Sangue d'Oro » avec elle.

Elle a créé le festival de Cinéma « Un Réalisateur dans la Ville » à Nîmes, avec Gérard Depardieu et Jean-Claude Carrière. Ce festival a lieu chaque été et présente pendant une semaine cinq films d'un réalisateur, en compagnie de ce dernier et de ses acteurs. Le festival a lieu en plein air dans les jardins de la Fontaine à Nîmes, fin juillet.

Engagements[
Carole Bouquet soutient avec Josiane Balasko les familles africaines de la rue de la Banque à Paris.
Elle est la porte-parole de la fédération La Voix de l'Enfant depuis 1985.
Ambassadrice de la fondation PlaNet Finance depuis 1998.

Vie privée[
Carole Bouquet a été la compagne de Jean-Pierre Rassam, dont elle a eu un fils, le producteur Dimitri Rassam, né en 1981. Avec Francis Giacobetti elle a eu un autre fils, Louis, né en 1987. Elle a épousé le chercheur Jacques Leibowitch, spécialiste du sida. En 1996, elle se lie avec l'acteur Gérard Depardieu, ils se séparent en 2005.

En mai 2014, elle s'affiche au festival de Cannes avec Philippe Sereys de Rothschild, fils de Philippine de Rothschild et de Jacques Sereys, officialisant ainsi sa nouvelle relation.

Elle n'a aucun lien de parenté avec le comédien français Michel Bouquet.

Dimitri Rassam, le fils de Carole Bouquet, avec son épouse Masha, en septembre 2012




lundi 4 avril 2016

JULIETTE BINOCHE



Juliette Binoche, née le 9 mars 1964 dans le 12e arrondissement de Paris1, est une actrice française. Elle est la première actrice à avoir remporté (et la seule à ce jour avec Julianne Moore) un prix d'interprétation dans les trois plus grands festivals de cinéma — Cannes, Venise et Berlin —, ainsi qu'un César, un Oscar, un BAFTA, et le prix Romy-Schneider.

En 2001, elle est l'actrice française la plus nommée en étant sélectionnée aux Oscars, aux BAFTA, aux SAG Awards et aux Prix du cinéma européen pour Le Chocolat ainsi qu'aux César pour La Veuve de Saint-Pierre et aux Tony Awards pour Trahisons. Fait unique pour une comédienne française d'être nommée pour trois travaux différents la même année.

Elle parle couramment l'anglais et comprend l'espagnol.

Fille de Jean-Marie Binoche, mime, metteur en scène et sculpteur, et de Monique Stalens (née en 1939 à Częstochowa), comédienne française, elle est la sœur de la photographe de plateau Marion Stalens. Juliette Binoche s'initie très tôt aux cours d'art dramatique de sa mère, puis de Véra Gregh. À 17 ans, elle entre au conservatoire du VIème arrondissement et devient l'élève de Jean-Louis Bihoreau et Jean-Pierre Martineau. Elle suit des cours aux conservatoires du deuxième et du cinquième arrondissement de Paris.[réf. nécessaire] Une fois son baccalauréat décroché, elle entre au Conservatoire national supérieur d'art dramatique. Après avoir joué dans quelques pièces de théâtre et travaillé comme caissière dans un grand magasin parisien3, tourné quelques publicités télévisées, elle débute au cinéma auprès de metteurs en scène renommés comme Jean-Luc Godard, Jacques Doillon ou André Téchiné.

Années 1990
C'est sur le tournage de Mauvais Sang en 1986, qu'elle rencontre le réalisateur Leos Carax et devient sa compagne. Ils se séparent pendant le tournage des Amants du Pont-Neuf. C'est son interprétation face à Daniel Day-Lewis dans L'Insoutenable Légèreté de l'être (1987) ou dans Fatale (1992) face à Jeremy Irons qui la propulse au niveau international.

Déjà engagée avec Krzysztof Kieslowski pour le tournage de Trois couleurs : Bleu (1993), elle décline la sollicitation de Steven Spielberg pour Jurassic Park4, et décroche ainsi le César de la meilleure actrice. Elle avait été nommée déjà quatre fois et trois autres nominations suivront.

Jouant les héroïnes romantiques dans Le Hussard sur le toit (1995) ou Le Patient anglais (1997) pour lequel elle reçoit l'Oscar du meilleur second rôle, elle est également nommée à l'Oscar de la meilleure actrice en 2000 pour sa participation à la comédie romantique Le Chocolat avec Johnny Depp.

Années 2000

Juliette Binoche joue une esthéticienne bavarde coincée dans un aéroport dans Décalage horaire (2002), puis tourne coup sur coup en 2005 le thriller fantasmagorique Caché de Michael Haneke et le drame Mary d'Abel Ferrara, entre autres5.

En 2008, Juliette réalise une tournée mondiale de danse contemporaine avec le chorégraphe anglais d'origine bangladeshi Akram Khan pour le spectacle In I6,7, et comme publicité s'offre la couverture de Playboy. Juliette Binoche explique ainsi : « J'ai été convaincue par une jeune équipe qui veut changer Playboy, comme on voudrait changer le monde, en parlant du corps différemment, en lui rendant son âme. »8

Années 2010
En 2010, elle remporte le Prix d'interprétation féminine lors du 63e Festival de Cannes pour Copie conforme d'Abbas Kiarostami. Cette distinction la place parmi les actrices les plus récompensées au monde, car outre son Oscar et son César, elle a la spécificité d'être la seule actrice avec Julianne Moore à avoir réussi le « grand chelem », à savoir être primée dans les trois plus grands festivals de cinéma internationaux que sont Cannes, Venise et Berlin. Ainsi, elle est, avec Moore mais également Jack Lemmon et Sean Penn chez les acteurs, l'une des quatre artistes à avoir reçu le prix d'interprétation féminine ou masculine des trois plus grands festivals mondiaux.

Vingt-cinq ans après Isabelle Adjani, elle incarne, en 2013, la sculptrice Camille Claudel dans Camille Claudel 1915 de Bruno Dumont, un film très différent du précédent long métrage[pourquoi ?]. L'année suivante, elle est à l'affiche de Sils Maria d'Olivier Assayas dans lequel elle partage l'affiche avec Kristen Stewart. Elle incarne une actrice qui a connu le succès en incarnant une jeune fille ambitieuse et au charme trouble qui fascine et conduit au suicide une femme mûre, Helena. Vingt ans plus tard on lui propose de reprendre cette pièce, mais cette fois de l'autre côté du miroir, dans le rôle d'Helena. Il s'agit de sa seconde collaboration avec le réalisateur après L'Heure d'été.

Elle travaille ensuite, sous la direction d'Isabel Coixet, dans le long-métrage Personne n'attend la nuit (Nadie quiere la noche), qui fait l'ouverture de la Berlinale 2015 et y est accueilli fraîchement9, et dans un documentaire consacré à une prisonnière de Hissène Habré, Rose Lokissim, Parler de Rose10.

Durant l'été de cette année 2015, elle est présidente du jury du Festival du film de Cabourg11. Soit 18 ans après avoir été sacrée par le festival pour le film Le Patient anglais. Son jury est composé de Jérôme Bonnell, Luís Galvão Teles, Maxim Nucci, Raphaël Personnaz, Céline Sallette, Guillaume Schiffman, Gilles Taurand et Mélanie Thierry.

Début 2016, elle annonce la création d'une société de production - "We do it together" - dont le but est de promouvoir la place de la femme dans le monde du cinéma. Jessica Chastain, Queen Latifah, entre autres, l'accompagnent dans ce projet.

Vie privée

Elle a partagé la vie de Leos Carax de 1986 à 1991, rencontré sur le tournage de Mauvais Sang, dont elle se séparera sur un autre tournage, celui des Amants du Pont-Neuf. Elle entretient ensuite une relation avec André Hallé dont naîtra Raphaël le 2 septembre 1993. Elle joue dans Le Hussard sur le toit au côté d'Olivier Martinez avec qui elle sera en couple de 1995 à 1997. En 1999, pendant le tournage des Enfants du siècle, elle rencontre Benoît Magimel qui sera son compagnon jusqu'en 2003. Ils ont ensemble une fille née le 16 décembre 1999, Hana. Santiago Amigorena fait appel à elle en 2005 pour Quelques jours en septembre et deviendra son compagnon jusqu'en 2009. Le réalisateur est par ailleurs l'ex-mari de Julie Gayet.

Elle est aussi la marraine de cinq orphelins au Cambodge.