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vendredi 3 juin 2016

OMAR SY


Omar Sy, né le 20 janvier 1978 à Trappes (Yvelines), est un acteur et humoriste français. Il accède à la notoriété en formant, avec Fred Testot, le duo comique Omar et Fred. En 2011, il tient aux côtés de François Cluzet la vedette du film Intouchables, qui avec 19,44 millions de spectateurs, est au premier rang du box office français en 2011 et le troisième plus gros succès du cinéma français1. Le 24 février 2012, il reçoit le César du meilleur acteur pour sa prestation dans Intouchables. Ce succès lui ouvre notamment les portes d'Hollywood et il tourne dès lors dans plusieurs blockbusters du cinéma américain.







dimanche 3 avril 2016

CLAUDE SAUTET



Claude Sautet, né le 23 février 1924 à Montrouge (département de la Seine, aujourd'hui Hauts-de-Seine) et mort le 22 juillet 2000 dans le 14e arrondissement de Paris, est un scénariste et réalisateur français.

Claude Sautet débute sa vie professionnelle au journal Combat comme critique musical. Il fait ses études de cinéma à l'IDHEC (aujourd'hui la Fémis). Après avoir été assistant et scénariste, notamment pour Les Yeux sans visage de Georges Franju, en 1959, il commence sa carrière cinématographique en tant que réalisateur, en 1951, avec un court-métrage, suivi quatre ans plus tard d'un long-métrage, Bonjour sourire (avec Henri Salvador, Louis de Funès et Jean Carmet), qu'il reniera ultérieurement. Il connaît le succès en 1960, grâce à Classe tous risques, avec, en vedettes, Jean-Paul Belmondo et Lino Ventura, qui joue aussi, en 1965, dans L'Arme à gauche. Ce troisième film est boudé par la critique et le public.

À la suite de cet échec Sautet décide de changer de style, et réalise, en 1969, sur un scénario de Jean-Loup Dabadie, Les Choses de la vie avec Michel Piccoli et Romy Schneider à qui il va confier le premier rôle féminin de plusieurs de ses films. L'accueil fait à ce film l'encourage à persévérer dans cette voie des comédies dramatiques. Il tourne ensuite de grands films tels que César et Rosalie, Vincent, François, Paul... et les autres, Max et les ferrailleurs, Une histoire simple, Un mauvais fils, Garçon !, Un cœur en hiver ou encore Nelly et Monsieur Arnaud, son dernier film, pour lequel il reçoit en 1996 le César du meilleur réalisateur, tandis que le César du meilleur acteur est attribué à Michel Serrault.

Il a été aussi scénariste de films comme La Vie de château, en 1965, et Borsalino, en 1970.

Claude Sautet est enterré au cimetière du Montparnasse, à Paris.

MICHEL SERRAULT



Michel Serrault est un acteur français né le 24 janvier 1928 à Brunoy (Essonne) et mort le 29 juillet 2007 à Vasouy (Calvados).

Un des acteurs les plus populaires de sa génération, Serrault a tourné au total dans 135 longs métrages, endossant des rôles très différents et originaux : du boulevard (La Cage aux folles) et de la comédie absurde ou délirante (Buffet froid, Le Miraculé, Rien ne va plus) à un registre plus sombre (Garde à vue, Les Fantômes du chapelier, Mortelle Randonnée, Docteur Petiot) en passant par une palette d'interprétations dramatiques nuancées (Nelly et Monsieur Arnaud, Le Monde de Marty). Il est le seul comédien à avoir obtenu le César du meilleur acteur à trois reprises.

Il est le fils de Robert Serrault, représentant en cartes postales le jour et contrôleur de théâtre la nuit, et d'Adeline Foulon. Au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en 1939, sa mère l'envoie à Argentat en Corrèze, avec ses deux frères Raoul et Guy, et sa sœur Denise. Issu d'une « famille très simple de tradition chrétienne », il devient enfant de chœur dans l'église de ce village. Il y découvre la théâtralité de la cérémonie religieuse et côtoie la mort lors du sacrement de l'extrême onction et des funérailles religieuses.

Portant en lui le germe d'une foi naissante, il annonce à sa mère en octobre 1941 vouloir devenir prêtre. En octobre 1942, il entre au petit séminaire de Conflans à Charenton-le-Pont. Dès cette époque, il proclame avoir deux passions, « faire rire et m'occuper de Dieu » et dira plus tard qu'il n'aurait pas aimé le vœu de chasteté. Après deux ans de séminaire marqué par l'austérité, le père Modeste Van Hamme, son directeur spirituel, l'oriente alors vers son métier de comédien, considérant qu'il servirait mieux le Seigneur dans ce domaine. Michel Serrault restera un fervent catholique.

Il s’inscrit au printemps 1944 dans le centre d’art dramatique de la Rue Blanche et suit les cours gratuits de Jean Le Goff, comme José Artur. Parallèlement, il suit des cours payants au conservatoire Maubel où il rencontre une autre élève, Juanita Saint-Peyron, qu'il épousera le 27 janvier 1958. Refusé au Conservatoire en 1946, il décroche ses premiers contrats de comédien de théâtre, part en tournée en Allemagne, monte un spectacle de clown avant de faire son service militaire à Dijon en 1948. À son retour, il intègre la troupe des Branquignols de Robert Dhéry, est initié au théâtre d'avant-garde par Jean-Marie Serreau, étudie l'art du mimodrame avec Étienne Decroux et fait de la figuration à la Comédie-Française. Dans les années 1950 et 1960, il fait les belles heures des cabarets parisiens en duo avec Jean Poiret, qu'il rencontre en 1952 à une audition des matinées classiques du Théâtre Sarah-Bernhardt. Ils se font connaître en interprétant ensemble le sketch « Jerry Scott, vedette internationale » dont la première représentation a lieu au cabaret Tabou12 le 11 janvier 195313. Il débute au cinéma avec les Branquignols par un petit rôle dans Ah ! les belles bacchantes(1954), puis dans Les Diaboliques (1955) d’Henri-Georges Clouzot. Il participera à leurs nombreux autres films.

Il se lance dans une longue aventure dans le film comique : Assassins et Voleurs (1957) de Sacha Guitry, avec Jean Poiret, Le Viager (1972) de Pierre Tchernia, qui le fera jouer dans plusieurs autres films, où il a pour partenaire Michel Galabru, avec lequel il participera à un grand nombre de films comme Les Gaspards, Room service. Il tourne aussi avec Louis de Funès, alors encore peu connu : Nous irons à Deauville, Des pissenlits par la racine, Carambolages, ou encore avec Jean Lefebvre et Bernard Blier : Quand passent les faisans (1965), Le Fou du labo 4 (1967), C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule (1974).

Figure du théâtre de boulevard, avec ses rôles dans des pièces télévisées de Au théâtre ce soir, il triomphe en 1973 dans le rôle de l'excentrique travesti « Zaza Napoli » de La Cage aux folles, qu’il rejouera plus tard avec un succès international14 dans ses adaptations au cinéma et dont le premier opus lui vaut le César du meilleur acteur en 1979.

Puis arrive L'Ibis rouge (1975) de Jean-Pierre Mocky avec Michel Simon. C'est un grand ami du cinéaste avec lequel il tourne un grand nombre de films dont le plus gros succès reste Le Miraculé (1987) où il joue pour la dernière fois avec son vieil ami Jean Poiret et donne la réplique à Jeanne Moreau qu'il retrouve pour un autre face à face truculent dans La Vieille qui marchait dans la mer (d'après Frédéric Dard) de Laurent Heynemann en 1991. Il reviendra à la comédie incisive avec Rien ne va plus (1997) de Claude Chabrol où il forme avec Isabelle Huppert un couple d'arnaqueurs à la petite semaine pris dans les mailles du filet d'un parrain des Antilles interprété par Jean-François Balmer. Serrault a également servi le comique grinçant, absurde et ubuesque de Bertrand Blier en l'espace de trois collaborations: Préparez vos mouchoirs (1978), Buffet froid (1979) et Les Acteurs (2000) : dans ce dernier, comme presque tout le reste de la prestigieuse distribution, il interprète son propre rôle.

L’adaptation de la pièce La Cage aux folles au cinéma étant un succès international, il est un des rares acteurs français à pouvoir se permettre de tourner à la fois dans de grosses productions mais aussi des films d’art et essai, souvent moins grand public.

Le 30 août 1977, il perd sa fille Caroline (alors âgée de 19 ans) dans un accident de la route à Neuilly-sur-Seine. L'acteur, Nita et leur fille cadette ne surmonteront jamais vraiment cette tragédie.

Ce drame familial est parallèle à un changement de cap artistique : c'est désormais dans des rôles dramatiques que l'acteur va exceller, soulevant parfois au passage de vives polémiques comme en 1997 lors de la présentation à Cannes d'Assassin(s) de Mathieu Kassovitz. Après l'obtention d'un deuxième César pour Garde à vue (1981) de Claude Miller, où il campe un notaire cynique et équivoque, soupçonné d'être l'auteur d'un double viol et homicide sur mineures, son dialoguiste Michel Audiard déclare à son sujet : « il est le plus grand acteur du monde ». Ce huis-clos policier où il se confronte à Lino Ventura marque sans conteste un grand tournant dans sa carrière puisque s'ouvre devant lui la porte d'interprétations plus ténébreuses : il apparaît en 1982 au côté de Charles Aznavour en petit commerçant provincial voué aux meurtres de vieilles dames dans Les Fantômes du chapelier de Claude Chabrol (adapté de Georges Simenon) ou devient, dans Mortelle Randonnée (1983) de Claude Miller, un père croyant reconnaître sa fille disparue en la personne d'une jeune meurtrière interprétée par Isabelle Adjani et qu'il suit avant d'effacer les traces laissées sur les scènes de crime.

Il affronte ensuite, paralysé et aphone, sa bru adultère campée par Nathalie Baye dans En toute innocence (1988) d'Alain Jessua et endosse, pour Christian de Chalonge, les oripeaux du criminel de guerre Marcel Petiot dans Docteur Petiot (1990). C'était par ailleurs ce réalisateur qui avait révélé ses capacités à endosser des rôles ambigus avec L'Argent des autres en 1978 où il était un inquiétant banquier. En 1995, Nelly et Monsieur Arnaud, le film testament de Claude Sautet, est une autre étape décisive pour Serrault puisqu'il y fait preuve d'une nuance dramatique qu'il avait peu manifestée auparavant. Il y interprète un magistrat retraité, désenchanté, solitaire et mélancolique, sollicitant les services d'une jeune femme délaissée (jouée par Emmanuelle Béart) pour rédiger ses mémoires. Sa prestation est unanimement reconnue comme sa composition la plus aboutie. Elle lui permet de remporter un ultime César en 1996. En 1999 dans Le Monde de Marty de Denis Bardiau, il tient le rôle d'un vieillard muet et paralysé, atteint de la maladie d'Alzheimer mais dont la voix commente en off les récits de son amitié naissante avec un jeune garçon souffrant de leucémie. À la fin de sa vie, l'acteur jouait plutôt des rôles de « pépé » campagnard à la française, bougon, un peu rustre, mais avec un grand cœur, comme dans Les Enfants du marais (1999) de Jean Becker, avec Jacques Villeret et Jacques Gamblin, Une hirondelle a fait le printemps (2001) de Christian Carion, Le Papillon (2002) de Philippe Muyl, Albert est méchant (2003) ou Les Enfants du pays de Pierre Javaux.

Peu de temps avant sa mort, on a pu le voir aux obsèques de Jean-Claude Brialy, à Paris. Il mettait également la dernière main à un ouvrage dans lequel il souhaitait raconter ses souvenirs, en se retournant sur sa carrière exceptionnelle. Cet ouvrage, qui s'intitule À bientôt, est paru le 12 novembre 2007 chez Oh ! Éditions. Il envisageait aussi de porter à l'écran la vie de monsieur Pouget, prêtre de Paris que nombre de personnes illustres consultaient pour sa vaste science et ses conseils. Michel Serrault rêvait d'interpréter un jour la vie de ce prêtre qu'il admirait beaucoup.

« Homme au physique de monsieur-tout-le-monde et au caractère fougueux, cabotin, provocateur, franc et chaleureux », il a joué dans 135 longs métrages.

Il est mort chez lui, dans sa propriété du Val la Reine à Équemauville, le 29 juillet 2007 (un jour avant Ingmar Bergman et Michelangelo Antonioni), à l’âge de 79 ans, des suites d’un cancer alors qu'il souffrait depuis plusieurs années d'une maladie rare, la polychondrite chronique atrophiante, d'où la déformation19 de son nez. Le 2 août 2007, de nombreux amis du monde du cinéma et quelques représentants officiels ont assisté à ses obsèques en l'église Sainte-Catherine de Honfleur (près de sa résidence secondaire). Il est inhumé au cimetière y attenant, avant que sa dépouille ne soit transférée en 2009 au cimetière ancien de Neuilly-sur-Seine (lieu de sa résidence principale) auprès de son épouse et de sa fille.

Vie privée
Michel Serrault avait rencontré Juanita Saint-Peyron au conservatoire Maubel à Paris alors qu'il prenait des cours de comédie. Il l'épouse le 27 janvier 1958, avec pour témoins Jean Poiret et Françoise Dorin. Ils ont deux filles : Caroline, qui trouvera la mort dans un accident de voiture en 1977 à l'âge de 19 ans, et Nathalie. Juanita Saint-Peyron, dite Nita, décédée le 15 novembre 2008, aura été jusqu'à la fin l'amour de sa vie.





jeudi 31 mars 2016

OMAR SHARIF

Omar Sharif ou Omar El-Sharif2, né Michel Dimitri Chalhoub1,3 le 10 avril 1932 à Alexandrie et mort au Caire le 10 juillet 20154, est un acteur de cinéma égyptien.

Né en 1932 à Alexandrie dans une famille d'origine libanaise et chrétienne de la ville de Zahlé, Michel Chalhoub est le fils de Joseph Chalhoub, marchand de bois précieux, et de Claire Saada5. Élevé dans le rite grec-catholique melkite, il s'est converti à l'islam afin d'épouser l'actrice musulmane égyptienne Faten Hamama, dont il divorce plus tard.

Au Collège britannique Victoria d'Alexandrie, il étudie les mathématiques, la physique, le français ainsi que cinq autres langues, qu’il parle plus ou moins couramment : l'arabe, l'anglais, le grec, l'italien et le turc.

Après avoir obtenu un diplôme en mathématiques et physique à l'université du Caire, il travaille pendant cinq ans dans l'entreprise de bois précieux de son père avant d’aller étudier le métier d’acteur à la prestigieuse Royal Academy of Dramatic Art de Londres.


Omar Sharif and Julie Christie in 'Doctor Zhivago' (1965)





mercredi 16 mars 2016

TILDA SWINTON

Tilda Swinton, née le 5 novembre 1960 à Londres, est une actrice, productrice de cinéma et mannequin britannique.

Tilda Swinton est née en Angleterre d'une mère australienne, Judith Balfour (née Kilen), et d'un père écossais, Sir John Swinton of Kimmerghame, Major-général. La famille Swinton est une ancienne famille anglo-écossaise dont la lignée remonte jusqu'au xe siècle.

Tilda Swinton a étudié à la West Heath Girls' School (dans la même classe que Diana Spencer. Diplômée de l'Université de Cambridge en sciences politiques et sociales, elle intègre la Royal Shakespeare Company en 1984, qui la lance sur la scène théâtrale.

Carrière
Sa carrière cinématographique commence en 1986, dans Caravaggio de Derek Jarman, avec qui elle tourne de nombreux autres films dont Edward II qui lui vaut de recevoir la Coupe Volpi de la meilleure actrice à la Mostra de Venise en 1991.

Elle revient au premier plan au début des années 2000, en tournant dans des films aussi variés que Vanilla Sky, Bleu profond (qui lui apporte des récompenses) ou Constantine avec Keanu Reeves. Mais c'est surtout sa participation à l'adaptation de la saga littéraire à succès Le Monde de Narnia qui va la propulser sous le feu des projecteurs. Elle y incarne la Sorcière Blanche, rôle qu'elle reprend dans les deux suites cinématographiques, Le Monde de Narnia : Le Prince Caspian et L'Odyssée du Passeur d'Aurore.

Le 24 février 2008, elle décroche l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation de la froide avocate Karen Crowder opposée à Michael Clayton (George Clooney), dans le film homonyme de Tony Gilroy.

Adepte des transformations physiques pour les personnages qu'elle interprète, elle se dévoile autrement dans des films comme Julia (2008), We need to talk about Kevin (sa performance est saluée au Festival de Cannes 2011 où le film est sélectionné en compétition officielle), Snowpiercer (2013), The Zero Theorem (2013) ou encore The Grand Budapest Hotel (2014). Dans ces deux derniers films, elle arbore des looks pour le moins extravagants, les maquillages transformant facilement les traits de son visage androgyne. Mais en 2015, c'est métamorphosée en femme sexy et de poigne à la tête d'un magazine de presse féminine qu'elle surprend, dans la comédie Crazy Amy.

Dans un autre registre artistique, elle est proche d'Olivier Saillard ; elle réalise donc régulièrement des performances avec lui.

Après l'arrêt de Narnia, les studios Disney font de nouveau appel à elle : en 2016, elle sera ainsi à l'affiche du blockbuster Marvel, Docteur Strange, aux côtés de Benedict Cumberbatch et Chiwetel Ejiofor, et sous la direction de Scott Derrickson.

Et l'année suivante, elle retrouvera Bong Joon-ho pour une seconde ambitieuse co-production internationale, Okja.

Vie privée

Tilda Swinton vit à Nairn, en Écosse, avec ses deux enfants et son compagnon Sandro Kopp, un peintre allemand. Le père de ses jumeaux Xavier et Honor (nés en 1997) est le dramaturge John Byrne (en) qui vit à Édimbourg. Tilda Swinton dément toute rumeur de ménage à trois.

En 2013, elle figure dans la liste des 50 quinquagénaires les plus élégants établie par le Guardian.








TONI SERVILLO

Marco Antonio "Toni" Servillo (né le 25 janvier 1959, à Afragola, dans la province de Naples, en Campanie) est un acteur de théâtre et de cinéma italien, également metteur en scène de théâtre et d’opéra.

Vivant actuellement à Caserte, il a été en 1987 l’un des fondateurs des Teatri Uniti.

Toni Servillo a respiré l’amour du théâtre dès son plus jeune âge. Issu d’une famille passionnée de théâtre, il a poursuivi une carrière artistique comme son frère Peppe Servillo, renommé et raffiné musicien lauréat d’un prix au Festival de Sanremo avec sa Piccola Orchestra Avion Travel.

Toni Servillo et sa compagnie théâtrale, entre les années 1980 et 1990, poursuivirent une extraordinaire activité d’étude, de recherche et de réinvention de la culture théâtrale italienne et napolitaine : notamment Eduardo De Filippo, Enzo Moscato et Raffaele Viviani, mais aussi Luigi Pirandello. Le sommet de ce parcours a été atteint avec la réalisation de Sabato, domenica e lunedì de De Filippo dans laquelle Servillo a créé un style très original et personnel pour mettre en scène Eduardo, en restant intimement fidèle à l’esprit du grand auteur napolitain.

En parallèle, il a entrepris un voyage dans le théâtre français des xviie et xviiie siècles, avec la mise en scène du Misanthrope et du Tartuffe de Molière, et des Fausses Confidences de Marivaux, des spectacles très prisés qui ont fait, dans tous les théâtres où ils ont été joués, salle pleine.

En 2008, au festival de Cannes, il était l'interprète de rôles principaux dans les deux films italiens en compétition et qui ont tous les deux reçu des prix du Jury : Gomorra, de Matteo Garrone, inspiré du livre de dénonciation de la Camorra du journaliste napolitain Roberto Saviano et Il Divo de Paolo Sorrentino dont il est l'acteur fétiche, dans lequel il interprète Giulio Andreotti, l’un des personnages-clé de la politique italienne de l’après-guerre à nos jours.

En 2010, il est un second rôle important dans Un balcon sur la mer de Nicole Garcia, aux côtés de Jean Dujardin et Marie-Josée Croze, puis le rôle principal d'Une vie tranquille de Claudio Cupellini.

Engagé aussi en tant que metteur en scène d’opéra, Toni Servillo a mis en scène des opéras de Mozart, Cimarosa, Moussorgski, Richard Strauss, Rossini, Beethoven dans plusieurs théâtres d’Europe.




TIMITHY SPALL

Timothy Spall, né le 27 février 1957 dans le quartier Battersea de Londres, est un acteur britannique.

Adolescent, Timothy Spall commence à se passionner pour le théâtre. À 21 ans, il trouve un premier rôle important sur scène et fait ses débuts au cinéma dans le moyen métrage The Life story of Baal. L'année suivante, on l'aperçoit en projectionniste dans Quadrophenia, l'adaptation du rock opera des Who.

En 1982, Timothy Spall fait une rencontre déterminante pour la suite de sa carrière, en la personne de Mike Leigh. Les deux hommes travaillent sur le téléfilm Home Sweet Home dans lequel il joue un des trois personnages principaux. Le cinéaste lui offre par la suite les rôles les plus marquants de sa carrière : il joue le rôle du propriétaire d'un magasin dans Life Is Sweet, celui de Maurice, le photographe spécialisé dans les mariages dans Secrets et mensonges, qui remporte la palme d'or à Cannes en 1996, et celui d'un apprenti chanteur dans Topsy-Turvy. En 2002, Timothy et Mike se retrouvent sur All or Nothing, il y joue alors un chauffeur de taxi dont la vie de couple se désagrège.

Dans les années 1980, ses rôles se multiplient. On peut alors citer l'adaptation de classiques de la littérature avec Oliver Twist, la comédie avec Dutch Girls, l'horreur avec The Dream Demon et le drame avec Le Complot.

En 1990, il apparaît dans Chasseur blanc, cœur noir de Clint Eastwood et dans Un thé au Sahara de Bernardo Bertolucci. Au début des années 1990, Timothy Spall se consacre essentiellement à la télévision et au théâtre. Il faut attendre 1996 pour le retrouver sur grand écran dans Hamlet de Kenneth Branagh. Sa performance dans Secrets et mensonges relance sa carrière. En 2000, il retrouve sa passion du théâtre et Kenneth Branagh pour Peines d'amour perdues, prête sa voix à Nick le rat dans Chicken Run tandis que Patrice Chéreau l'emploie en mari trompé dans Intimité. L'année suivante, il apparaît aux côtés de Tom Cruise dans Vanilla Sky, puis, en 2003, il retrouve l'acteur sur Le Dernier samouraï, et enchaîne sur Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban ainsi que Harry Potter et la Coupe de feu dans lequel il incarne Peter Pettigrow, alias Queudver, serviteur de Lord Voldemort. Plus récemment, nous l'avons retrouvé dans Sweeney Todd de Tim Burton, film dans lequel il interprète le bailli Banford, âme damnée du juge Turpin interprété par Alan Rickman qui est aussi un de ses collègues de la saga des films de Harry Potter. Et en 2010 il interprète la voix du chien Bayard, dans Alice aux pays des merveilles de Tim Burton.

Enfin l'acteur a participé à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d'été de 2012 à Londres, jouant le rôle de Winston Churchill. Rôle qu'il a tenu dans le film Le Discours d'un roi.

Le 24 mai 2014, il obtient le Prix d'interprétation masculine au 67e Festival de Cannes pour son rôle du peintre J.M.W. Turner dans Mr. Turner de Mike Leigh, son réalisateur fétiche.







J.K. SIMMONS


Jonathan Kimble Simmons, surnommé J. K. Simmons, est un acteur américain né le 9 janvier 1955 à Détroit (Michigan).

Après avoir passé une grande partie de sa carrière à la télévision, dans des séries comme Oz ou The Closer, il commence à se faire connaitre du grand public en jouant l'excentrique et cupide J. Jonah Jameson dans les films Spider-Man mais la consécration n'arrive qu'en 2014 avec son rôle dans Whiplash qui lui vaut le Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle ainsi que l'Oscar dans la même catégorie.

Second rôle reconnu du grand public, il s'est fait connaître principalement grâce aux rôles de Vernon Schillinger dans Oz, le docteur Skoda dans New York, police judiciaire et le chef Pope dans la série The Closer à la télévision.

Au cinéma, il est connu pour avoir incarné le rédacteur en chef du Daily Buggle J. Jonah Jameson dans la saga Spider-Man et ses participations dans les trois longs-métrages de Jason Reitman : étant tour à tour l'employeur d'Aaron Eckhart dans Thank You For Smoking, le père d'une adolescente enceinte (Ellen Page) dans Juno et d'un employé licencié par George Clooney et Anna Kendrick dans In the Air.

En 2015, il obtient un Golden Globe ainsi qu'un Oscar pour son rôle de professeur despotique de jazz dans Whiplash de Damien Chazelle.

Vie privée

Depuis 1996, il est marié à l'actrice Michelle Schumacher, qui incarnait Norma Clark (l'assistante de Miss Sally) dans la série Oz.

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lundi 14 mars 2016

ABDERRAHMANE SISSAKO

Abderrahmane Sissako (également crédité sous le nom de Dramane Sissako) est un cinéaste et producteur mauritanien, né le 13 octobre 1961 à Kiffa.

Le thème principal de son œuvre est l'exil, le déplacement. Il peint l'Afrique avec des touches autobiographiques. En 2015, il devient le premier cinéaste africain à obtenir le César du meilleur réalisateur pour Timbuktu.


Peu de temps après sa naissance, sa famille émigre au Mali, où il suit une partie de ses études primaires et secondaires. Après un court retour en 1980 en Mauritanie, il part en Union Soviétique, à Moscou, où il étudie le cinéma au VGIK (Institut fédéral d'État du Cinéma) de 1983 à 1989.

Au début des années 1990, Abderrahmane Sissako s'installe en France. En 1994, Il obtient, lors du 4e Festival du cinéma africain de Milan, le Prix du meilleur court métrage pour son film Octobre. En 1999, lors de la 9e édition de ce même festival, il reçoit le Prix du meilleur long métrage pour La Vie sur terre, tourné l'année précédente.

Abderrahmane Sissako est, avec Ousmane Sembène, Souleymane Cissé, Idrissa Ouedraogo ou Djibril Diop Mambety, l'un des rares cinéastes d'Afrique Noire à avoir obtenu une notoriété internationale.

Il est également conseiller culturel pour le chef d'état mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz1.

Abderrahmane Sissako est aussi président de la Ciné Fabrique, une école de cinéma et de multimédia basée sur Lyon.

Festivals[
Il est président du jury du festival Premiers Plans d'Angers en janvier 2007.
Membre du jury des longs-métrages au Festival de Cannes 2007.
Président du concours d'entrée à la Fémis en 2008.
Membre du jury du Festival international du film de Moscou 2014.
Président de la section Cinecole au Festival international du film de Marrakech 2014.
Président du jury de la section Cinéfondation et courts-métrages au Festival de Cannes 2015.

Filmographie
1989 : Le Jeu (35mm, 23 minutes), travail de fin d'études. Situé dans le désert mauritanien et tourné au Turkménistan.
1993 : Octobre (35mm, 37 minutes), tourné dans la banlieue de Moscou. (Prix Un Certain Regard au Festival de Cannes, Prix du meilleur court métrage au 3e Festival du cinéma africain de Milan).
1995 : Le chameau et les bâtons flottants (vidéo, 6 minutes) d'après Jean de La Fontaine. Adaptation tournée en Mauritanie.
1996 : Sabriya (vidéo, 26 minutes), dans la collection initiée par Arte, African Dreaming. L'action est située en Tunisie.
1997 : Rostov-Luanda (vidéo, documentaire de 59 minutes. Dans le cadre de Documenta X Kassel). Sur un ancien guérillero de la guerre pour la libération de l'Angola, qu'Abderrahmane Sissako avait rencontré seize ans plus tôt, à Moscou. (Prix de la meilleure vidéo au 8e Festival du cinéma africain de Milan)
1998 : La Vie sur terre (35mm, 67 minutes) (Prix du meilleur long métrage au 9e Festival du cinéma africain de Milan et Mention spéciale du jury au 16e FESPACO en 1999), tourné au Mali dans le village de son père.
2002 : En attendant le bonheur (Heremakono) (35mm, 90 minutes) (Grand prix-Étalon de Yenenga au 18e FESPACO en 2003), inspiré au cinéaste par son bref retour en Mauritanie en 1980.
2006 : Bamako, Grand prix du Public des Rencontres du Festival Paris Cinéma, Prix du Film du Conseil de l'Europe (2007), chanson du film interprétée par Oumou Sangaré
2014 : Timbuktu (ou Chagrin des oiseaux) Sélection officielle Festival de Cannes 2014.