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mercredi 8 juin 2016

LA GUERRE DU FEU de JEAN-JACQUES ANNAUD

La Guerre du feu est un film d'aventure préhistorique franco-canadien réalisé par Jean-Jacques Annaud, sorti en 1981. C'est une adaptation du roman éponyme écrit en 1909 par J.-H. Rosny aîné.

Au Paléolithique, la tribu des Ulam connaît l'usage du feu et sait le conserver mais ne sait pas le produire. Les membres de la tribu des Wagabou envahissent le territoire des Ulam et une bataille éclate. Les Wagabou sont représentés comme des sauvages proches de l'animalité, couverts de poils, dont rien n'indique qu'ils maîtrisent un outillage avancé ou le feu, et dont la langue est à l'évidence très rudimentaire. Malgré tout, ce sont eux qui gagnent grâce à l'avantage du nombre, leur force brutale et leurs ruses stratégiques. Une poignée d'Ulam réussit à s'enfuir, en laissant en chemin les blessés. Le gardien du foyer s'enfuit lui aussi avec un peu du feu (le reste a été volé par les Wagabou), mais au bout du compte il l'éteint par hasard, au moment même où un membre retrouve les survivants de la tribu. Sans feu, les voilà condamnés à mourir de froid et de faim. Les Ulam ne veulent pas revenir au cannibalisme et ils décident d'envoyer trois d'entre eux, Naoh (Everett McGill), Amoukar (Ron Perlman) et Gaw (Nameer El-Kadi), à la recherche du feu, recherche pleine de danger. Au cours de leur voyage, ils rencontreront plusieurs espèces de bêtes sauvages, dont des tigres à dent de sabre, ainsi que d'autres espèces primitives d'êtres humains.

Finalement, dans leur exploration, le trio des Ulam entre dans le territoire des Kzamm, une tribu qui ne dédaigne pas de capturer des membres de la tribu des Ivaka pour les manger. Malgré leur inculture et leur brutalité, les Kzamm sont passés maîtres dans l'art de produire le feu. Naoh réussit à le leur voler, mais il est blessé en se battant contre deux d'entre eux. Il rejoint Gaw et Amoukar. Une jeune femme appelée Ika (Rae Dawn Chong), une prisonnière Ivaka qui s'est enfuie avec Naoh, les rejoint, cherchant leur protection.

Un jour, Ika se rend compte qu'elle est près de chez elle. Elle essaie de persuader les trois Ulam de l'accompagner, mais l'absence d'une langue commune ou une méfiance instinctive les retient en arrière. Quand Ika les quitte le matin suivant, Naoh se sent très troublé car il ne peut s’empêcher de penser à elle. Il revient en arrière, suivi de Gaw et d'Amoukar malgré leur réticence. Naoh quitte les autres pour aller en éclaireur dans le village mais est pris dans une embuscade par les Ivaka.

Au début, on lui fait subir des brimades et plusieurs formes d'humiliation, mais finalement les Ivaka l'acceptent et lui montrent leurs techniques. Leur tribu est la plus avancée qui nous soit montrée. Ils sont arrivés à l'étape de l'art (peinture sur le corps, cabanes, ornements, poterie primitive) et ce qui est plus important, ils maîtrisent la production du feu. Quand on apprend à Naoh comment l'allumer, il se sent transporté de joie ; sa vie est changée pour toujours.

Inquiets, Gaw et Amoukar vont à la recherche de Naoh et se font capturer eux aussi. Pendant les épreuves qu'on leur fait subir, ils se rendent compte à leur stupéfaction qu'un de ceux qui y participent est Naoh, qu'au départ ils n'avaient pas reconnu puisque son corps est maintenant couvert de peinture comme les Ivaka. Pendant la nuit Gaw et Amoukar s'enfuient, en assommant Naoh pour l'emmener avec eux. Se rendant compte qu'elle aime Naoh, Ika suit le trio et l'aide à s'enfuir.

Sur le chemin du retour, le quatuor doit se battre contre un ours et un groupe de renégats qui faisaient partie autrefois de la tribu des Ulam. Gaw est sérieusement blessé dans sa lutte contre l'animal, mais il réussit à s'enfuir. Les trois autres membres du groupe le retrouvent et Amoukar le porte sur ses épaules. Lorsque la bataille s'engage avec les Ulam renégats, le groupe utilise plusieurs propulseurs de sagaies volés aux Ivaka et mettent ainsi en fuite leurs ennemis, ce qui montre l'avantage qu'il y a à maîtriser les nouvelles technologies.

Alors qu'ils sont sur le point de rejoindre la tribu des Ulam, celui qui était chargé de porter le feu tombe à l'eau, et le feu s'éteint. Naoh essaie d'en allumer un nouveau en utilisant quelques brindilles, des excréments et des herbes sèches. Plusieurs essais échouent, mais Ika prend les choses en main, en frottant soigneusement ensemble les brindilles sèches. Dès qu'une petite braise est allumée, la tribu se sent tellement submergée de joie qu'elle reste silencieuse. Finalement, Ika et Naoh découvrent qu'Ika est enceinte de leur enfant. Naoh caresse le ventre d'Ika en regardant la couleur brillante de la lune, laissant les spectateurs espérer qu'ils auront peut-être une postérité et contempler l'avenir du développement humain grâce à l'aide conjointe de la science et de la technologie.

LA BALANCE de BOB SWAIM

La Balance est un film policier français réalisé par Bob Swaim et sorti en 1982. Il a remporté le César du meilleur film en 1983.


À Belleville, l'inspecteur principal Palouzi, déterminé à faire tomber le caïd Massina, exerce des pressions machiavéliques sur un ancien truand, André Laffont dit "Dédé", et sur son amie prostituée, Nicole, afin de les recruter comme « indicateur ».











samedi 4 juin 2016

CEREMONIE DES CESAR - ANEE 1984



La 9e cérémonie des César du cinéma - dite aussi Nuit des César - récompensant les films sortis en 1983, s'est déroulée le 3 mars 1984 au théâtre de l'Empire à Paris.

Elle fut présidée par Gene Kelly et retransmise sur Antenne 2 présentée par Léon Zitrone.

Palmarès

César du meilleur film
À nos amours de Maurice Pialat et Le Bal d'Ettore Scola
Coup de foudre de Diane Kurys
Tchao Pantin de Claude Berri
L'Été meurtrier de Jean Becker

César du meilleur réalisateur
Ettore Scola pour Le Bal
François Truffaut pour Vivement dimanche !
Maurice Pialat pour À nos amours
Jean Becker pour L'Été meurtrier
Claude Berri pour Tchao Pantin

César du meilleur acteur
Coluche pour Tchao Pantin
Gérard Depardieu pour Les Compères
Yves Montand pour Garçon !
Michel Serrault pour Mortelle Randonnée
Alain Souchon pour L'Été meurtrier

César de la meilleure actrice
Isabelle Adjani pour L'Été meurtrier
Fanny Ardant pour Vivement dimanche!
Nathalie Baye pour J'ai épousé une ombre
Nicole Garcia pour Les Mots pour le dire
Miou-Miou pour Coup de foudre

César du meilleur acteur dans un second rôle
Richard Anconina pour Tchao Pantin
Guy Marchand pour Coup de foudre
Bernard Fresson pour Garçon !
Jacques Villeret pour Garçon !
François Cluzet pour L'Été meurtrier

César de la meilleure actrice dans un second rôle
Suzanne Flon pour L'Été meurtrier
Victoria Abril pour La Lune dans le caniveau
Sabine Azéma pour La vie est un roman
Stéphane Audran pour Mortelle Randonnée
Agnès Soral pourTchao Pantin

A NOS AMOURS de MAURICE PIALAT

À nos amours est un film français réalisé par Maurice Pialat et sorti en 1983, dont la bande originale est signée Klaus Nomi.

Suzanne a quinze ans. En vacances sur la Côte d'Azur, elle repousse Luc, le jeune homme qui est amoureux d'elle, puis se donne à un Américain inconnu sur la plage.

De retour à Paris, elle multiplie les aventures amoureuses. Ses parents se séparent. Son père quitte la maison. Elle doit faire face à l'hostilité de sa mère et de son frère. Son mariage se solde par un échec. Après avoir revu son père, elle part avec un amant aux États-Unis.

DES HOMMES ET DES DIEUX

Des hommes et des dieux est un film dramatique français réalisé par Xavier Beauvois, inspiré librement de l'assassinat des moines de Tibhirine en Algérie en 1996. Le film retrace la vie quotidienne des moines et leurs interrogations face à la montée de la violence durant les mois précédant leur enlèvement lors de la guerre civile algérienne.

Ce film a été présenté le 18 mai 2010, dans le cadre de la compétition officielle du Festival de Cannes 2010 et a reçu le Grand prix du jury. Produit par Why Not Productions et Armada Films, il est sorti en France le 8 septembre 2010.

Des hommes et des dieux a reçu un bon accueil de la part du public, restant quatre semaines en tête du box-office en France. Il a également suscité, dans les médias, un regain d'attention pour l'histoire des moines de Tibhirine, les circonstances de leur assassinat, la guerre civile algérienne des années 1990, et le dialogue interreligieux.

Il a obtenu le 25 février 2011 le César du meilleur film pour l'année 2010.


Synopsis
Un monastère dans un village isolé au milieu des montagnes algériennes, dans les années 1990. Une petite communauté de moines catholiques y est installée. Les moines ont une vie simple, austère, rythmée par la prière et les tâches quotidiennes. L'ordre cistercien, auquel ils appartiennent, est centré sur la contemplation, soutenue par la prière commune, les chants liturgiques mais aussi des temps de silence. Une place importante est accordée au travail de la terre, à l'aide aux démunis, aux soins apportés aux malades. Le monastère sert en effet de dispensaire médical pour la population locale. Un des moines, frère Luc, est médecin et accueille chaque jour des personnes souffrantes1,2,3,4.

Les moines ont des relations fraternelles avec les musulmans vivant aux alentours. Mais progressivement, la violence et la terreur, liées à la guerre civile algérienne, gagnent la région. De nombreux civils sont assassinés, victimes du conflit entre les groupes islamistes terroristes et l'armée algérienne. Des ouvriers croates sont égorgés, non loin du monastère. L'armée propose sa protection aux moines, qui la refusent. Un groupe de terroristes pénètre de force dans le monastère lors de la nuit de Noël1,2,3,4, mais repart paisiblement.

Se pose alors, avec de plus en plus d'acuité, la question du départ. Faut-il rester dans ce monastère, auprès des villageois qui comptent sur la présence des religieux, mais en courant le risque d'être enlevés et tués ? Ou doivent-ils partir s'établir ailleurs ? Les moines sont amenés à se poser cette question difficile, qui éprouve leur foi, leur courage, et leur attachement à cette terre et à ses habitants. La vie quotidienne et la prière de la communauté sont habitées par cette tension dramatique. Sont en jeu leurs relations au sein de leur communauté, les liens profonds qui les unissent à la population, et l’esprit de paix et de charité qu’ils veulent opposer à la violence sévissant dans le pays.







L'assassinat des moines de Tibhirine fait référence à la mort, en 1996, lors de la guerre civile algérienne, de sept moines trappistes du monastère de Tibhirine, en Algérie. Les sept moines sont enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 et séquestrés durant plusieurs semaines. Leur assassinat est annoncé le 21 mai 1996 dans un communiqué attribué au GIA (Groupe islamique armé). Les têtes des moines ne sont retrouvées que le 30 mai 1996, non loin de Médéa.

Étrangement, les autorités algériennes vont chercher à cacher le fait que les corps aient disparu. Pour faire illusion, elles vont jusqu'à lester les cercueils des moines avec du sable. Seule l'obstination du secrétaire général adjoint des trappistes, le père Armand Veilleux, à identifier les corps lui permettra de découvrir leur absence des cercueils. Une anecdote qui alimentera les doutes sur la thèse officielle du "crime islamiste" pour expliquer leur décès.

En raison de l'absence d'enquête judiciaire algérienne, les commanditaires de l'enlèvement des moines, leurs motivations ainsi que les causes réelles de l'assassinat sont encore mal connus à ce jour.

1) La version officielle d'Alger qui a longtemps prévalu est celle d'une culpabilité du "GIA" (Groupe islamique armé) de Djamel Zitouni.

Mais en 1997, d'anciens officiers des services algériens révèlent qu'entre 1994 et 1996, le fameux Djamel Zitouni était secrètement manipulé par ses chefs, les généraux Smain Lamari et Toufik Mediene, respectivement numéro 2 et 1 du "DRS" (Département Renseignement Sécurité, ex "sécurité militaire").

2) Une seconde thèse reposant sur un témoignage algérien indirect transmis en 1996 au général François Buchwalter, alors attaché de défense à l'ambassade de France à Alger (mais révélé à la justice qu'en 2009) évoque une bavure de l'armée algérienne, dissimulée ensuite par celle-ci.

3) Mais à partir de 2002, de nouveaux agents du DRS ou des islamistes du GIA confirment à Canal plus, puis à Libération, qu'en 1996, les moines de Tibhirine ont été enlevés sur ordre d'Alger. Ces témoignages sont rassemblés en 2011 dans le livre Le Crime de Tibhirine. Révélations sur les responsables de Jean-Baptiste Rivoire et dans le documentaire Le Crime de Tibhirine1 (diffusé le 19 septembre 2011 dans l'émission Spécial investigation de Canal plus).

Ces anciens militaires algériens expliquent qu'en soignant les maquisards islamistes, les moines exaspéraient les patrons du DRS précisément chargés d'éradiquer les insurgés. Que les autorités avaient exigé à plusieurs reprises que les moines quittent Tibhirine, sans succès. Et qu'en 1996, le général Smain Lamari, alors patron de la Direction du contre-espionnage, avait fini par se résoudre à faire enlever les moines sous couvert d'une "opération islamiste de Djamel Zitouni".

Selon ces anciens agents secrets algériens, l'opération aurait visé un triple objectif :

contraindre les moines, qui soignaient les insurgés, de quitter la région
discréditer les islamistes
obtenir la reconnaissance de la France en faisant libérer les otages par l'armée.
Selon ces nouveaux témoins, les moines ne devaient pas être tués, mais des soupçons grandissants sur le DRS (ex "sécurité militaire") auraient finalement incité ses patrons à faire éliminer secrètement les moines fin avril 1996, et non pas fin mai 1996, comme on l'avait longtemps cru2,3.

vendredi 3 juin 2016

THE ARTIST

The Artist, ou L'Artiste au Québec, est un film français, muet et en noir et blanc, écrit et réalisé par Michel Hazanavicius et sorti en 2011. Tourné à Los Angeles, et notamment à Hollywood, il met en scène Jean Dujardin dans le rôle de George Valentin, star du cinéma muet confrontée à l'arrivée des films parlants entre la fin des années 1920 et le début des années 1930, Bérénice Bejo dans le rôle de Peppy Miller, jeune actrice en pleine ascension, ainsi que plusieurs comédiens américains tels que James Cromwell (Babe, L.A. Confidential) et John Goodman (Barton Fink, The Big Lebowski) dans des rôles secondaires importants. Le comédien britannique Malcolm MacDowell apparaît également dans une scène.

Produit principalement par Thomas Langmann, The Artist est entre autres un hommage aux films muets des années 1920. Il reprend la structure de scénario des différentes versions d'Une étoile est née. Le réalisateur a notamment cité parmi ses influences Les Lumières de la ville et Les Temps modernes de Charlie Chaplin1, l'un des derniers films muets sortis en plein essor du parlant. Le film contient également des références à Chantons sous la pluie qui traitait déjà sur un ton humoristique du passage douloureux au cinéma parlant, ainsi qu'à différents classiques du cinéma, muet et parlant2,3.

Sélectionné au Festival de Cannes 2011, The Artist vaut à Jean Dujardin le Prix d'interprétation masculine. Grâce à l'accueil cannois, le film est acheté par des distributeurs du monde entier, dont la Weinstein Company aux États-Unis4. Il entame alors une brillante carrière internationale et gagne plus de cent récompenses, remportant notamment trois Golden Globes, sept BAFTAs, six César, un Goya et cinq Oscars. The Artist est le deuxième film à remporter l'Oscar du meilleur film sans être produit essentiellement par des anglo-saxons (Le Dernier Empereur5, coproduction franco-sino-italo-britannique6, avait reçu la récompense en 1988), et Jean Dujardin devient le premier comédien français à recevoir l'Oscar du meilleur acteur7.

CEREMONIE DES CESAR - ANNEE 1985


La 10e cérémonie des César du cinéma - dite aussi Nuit des César - récompensant les films sortis en 1984, s'est déroulée le 2 mars 1985 au théâtre de l'Empire.

Elle fut présidée par Simone Signoret et retransmise sur Antenne 2.


Palmarès

César du meilleur film
Les Ripoux de Claude Zidi
L'Amour à mort d'Alain Resnais
Carmen de Francesco Rosi
Les Nuits de la pleine lune d'Éric Rohmer
Un dimanche à la campagne de Bertrand Tavernier

César du meilleur réalisateur
Claude Zidi pour Les Ripoux
Francesco Rosi pour Carmen
Alain Resnais pour L'Amour à mort
Éric Rohmer pour Les Nuits de la pleine lune
Bertrand Tavernier pour Un dimanche à la campagne

César du meilleur acteur
Alain Delon pour Notre histoire
Gérard Depardieu pour Fort Saganne
Louis Ducreux pour Un dimanche à la campagne
Philippe Noiret pour Les Ripoux
Michel Piccoli pour La Diagonale du fou

César de la meilleure actrice
Sabine Azéma pour Un dimanche à la campagne
Jane Birkin pour La Pirate
Valérie Kaprisky pour La Femme publique
Julia Migenes pour Carmen
Pascale Ogier pour Les Nuits de la pleine lune

César du meilleur acteur dans un second rôle
Richard Bohringer pour L'Addition
Lambert Wilson pour La Femme publique
Fabrice Luchini pour Les Nuits de la pleine lune
Bernard-Pierre Donnadieu pour Rue barbare
Michel Aumont pour Un dimanche à la campagne

César de la meilleure actrice dans un second rôle
Caroline Cellier pour L'Année des méduses
Elizabeth Bourgine pour La Septième Cible
Maruschka Detmers pour La Pirate
Victoria Abril pour L'Addition
Carole Bouquet pour Rive droite, rive gauche.

LES RIPOUX de CLAUDE ZIDI

Les Ripoux est un film français réalisé par Claude Zidi, sorti en 1984.

Dans les années 1980, René Boisrond, inspecteur en poste au commissariat du 18e arrondissement de Paris, mène une vie bien tranquille, entre sa concubine Simone, une ex-prostituée, et son travail qui consiste essentiellement à encaisser pots-de-vin et commissions occultes en tous genres, lui permettant d'assouvir sa passion pour les courses hippiques. Le train-train de ce flic ripou, c'est-à-dire pourri (en verlan), va être quelque peu chamboulé par l'arrivée au commissariat de l'inspecteur Lesbuche, jeune provincial frais émoulu de l'école de police, plein d'ambition et pétri de hauts principes moraux, avec qui il va devoir faire équipe. Lesbuche se fait progressivement une raison, devenant tricocheur comme son collègue.











jeudi 2 juin 2016

TROIS HOMMES ET UN COUFFIN de COLINE SERREAU

Trois hommes et un couffin est un film français, réalisé par Coline Serreau, sorti sur les écrans en 1985. Ce film devint le plus grand succès de l'année au cinéma, avec plus de 10 millions d'entrées.

Ce film a fait l'objet d'une suite en 2003 : 18 ans après.

Jacques, Pierre et Michel, célibataires, vivent ensemble dans un très grand appartement au centre de Paris. Un soir, lors d'une soirée organisée dans leur appartement, Jacques, le steward, accepte de servir de transitaire à un paquet qu'un ami va lui livrer le lendemain. Ayant à peine eu le temps de prévenir ses amis, il part en Extrême-Orient pour plusieurs semaines. Quand arrive le « paquet », il se trouve que c'est un bébé, apparemment la fille de Jacques, que sa mère, Sylvia, lui envoie sous prétexte que son travail l'empêche de s'occuper d'elle. Les deux amis se trouvent débordés et lamentablement inexpérimentés par le travail que leur donne la petite fille avec son lot de biberons, de couches et le souci de la faire dormir, tout cela s'ajoutant au travail qu'ils ont déjà.

Un matin, deux individus viennent réclamer le « paquet ». Soulagés, ils leur remettent le couffin, mais se rendent immédiatement compte que le « paquet » que les deux hommes attendaient, était celui que la gardienne avait déposé quelques jours auparavant. Après avoir découvert, par hasard, que ce paquet contenait de la drogue, Pierre et Michel comprennent rapidement le quiproquo et récupèrent, in extremis, la petite Marie. Néanmoins, ils n'échapperont pas à la surveillance permanente de la police et des trafiquants qui souhaitent récupérer leur marchandise. Ils ont pris de gros risques, mais tout finit par rentrer dans l'ordre : c'est que Jacques finit par rentrer de voyage. Ainsi commence à s'organiser la vie des trois hommes avec le bébé.

THERESE de ALAIN CAVALIER

Thérèse est un film français réalisé par Alain Cavalier sorti en 1986.

Sélectionné au Festival de Cannes 1986, le film y a obtenu le Prix du Jury. Il a ensuite reçu le César du meilleur film de l'année 1986.

Synopsis
Évocation très libre de la vie de la carmélite Thérèse de Lisieux, qui meurt de la tuberculose en 1897 et connaît l'épreuve spirituelle du doute (déréliction) avant de mourir.

AU REVOIR LES ENFANTS de LOUIS MALLE

Au revoir les enfants est un film français réalisé par Louis Malle, sorti en 1987. Il présente l'histoire romancée, vue par un collégien, du Père Jacques de Jésus, prêtre résistant qui a caché des enfants juifs dans le collège qu'il dirigeait.

Nommé deux fois aux Oscar, le film obtient sept César dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur en 1988.

Le film se déroule durant l'hiver 1943, dans une France occupée. Julien qui a 12 ans, fils d'une famille bourgeoise, est pensionnaire au petit collège Saint Jean de la Croix, tenu par les pères carmes. Il retrouve le chemin de l'école sans joie après les vacances de Noël, pour le deuxième trimestre. Une rentrée presque comme les autres jusqu'à ce que le père Jean vienne présenter trois nouveaux élèves. L'un d'entre eux, le jeune Jean Bonnet, est le voisin de dortoir de Julien.

Les deux élèves se jaugent, Julien est intrigué par Jean, garçon fier, mutique et mystérieux un temps rejeté par l'ensemble de la classe. Après s'être observés mutuellement, ils s'apprivoisent au jour le jour et un lien d'amitié se crée entre eux. Julien finit par comprendre le secret de son ami, son nom n'est pas Bonnet mais Kippelstein, il est juif. Un froid matin de janvier, suite à une dénonciation, la Gestapo fait irruption dans le collège. Le Père Jean, résistant clandestin, et les trois enfants juifs sont emmenés. Julien ne les reverra jamais plus. Les enfants sont déportés à Auschwitz et le Père Jean à Mauthausen.

dimanche 24 avril 2016

CAMILLE CLAUDEL

Camille Claudel est un film français réalisé par Bruno Nuytten, sorti sur les écrans en 1988.

Biographie de la sculptrice Camille Claudel, sœur du poète, dramaturge et diplomate Paul Claudel et égérie de Rodin.

Camille Claudel voue ses jours et ses nuits à sa passion, la sculpture. Soutenue par son père et son frère Paul, elle rêve d'entrer dans l'atelier du grand maître Auguste Rodin. Après lui avoir démontré son talent et sa détermination à travailler avec lui, elle est engagée comme apprentie avec son amie Jessie. Camille tombe rapidement éperdument amoureuse du maître. Elle devient sa maîtresse et son égérie…

mercredi 13 avril 2016

TROP BELLE POUR TOI

Trop belle pour toi est un film français de Bertrand Blier, sorti en 1989.

En 1989, le film obtient le Grand Prix du Jury au festival de Cannes, et cinq César lors de la cérémonie des César du cinéma 1990.


Bernard Barthélémy, patron d'un garage BMW, est marié à une femme très belle, Florence. Il tombe pourtant amoureux d'une femme au physique très ordinaire, Colette, qui vient d'être engagée au garage en tant que secrétaire intérimaire. Cette relation va bouleverser sa vie, sur fond de musique de Schubert.

jeudi 7 avril 2016

CYRANO DE BERGERAC

Cyrano de Bergerac est un film français réalisé par Jean-Paul Rappeneau et sorti en 1990. Il s'agit d'une adaptation de la pièce de théâtre Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand, avec Gérard Depardieu dans le rôle-titre. Faite par Jean-Claude Carrière et Jean-Paul Rappeneau, l'adaptation raccourcit par endroits le texte d'origine, tout en enrichissant le jeu de scène et les lieux de l'action, et en ajoutant de nombreuses scènes annexes, généralement muettes, qui ne figurent pas dans la pièce.

Le film et la prestation de Gérard Depardieu ont obtenu de nombreuses récompenses, notamment lors des Césars de l'année 1991 qui leur ont en majeure partie été attribués.

Paris, 1640. Dans un théâtre, un curieux personnage, dont l'esprit est aussi acéré que la rapière, provoque un duel au milieu d'une foule admirative. Cet homme, c'est le grand Cyrano (Gérard Depardieu) ; poète, fin bretteur, beau parleur, il ne craint ni le sang, ni les sots. Hélas, il est laid ; affublé d'un nez aux proportions peu communes, il désespère de pouvoir un jour séduire son amour de toujours, la belle Roxane (Anne Brochet), sa cousine. Mais celle-ci, pour son plus grand malheur, n'a d'yeux que pour le beau Christian de Neuvillette (Vincent Pérez), qui l'aime en cachette. Son seul défaut : il n'a pas d'esprit, et n'est pas doué pour s'adresser aux femmes. C'est pourquoi il demande à Cyrano de l'aider à conquérir la belle tant convoitée, ignorant les sentiments de ce dernier pour elle. Inspiré par ses paroles élégantes et, bien sûr, on ne peut plus sincères, Christian s'attire les faveurs de la tendre Roxane. Mais c'était sans compter le cruel comte de Guiche (Jacques Weber) qui, lui aussi, convoitait la belle, et la guerre contre les Espagnols qui éclate. Sous le commandement du comte, Cyrano et Christian sont tous deux mobilisés, en tant que cadets du Roy Louis XIII.

Assiégés, affamés, les cadets de Gascogne survivent tant bien que mal, retranchés dans une place forte dont ils ne peuvent sortir. Pourtant, Cyrano ayant réussi à faire passer des lettres (sous le nom de Christian) à Roxane, celle-ci arrive un jour au camp pour rejoindre son aimé. Christian, s'étant aperçu de l'amour que Cyrano lui portait, décide de lui avouer la vérité sur l'auteur des missives ; mais, blessé au cours d'une offensive, il meurt dans les bras de Roxane avant d'avoir pu lui révéler son secret. Cyrano, devant le malheur qui frappe sa cousine, décide de taire la vérité pour toujours.

Quatorze années plus tard, un Cyrano grisonnant visite sa cousine dans un couvent de Paris, dans lequel elle s'est retirée pour faire son deuil. Mais il est victime en chemin d'un attentat commandité par un de ses nombreux ennemis, et est gravement blessé à la tête. Dans un ultime élan, il se rend tout de même au couvent pour voir une dernière fois son amour, feignant de bien se porter. Là, il demande à Roxane l'ultime lettre de Christian, trouvée sur son corps, dont elle ignore qu'il en est le véritable auteur. Comme il la lit à voix haute, alors que la nuit est tombée, Roxane se rend compte que Cyrano en était l'auteur et comprend « toute la généreuse imposture ». Mais il est trop tard ; Cyrano se meurt. Dans une ultime révérence, c'est l'épée à la main que, titubant, il mouline puis s'effondre, comme il vécut : avec un valeureux panache.







LES NUITS FAUVES

Les Nuits fauves est un film autobiographique franco-italien réalisé par Cyril Collard, sorti en 1992.

1986. Jean a 30 ans, il est chef opérateur, reconnu, doué, curieux de tout. Mais il est séropositif et sait qu'il sera un jour exclu de cette vie qu'il traque avec avidité à travers sa caméra. Au cours d'un casting pour une publicité, il rencontre Laura, jeune, belle, vivante. Une passion naît entre eux. Mais Jean est bisexuel et a d'autres liaisons, dont la découverte bouleverse la jeune femme...
















lundi 4 avril 2016

SMOKING / NO SMOKING

Smoking / No Smoking est un film franco-italo-suisse en deux parties, exploitées séparément en salles, réalisé par Alain Resnais, sorti en 1993

Il s'agit de l'adaptation de la pièce Intimate Exchanges du dramaturge britannique Alan Ayckbourn, créée en 1982.

Le film obtient le prix Louis-Delluc en 1993 et le César du meilleur film en 1994


Synopsis
L'histoire présente une série de personnages dans un petit village du Yorkshire interprétés par deux comédiens (Sabine Azéma et Pierre Arditi) qui vont nous proposer plusieurs versions de leur vie.


Distribution[modifier | modifier le code]
Pierre Arditi : Toby Teasdale / Miles Coombes / Lionel Hepplewick / Joe Hepplewick
Sabine Azéma : Celia Teasdale / Sylvie Bell / Irene Pridworthy / Rowena Coombes / Josephine Hamilton
Peter Hudson : Le narrateur
Commentaires
À la fois exercice de style rigoureux dans sa construction et fantaisie, ces deux films réunis sont un exemple typique de « film multiple » de Resnais proposant dans chacun six fins différentes à un début commun. L'origine du titre réside dans le choix que fait un personnage au début de l'histoire : fumer une cigarette (dans Smoking) ou non (dans No Smoking).

Les décors sont volontairement non réalistes, pour rappeler l'origine théâtrale du scénario, et sont toujours situés à l'extérieur, mais tournés en studio. C'est une réflexion sur le destin, la place du hasard, mais aussi sur l'inutilité des regrets, à travers des personnages ordinaires, mais typés, du loufoque au sinistre, en passant par le raisonnable. Les 5 personnages féminins sont joués par Sabine Azéma et les 4 masculins par Pierre Arditi, les personnages secondaires sont évoqués, entendus même, mais jamais vus. Le maquillage et les accessoires sont d'autant plus appuyés que le personnage s'éloigne de la norme.