Niels Arestrup est un acteur français né à Montreuil le 8 février 1949.
Entre 2006 et 2014, il a obtenu trois fois le César du meilleur acteur dans un second rôle, pour De battre mon cœur s'est arrêté, Un prophète et Quai d'Orsay.
Issu d'une famille modeste, fils unique né d'un père danois arrivé en France durant la Seconde Guerre mondiale à la suite de l'invasion du Danemark par l'armée allemande, et d'une mère bretonne originaire de Lorient1, Niels Arestrup grandit en banlieue parisienne et s'inscrit après le lycée au cours de Tania Balachova. Il commence sa carrière au théâtre avant d'apparaître pour la première fois au cinéma dans Miss O'Gynie et les hommes fleurs de Samy Pavel en 1973 puis dans Stavisky d'Alain Resnais (1974). Le débutant se spécialise dans un cinéma d'auteur (seconds rôles dans Si c'était à refaire de Claude Lelouch) souvent confidentiel (Chantal Akerman, Jeanne Moreau, Frank Cassenti, l'Argentin Edgardo Cozarinsky, plus tard l'Italien Fabio Carpi...).
Sans jamais abandonner le théâtre, il construit une carrière atypique faite de seconds rôles et de personnages ambigus (La Dérobade de Daniel Duval, La Femme flic d'Yves Boisset), tourne dans des longs métrages suisses, et n'hésite pas à endosser des rôles de salauds (Les Loups entre eux de José Giovanni en 1985, La Rumba en 1986).
À la télévision il obtient rapidement des premiers rôles, notamment dans des adaptations littéraires (Arthur Schnitzler, Frank Wedekind, Maurice Maeterlinck), s'imposant en héros romantique de la mini-série historique Le Tourbillon des jours avec Yolande Folliot dès 1979. Plus tard il participe aussi à des adaptations d'Hubert Monteilhet, Michel Déon ou Madeleine Chapsal, cette dernière mise en scène par Édouard Molinaro, qui l'avait déjà dirigé dans deux adaptations de Stefan Zweig, dont La Ruelle au clair de lune (Niels Arestrup en partage la vedette avec Marthe Keller et Michel Piccoli). En 1984, il est la vedette de Lorfou, un épisode de la série Série noire qui lui permet de retrouver Daniel Duval. En 2006 il mène la brillante distribution de Le Rainbow Warrior et en 2000 il tient le rôle titre de Fernando Krapp m'a écrit cette lettre d'après Miguel de Unamuno au côté d'Emmanuelle Seigner.
Affichage des articles dont le libellé est 9.1 LETTRE A. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 9.1 LETTRE A. Afficher tous les articles
dimanche 5 juin 2016
samedi 4 juin 2016
ANNE ALVARO
Dany Barbara Odette Artero, dite Anne Alvaro (Oran, 29 octobre 1951 (64 ans) – ), est une actrice française de théâtre et de cinéma. Elle a souvent joué dans les spectacles mis en scène par Georges Lavaudant.
vendredi 3 juin 2016
RICHARD ANCONINA
Richard Anconina, né le 28 janvier 1953 à Paris, est un acteur français.
Richard Anconina est issu d'une famille juive du Maroc. Il quitte l'école après un CAP d'électrotechnicien.
Dès lors, il enchaîne les petits boulots jusqu'en 1977, date à laquelle il fait sa première apparition sur les écrans dans Comment se faire réformer. L'année suivante, il obtient un rôle dans le spectacle musical Notre-Dame de Paris, mis en scène par Robert Hossein. En 1983, il joue le rôle de Bensoussan dans Tchao Pantin, qui lui permet de recevoir l'année suivante le César du meilleur acteur dans un second rôle et celui du meilleur jeune espoir masculin. Il est à nouveau nommé aux Césars en 1989 pour sa prestation dans Itinéraire d'un enfant gâté de Claude Lelouch. En 1991, il joue dans Le Petit Criminel de Jacques Doillon, prix Louis-Delluc.
Malgré ces récompenses, il connaît plusieurs années de traversée du désert avant de renouer avec le succès en 1997 grâce à son rôle dans La Vérité si je mens !.
En 2002, il est membre du jury au festival du cinéma américain de Deauville. Le film Camping 2, sorti le 21 avril 2010, tourné dans la région d'Arcachon, et le téléfilm Panique !, diffusé le 13 mai 2010 sur TF1, marquent son retour au cinéma et à la télévision. Il est promu commandeur dans l'ordre des Arts et des Lettres le 23 juillet 2010.
jeudi 2 juin 2016
SABINE AZEMA
Sabine Azéma, née le 20 septembre 1949 à Paris, est une actrice et réalisatrice française de cinéma.
Fille d'un avocat, elle fait des études classiques. Après le baccalauréat, elle suit des cours de théâtre donnés par Jean Périmony, puis, à vingt ans, entre au Conservatoire, suivant les cours d'Antoine Vitez. Elle est également élève au cours Florent.
Distinguée au théâtre dans des rôles de jeune première espiègle, elle rencontre Claude Sainval, directeur de la Comédie des Champs-Élysées, qui lui confie son premier grand rôle dans La Valse des toréadors (1974), où elle interprète la fille du personnage joué par Louis de Funès, devant Jean Anouilh, l'auteur de la pièce. Grâce à ce rôle, les propositions deviennent plus nombreuses et elle fait ses débuts à la télévision en 1975, puis au cinéma en 1976 dans une comédie de Georges Lautner : On aura tout vu, aux côtés de Pierre Richard et Jean-Pierre Marielle.
Après une interprétation remarquée dans la Dentellière (1977) et quelques autres petits rôles, elle rencontre Alain Resnais qui va donner un tournant décisif à sa carrière. Il va lui confier un nombre exceptionnel de personnages à interpréter au long d'une collaboration qui s'étend sur plus de deux décennies : institutrice au tempérament passionné dans La vie est un roman en 1983 ; héroïne tragique dans le sombre L'Amour à mort en 1984 puis dans Mélo en 1987 ; six personnages très différents, du plus cultivé au plus fruste, du rire aux larmes, pour autant de compositions très accomplies, dans Smoking / No Smoking en 1993 ; la vive et énergique Odile dans le multi-césarisé On connaît la chanson en 1997 ; chantante, dans le film-opérette Pas sur la bouche en 2003 ; tantôt vertueuse tantôt vicieuse dans Cœurs en 2006 ; dentiste harcelée puis harceleuse dans Les Herbes folles en 2009.
C'est néanmoins Bertrand Tavernier qui la révèle au grand public en lui offrant le rôle d'Irène, fille aimante, extravertie mais absente, dans Un dimanche à la campagne en 1984. Ce rôle lui vaut le César de la meilleure actrice (obtenu une nouvelle fois, deux ans plus tard, pour son interprétation de femme adultère et suicidaire dans Mélo de Resnais). En 1989, Tavernier lui offre à nouveau un rôle majeur dans La Vie et rien d'autre.
Symbole, à côté de sa collaboration avec Alain Resnais, d'une certaine cinéphilie, Sabine Azéma s'est aussi exprimée dans des films plus populaires où son sens de la comédie fait merveille : Le bonheur est dans le pré et Tanguy d'Étienne Chatiliez, Vanille fraise et Le Schpountz de Gérard Oury ou encore Le Voyage aux Pyrénées des frères Larrieu.
Vie privée
En premières noces, Sabine Azéma a épousé Michel Lengliney, auteur de théâtre, en 1973.
Amie du photographe Robert Doisneau (1912-1994), elle lui a consacré un film-hommage en 1992.
Elle épouse le réalisateur Alain Resnais en 1998, celui-ci décède le 1er mars 2014.
dimanche 24 avril 2016
ANEMONE
Anne Bourguignon, dite Anémone, est une actrice et scénariste française, née le 9 août 1950 à Paris.
En 1988, Anémone a obtenu le César de la meilleure actrice pour Le Grand Chemin.
Née dans la grande bourgeoisie parisienne, Anémone est mariée et mère de deux enfants : Jacob, né en 1979, et Lili, née en 1983. Elle a passé son enfance au château Mauras, propriété familiale à Bommes, en Gironde. Son père est le psychiatre André Bourguignon et son frère cadet l'agronome Claude Bourguignon. Militante comme son frère pour un retour à une société plus éthique et écologique, elle a choisi de vivre à la campagne dans un tout petit village du Poitou, dans les environs de Lezay.
Elle a débuté au café-théâtre, avec la troupe du Splendid. Elle tient son pseudonyme du premier film dans lequel elle a tourné, Anémone de Philippe Garrel (qui est donc le seul film pour lequel elle ait gardé son vrai nom au générique).
C'est Coluche qui lui offre son premier grand rôle au cinéma dans Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine en 1977. En 1979, elle crée sur scène la pièce écrite par la troupe du Splendid, Le père Noël est une ordure. Son rôle de Thérèse obtient un grand succès auprès du public. Succès grandissant quand la pièce est adaptée au cinéma par Jean-Marie Poiré. Ce film deviendra fameux, tout comme son interprétation ; mais Anémone dit aujourd'hui toucher très peu de droits lors des multiples rediffusions de ce film, et avoir été spoliée à ce sujet par Gérard Jugnot et Josiane Balasko.
Dans les années 1980, c'est une actrice très populaire, qui tient la vedette de nombreuses comédies : Ma femme s'appelle reviens, Les Babas-cool, Le Mariage du siècle... Michel Deville, puis Jean-Loup Hubert lui offrent des rôles plus sérieux à partir de 1985. Contre-emplois réussis, puisqu'elle remporte le César de la meilleure actrice pour Le Grand Chemin en 1987. Plus discrète dans les années 1990, elle travaille avec Tonie Marshall, Romain Goupil ou Christine Pascal, dans le remarqué Le petit prince a dit. En 1996, elle joue dans l'adaptation de la BD Les Bidochon, film qui sera un cuisant échec. Elle se tourne alors vers le théâtre.
En 1988, Anémone a obtenu le César de la meilleure actrice pour Le Grand Chemin.
Née dans la grande bourgeoisie parisienne, Anémone est mariée et mère de deux enfants : Jacob, né en 1979, et Lili, née en 1983. Elle a passé son enfance au château Mauras, propriété familiale à Bommes, en Gironde. Son père est le psychiatre André Bourguignon et son frère cadet l'agronome Claude Bourguignon. Militante comme son frère pour un retour à une société plus éthique et écologique, elle a choisi de vivre à la campagne dans un tout petit village du Poitou, dans les environs de Lezay.
Elle a débuté au café-théâtre, avec la troupe du Splendid. Elle tient son pseudonyme du premier film dans lequel elle a tourné, Anémone de Philippe Garrel (qui est donc le seul film pour lequel elle ait gardé son vrai nom au générique).
C'est Coluche qui lui offre son premier grand rôle au cinéma dans Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine en 1977. En 1979, elle crée sur scène la pièce écrite par la troupe du Splendid, Le père Noël est une ordure. Son rôle de Thérèse obtient un grand succès auprès du public. Succès grandissant quand la pièce est adaptée au cinéma par Jean-Marie Poiré. Ce film deviendra fameux, tout comme son interprétation ; mais Anémone dit aujourd'hui toucher très peu de droits lors des multiples rediffusions de ce film, et avoir été spoliée à ce sujet par Gérard Jugnot et Josiane Balasko.
Dans les années 1980, c'est une actrice très populaire, qui tient la vedette de nombreuses comédies : Ma femme s'appelle reviens, Les Babas-cool, Le Mariage du siècle... Michel Deville, puis Jean-Loup Hubert lui offrent des rôles plus sérieux à partir de 1985. Contre-emplois réussis, puisqu'elle remporte le César de la meilleure actrice pour Le Grand Chemin en 1987. Plus discrète dans les années 1990, elle travaille avec Tonie Marshall, Romain Goupil ou Christine Pascal, dans le remarqué Le petit prince a dit. En 1996, elle joue dans l'adaptation de la BD Les Bidochon, film qui sera un cuisant échec. Elle se tourne alors vers le théâtre.
JEAN-JACQUES ANNAUD
Jean-Jacques Annaud, né le 1er octobre 1943 à Juvisy-sur-Orge (Essonne), est un réalisateur et scénariste français.
Jean-Jacques Annaud, fils d’un cheminot de la banlieue parisienne et d'une mère secrétaire de direction, est issu d’un milieu modeste. Son héros est Jean Renoir qui poussait à comprendre les raisons de l’autre. Il fait des études de lettres et de grec ancien. Après avoir suivi l’enseignement de l’École Louis-Lumière, puis de l’IDHEC, il fait ses armes en réalisant un grand nombre de films publicitaires pour le producteur Tony Blum. Il obtient en 1973 la Palme d'Or du Festival de Cannes des Films Publicitaires pour un court métrage à gros budget, Crackers Belin. Il obtient l’oscar du meilleur film étranger en 1976 pour son premier film, la Victoire en chantant (ressorti en 1977 sous le titre Noirs et Blancs en couleur). Jean-Jacques Annaud est alors sollicité pour réaliser Coup de tête, écrit par Francis Veber et interprété par Patrick Dewaere.
Il s'attaque ensuite à des projets coûteux et ambitieux tels que La Guerre du feu (1981) ou bien encore L'Ours (1988), deux films pour lesquels il reçoit le césar du meilleur réalisateur, et montre un savoir-faire de technicien solide quand il adapte Le Nom de la rose d’Umberto Eco en 1986 ou L'Amant de Marguerite Duras en 1992.
Bien que souffrant souvent d’une mauvaise presse, il est réputé pour être perfectionniste et un technicien hors pair, s’attachant à superviser lui-même chaque étape de la fabrication de ses films (et de leur portage sur DVD).
Ses films ont toujours été bien accueillis par le public, à la notable exception de Sa Majesté Minor (2007) et de Or Noir (2011), « deux catastrophes commerciales consécutives... radicales » selon le magazine VSD.
Cet amateur de nature aime les religions animistes et païennes qui font voir que nous sommes issus de la même souche, et se définit comme anticolonialiste. Sauf Coup de tête, ses films renvoient au passé. Il aime visiter des lieux qu’on ne verrait pas ailleurs qu’au cinéma. Il aimerait tourner un film de science-fiction, mais n’a pas encore trouvé le bon sujet.
Henri Verneuil, lui-même grand réalisateur populaire, disait en 1995 qu’on ne parlait guère des grands réalisateurs que sont Jean-Jacques Annaud et Luc Besson.
En 2005 il est président du jury du 5e Festival international du film de Marrakech.
Le 21 novembre 2007, Jean-Jacques Annaud est élu à l’Académie des beaux-arts au fauteuil de Gérard Oury (1919-2006), dont il prononce l'éloge lors de sa réception sous la Coupole, le 28 mars 2012.
En 2012, il est président du jury du 16e Festival international du film de Shanghai, avec notamment l'actrice Heather Graham dans le jury.
En 2015, sort Le Dernier Loup, adapté du roman Le Totem du loup de Jiang Rong. La même année il préside le jury du 37e Festival international du film de Moscou.
lundi 4 avril 2016
PIERRE ARDITI
Pierre Arditi est un comédien français, né le 1er décembre 1944 dans le 6e arrondissement de Paris.
Son père est le peintre Georges Arditi et sa mère est de nationalité belge. Étant né avant 1967, il est, avec Jacques Higelin, un cas célèbre de non-transmission de la nationalité belge selon ce cas de figure. Il est par ailleurs le frère de la comédienne Catherine Arditi.
Son père et son parrain Georges Canetti sont issus d'une famille juive séfarade tandis que sa mère est catholique. Bien que baptisé, il se déclare juif athée.
Son père peintre est en plus décorateur de théâtre et l'emmène très tôt voir les comédiens sur les planches. C'est sa sœur Catherine, inscrite au cours d'art dramatique de Tania Balachova, qui l'encourage à embrasser la carrière de comédien pour laquelle, au départ, il ne se sent pas particulièrement destiné. Après avoir effectué son service militaire en Allemagne, il débute au théâtre du Cothurne dirigé par Marcel Maréchal, à Lyon en 1965, en même temps que sa sœur Catherine, dans L'Opéra du Monde, une pièce de Jacques Audiberti mise en scène par Marcel Maréchal, avant de s'imposer, au fil des ans, comme une des valeurs sûres de la scène française.
D'après Catherine Ribeiro, Pierre Arditi a été membre de l'OCI (Organisation communiste internationaliste) dans les années 1980. Au début des années 1980, il enregistre des spots radio de soutien au Parti socialiste.
Après avoir été le compagnon de la comédienne Florence Giorgetti avec qui il a eu un fils, Frédéric Arditi (19 juin 1969), peintre comme son grand-père, il devient celui de l'actrice Évelyne Bouix, qu'il a épousée le 31 mai 2010, après plus de 25 ans de vie commune.
Au cinéma, il est, tout comme Sabine Azéma et André Dussollier, un interprète fétiche du réalisateur Alain Resnais (qui lui vaut notamment le César du meilleur acteur en 1994 pour les nombreux rôles qu'il interprète dans les films Smoking et No smoking) depuis Mon oncle d'Amérique en 19793.
À la télévision, le 3 novembre 2007, il interprète en direct la pièce de Sacha Guitry Faisons un rêve, sur la scène du théâtre Édouard VII, aux côtés de Michèle Laroque et François Berléand dans une mise en scène de Bernard Murat. Il réitère l'expérience le 3 mai 2008 en interprétant Tailleur pour dames de Georges Feydeau en direct sur France 2, avec notamment Emmanuelle Devos, Laurent Gamelon, François Berléand, Laurent Spielvogel, Marthe Villalonga, Chloé Lambert et Marie-Anne Chazel et à nouveau le 2 mai 2009 dans L'Éloignement de Loleh Bellon avec Carole Bouquet.
En janvier 2011, il crée La Vérité de Florian Zeller au théâtre Montparnasse, qui connait un très grand succès. En septembre 2015, il crée Le Mensonge, du même auteur.
Il présente sur France 2 le 11 janvier 2011, avec Daniel Cohen et Erik Orsenna, Fric, krach et gueule de bois : le roman de la crise un magazine didactique résumant l'histoire économique depuis les années 1970.
Il soutient ATD Quart Monde et lui a prêté sa voix pour un spot publicitaire au profit de la première campagne d'appel aux dons en 2012.
Passionné de vin, il est chroniqueur régulier de la revue Terre de vins.
dimanche 3 avril 2016
ISABELLE ADJANI
Isabelle Adjani, née le 27 juin 1955 dans le 17e arrondissement de Paris, est une comédienne française, cinq fois lauréate du César de la meilleure actrice.Elle débute à 14 ans au théâtre, puis entre à 17 ans à la Comédie-Française et devient célèbre au milieu des années 1970 grâce au cinéma. Elle y interprète fréquemment des personnages névrosés, fragiles, mystérieux, perturbés, déments ou psychologiquement instables.
Isabelle Adjani est reconnue pour l'intensité dramatique de ses compositions, la dévotion totale qu'elle accorde à son jeu et l'empathie extrême qu'elle revendique pour chacun de ses personnages.
Isabelle Yasmina Adjani naît le 27 juin 1955 dans le 17e arrondissement de Paris, d'un père français, Mohammed Chérif Adjani, né à Constantine (Algérie), mort en 1983, soldat dans l'armée française durant la Seconde Guerre mondiale, et d'une mère allemande, d'origine bavaroise, Emma Augusta Schweinberger, surnommée Gusti, décédée en février 2007. Dans une interview donnée en 1985, Isabelle Adjani explique pourquoi sa mère avait l'habitude de dire que son mari était d'origine turque : elle avait honte de ses origines algériennes. Elle lui demanda également de changer son prénom Mohammed en Chérif car cela faisait plus « américain ».
Elle grandit à Gennevilliers, au nord-ouest de Paris, avec son frère cadet Éric Hakim (qui deviendra plus tard photographe), va au collège Paul-Lapie à Courbevoie et poursuit ses études secondaires à Reims, au lycée Jean-Jaurès. Elle obtient un premier rôle à 14 ans dans un film pour enfants, Le Petit Bougnat, puis joue à seize ans dans Faustine et le bel été avec les jeunes premiers Muriel Catala, Francis Huster, Jacques Spiesser, Jacques Weber, Nathalie Baye et, le temps d'une scène, Isabelle Huppert.
Elle entre à la Comédie-Française le 1er décembre 1972 ; grâce à la télévision puis au cinéma, elle accède rapidement au vedettariat.
En 1996, Adjani quitte la capitale française et s'établit en Suisse, à Genève. Elle déclarera : « lorsqu'on a la possibilité d'offrir à ses enfants une meilleure qualité de vie, il ne faut plus hésiter ». Elle reviendra en France présider le jury du 50e Festival de Cannes en 1997.
Elle a deux fils : le premier du chef opérateur et réalisateur Bruno Nuytten, Barnabé Saïd, né en avril 1979 et le second de l'acteur Daniel Day-Lewis, Gabriel-Kane, né le 9 avril 1995.
En novembre 2009, elle met douloureusement fin à une aventure sentimentale de cinq années avec le docteur Stéphane Delajoux et à sa participation au projet de site internet médical de celui-ci.
Le jour de Noël 2010, son frère, Éric Hakim, meurt subitement d'une crise cardiaque. Il avait cinquante-trois ans.
JEAN-HUGUES ANGLADE
Jean-Hugues Anglade, né le 29 juillet 1955 à Thouars dans les Deux-Sèvres, est un acteur, scénariste et réalisateur français.
Jean-Hugues Anglade naît à Thouars d'un père vétérinaire et d'une mère assistante sociale.
Il entre au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris, où il suit les cours d'Antoine Vitez. Cela lui permet, notamment, de faire une première apparition à la télévision en 1980 dans une adaptation par Michel Favart de La Peau de chagrin d'Honoré de Balzac.
Carrière
Jean-Hugues Anglade est révélé au cinéma par Patrice Chéreau dans L'Homme blessé (1982)1. Puis il est dirigé par Luc Besson dans Subway, et par Jean-Jacques Beineix dans 37°2 le matin, film nommé à l'Oscar du Meilleur film étranger. Ces deux films le révèlent internationalement. Il retrouve Luc Besson pour Nikita, puis tourne avec Alain Corneau (Nocturne indien et Michel Deville (Nuit d'été en ville)).
Il s'essaie à la comédie avec Les Marmottes, tourne aux États-Unis Killing Zoe et fait une prestation remarquée dans La Reine Margot de Patrice Chéreau, rôle pour lequel il est récompensé par le César du meilleur acteur dans un second rôle en 1995.
En 1996, il passe à la réalisation, sans grand succès, avec Tonka, où il dirige sa compagne Pamela Soo. Il connaît ensuite une traversée du désert professionnelle. Il interprète quelques seconds rôles, et retrouve Jean-Jacques Beineix dans Mortel transfert, qui s'avère un échec commercial.
Il tourne de nouveau à l'étranger en 1997 sous la direction de Ringo Lam dans Risque maximum aux côtés de Jean-Claude Van Damme, puis en 2004 dans Taking lives, destins violés sous la direction de D. J. Caruso aux côtés d'Angelina Jolie, Ethan Hawke et Kiefer Sutherland.
Il faut attendre 2009 pour qu'il redevienne un acteur de premier plan, à la télévision, dans les séries Sous les vents de Neptune sur France 22 et Braquo sur Canal+3. Cette année marque ses retrouvailles avec Patrice Chéreau, dans Persécution4.
Vie privée
Jean-Hugues Anglade est le père de deux garçons, nés en 2001 et 2002, issus de son union avec Mali Lecomte.
En 2001, dans l'émission Tout le monde en parle présentée par Thierry Ardisson, il révèle de façon assez inattendue avoir été violé à l'âge de 13 ans par un pédophile, à la suite d'une plaisanterie de Laurent Baffie, coprésentateur de l'émission.
Inscription à :
Articles (Atom)


























































