Le thème principal de son œuvre est l'exil, le déplacement. Il peint l'Afrique avec des touches autobiographiques. En 2015, il devient le premier cinéaste africain à obtenir le César du meilleur réalisateur pour Timbuktu.
Peu de temps après sa naissance, sa famille émigre au Mali, où il suit une partie de ses études primaires et secondaires. Après un court retour en 1980 en Mauritanie, il part en Union Soviétique, à Moscou, où il étudie le cinéma au VGIK (Institut fédéral d'État du Cinéma) de 1983 à 1989.
Au début des années 1990, Abderrahmane Sissako s'installe en France. En 1994, Il obtient, lors du 4e Festival du cinéma africain de Milan, le Prix du meilleur court métrage pour son film Octobre. En 1999, lors de la 9e édition de ce même festival, il reçoit le Prix du meilleur long métrage pour La Vie sur terre, tourné l'année précédente.
Abderrahmane Sissako est, avec Ousmane Sembène, Souleymane Cissé, Idrissa Ouedraogo ou Djibril Diop Mambety, l'un des rares cinéastes d'Afrique Noire à avoir obtenu une notoriété internationale.
Il est également conseiller culturel pour le chef d'état mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz1.
Abderrahmane Sissako est aussi président de la Ciné Fabrique, une école de cinéma et de multimédia basée sur Lyon.
Festivals[
Il est président du jury du festival Premiers Plans d'Angers en janvier 2007.
Membre du jury des longs-métrages au Festival de Cannes 2007.
Président du concours d'entrée à la Fémis en 2008.
Membre du jury du Festival international du film de Moscou 2014.
Président de la section Cinecole au Festival international du film de Marrakech 2014.
Président du jury de la section Cinéfondation et courts-métrages au Festival de Cannes 2015.
Filmographie
1989 : Le Jeu (35mm, 23 minutes), travail de fin d'études. Situé dans le désert mauritanien et tourné au Turkménistan.
1993 : Octobre (35mm, 37 minutes), tourné dans la banlieue de Moscou. (Prix Un Certain Regard au Festival de Cannes, Prix du meilleur court métrage au 3e Festival du cinéma africain de Milan).
1995 : Le chameau et les bâtons flottants (vidéo, 6 minutes) d'après Jean de La Fontaine. Adaptation tournée en Mauritanie.
1996 : Sabriya (vidéo, 26 minutes), dans la collection initiée par Arte, African Dreaming. L'action est située en Tunisie.
1997 : Rostov-Luanda (vidéo, documentaire de 59 minutes. Dans le cadre de Documenta X Kassel). Sur un ancien guérillero de la guerre pour la libération de l'Angola, qu'Abderrahmane Sissako avait rencontré seize ans plus tôt, à Moscou. (Prix de la meilleure vidéo au 8e Festival du cinéma africain de Milan)
1998 : La Vie sur terre (35mm, 67 minutes) (Prix du meilleur long métrage au 9e Festival du cinéma africain de Milan et Mention spéciale du jury au 16e FESPACO en 1999), tourné au Mali dans le village de son père.
2002 : En attendant le bonheur (Heremakono) (35mm, 90 minutes) (Grand prix-Étalon de Yenenga au 18e FESPACO en 2003), inspiré au cinéaste par son bref retour en Mauritanie en 1980.
2006 : Bamako, Grand prix du Public des Rencontres du Festival Paris Cinéma, Prix du Film du Conseil de l'Europe (2007), chanson du film interprétée par Oumou Sangaré
2014 : Timbuktu (ou Chagrin des oiseaux) Sélection officielle Festival de Cannes 2014.









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