jeudi 7 avril 2016

PHILIPPE NOIRET



Philippe Noiret est un acteur français, né le 1er octobre 1930 à Lille et mort le 23 novembre 2006 à Paris.

Considéré comme l'un des grands acteurs du cinéma français, il reçu deux César du meilleur acteur : en 1976 pour Le Vieux fusil et en 1990 pour La Vie et rien d'autre.

Philippe Noiret naît dans une famille de la petite bourgeoisie provinciale. Son père, Pierre Georges Noiret, descendant d'une vieille souche picarde, est vendeur de faux-cols dans une grande maison de confection, les Établissements Sigrand1. Son père est passionné de littérature, de textes d'auteurs et de poésie. Sa mère d'origine belge, Lucy Clémence Ghislaine Heirman, est une femme au foyer qui lui donne une éducation catholique.

Après de multiples déplacements (Lille, Boulogne-sur-Mer, Berck, Lyon ou le Maroc entre 1936 et 1938), Philippe Noiret passe son enfance à Toulouse en Midi-Pyrénées, région à laquelle il reste très attaché. Il possède non loin de là une maison traditionnelle familiale, où il se ressource régulièrement lorsqu'il ne travaille pas et où il cultive sa passion de l'élevage de chevaux (à Montréal dans l’Aude, à vingt kilomètres à l'ouest de Carcassonne). C'est d'ailleurs dans les environs de sa propriété que l'ultime scène du film La Vie et rien d'autre de Bertrand Tavernier a été tournée, scène dans laquelle son personnage se promène à travers la campagne.

Il étudie au lycée Janson-de-Sailly dans le 16e arrondissement de Paris, d'où il est exclu, puis, en septembre 1945, au collège de Juilly en Seine-et-Marne. Vivant mal son état de cancre, il chante à la chorale de la Cigale, filiale des Petits Chanteurs à la Croix de Bois, avec laquelle il se produira à la Basilique Saint-Pierre de Rome à Pâques en 1949. Il enregistre aussi un disque comme chanteur sous la direction de François Vercken.

Au pensionnat, il est complexé par ses camarades qui ont une ascendance aristocratique, aussi obtient-il la permission familiale d'arborer les armoiries d'un ancêtre que lui fabrique un héraldiste, ses parents vendant leurs alliances pour lui payer une chevalière portant discrètement son blason. C'est également au collège de Juilly que l'un de ses professeurs, père oratorien, lui révèle sa vocation de comédien. Afin de tester ses aptitudes, le Père Bouyer lui propose de mettre en scène des pièces de théâtre, invitant Julien Green et Marcel Jouhandeau aux représentations. Ces deux derniers écrivains confirment le potentiel de Philippe Noiret pour le métier de comédien3.

En 1949, après avoir échoué trois fois au baccalauréat, il abandonne définitivement ses études et s'inscrit aux cours d'art dramatique de Roger Blin à Paris, à l'association de l'Éducation par le jeu dramatique (EPJD), fondée par Jean-Marie Conty. Puis il se forme au Centre dramatique de l'Ouest, où il rencontre Jean-Pierre Darras.











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