Lors de la 22e cérémonie des César, le film reçoit quatre César, dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur. Il fut également nommé à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.
Synopsis[
Grégoire Ponceludon de Malavoy (Charles Berling), jeune aristocrate désargenté et candide, arrive à la cour de Louis XVI à Versailles afin d'obtenir les moyens d'assécher les marais de la Dombes. Il participe à cette vie où l'honneur et les mots d'esprit sont le centre d'une effervescence raffinée et décadente.
Au cours du film, le baron de Malavoy aura en effet l'occasion de faire de l'esprit avec une vivacité sans égale. La plupart des gentils hommes de Province, comme lui soucieux de leurs terres, subissent à la veille de la Révolution française, la lourdeur bureaucratique de l'État français, mais le baron se fraie un chemin au sein de la Cour bon gré mal gré.
Le marquis de Bellegarde (Jean Rochefort) finit par lui prêter main-forte, en lui donnant le gîte et en l'introduisant à la Cour où Grégoire fait mesure d'un talent que redoutent les courtisans déjà installés. En conséquence, des intrigues se nouent entre un favori éphémère du roi, l'abbé de Vilecourt (Bernard Giraudeau), sa maîtresse, Madame de Blayac (Fanny Ardant), Grégoire et la fille du marquis de Bellegarde, Mathilde (Judith Godrèche).
Grégoire essuie de nombreuses intrigues avant de pouvoir atteindre le Roi en séance privée. Alors que le rendez-vous était fixé, Grégoire tue au cours d'un duel un officier du Roi puis refuse l'amour de Madame de Blayac ; le Roi refuse alors de recevoir « pour le moment » un homme qui a tué l'un de ses officiers.
Grégoire, invité à une réception où on le fait trébucher (croc-en-jambe) au cours d'une danse de manière à le ridiculiser - rappelons que la peur du ridicule est terrible dans ce milieu -, quitte Versailles après avoir prononcé une diatribe saignante dans laquelle il dénonce l'absurdité et le « ridicule » du combat de courtisans, pouvant faire plonger les humiliés dans la misère la plus sombre.
En 1794, pendant la période révolutionnaire, le marquis de Bellegarde alors réfugié en Grande-Bretagne, semble cependant nostalgique de cette période, et le décor final montre parfaitement son état d'esprit (un ciel anglais recouvert de nuages, un paysage mélancolique...).
Toujours fidèle à sa volonté d'assainir les terres de Dombes, le citoyen Grégoire Ponceludon obtient du gouvernement révolutionnaire, en sa récente qualité d'ingénieur hydrographe du Génie civil, de réaliser cette importante entreprise aux côtés de Mathilde, devenue son épouse entre-temps.
Distribution
Charles Berling : le baron Grégoire Ponceludon de Malavoy
Jean Rochefort : le marquis de Bellegarde
Fanny Ardant : la comtesse de Blayac
Judith Godrèche : Mathilde de Bellegarde
Bernard Giraudeau : l'abbé de Villecourt
Bruno Zanardi : Paul
Bernard Dhéran : le comte de Montalieri
Albert Delpy : le baron de Guéret
Carlo Brandt : le chevalier de Milletail
Urbain Cancelier : Louis XVI
Jacques Mathou : l'Abbé de l'Epée
Maurice Chevit : le notaire
Philippe du Janerand : Monsieur Chérin, le généalogiste
Philippe Magnan : le baron de Malenval
José Fumanal : le Colonel de Chevernoy
Lucien Pascal : le comte de Blayac
Marie Pillet : Charlotte, la gouvernante
Laurent Valo : Simon, l'élève sourd
Fabrice Eberhard : Chevalier de St. Tronchain
Antonin Lebas-Joly : Léonard

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